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Asteroid Oumuamua
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OUMUAMUA : le premier Astéroïde Interstellaire serait-il une Comète ?

Découvert le 17 octobre 2017, Oumuamua (1U/2017 U1) avait fait la une des médias scientifiques puisqu’il fut le tout premier corps céleste étranger provenant d’une autre étoile, de passage dans notre système solaire. Initialement nommé en tant que comète (C/2017 U1), les scientifiques avaient rectifié sa dénomination le 26 octobre 2017 pour le considérer comme un astéroïde puisqu’aucune éjection de poussières caractéristique n’apparaissait sur les images. Une récente étude vient d’être publiée et pourrait bien défendre l’idée qu’Oumuamua soit finalement une comète !

Des éjections de gaz et de poussières

Le 27 juin 2018, un article officiel est paru dans la célèbre revue scientifique « Nature » expliquant que l’astéroïde libérerait de petites quantités de gaz, suffisantes pour agir comme des propulseurs pouvant modifier son mouvement, sa vitesse et sa rotation. Un tel phénomène est principalement rencontré sur des comètes.

La distinction entre comètes et astéroïdes repose uniquement sur l’activité et la production de poussières ou de gaz. Un astéroïde est majoritairement composé de roches et n’émet aucun dégazage donnant lieu à une chevelure caractéristique des comètes.

Cette découverte intrigante rassemblant des scientifiques internationaux est le résultat d’observations menées à l’aide des télescopes les plus puissants de la planète : le télescope spatial Hubble, les télescopes terrestres Canada-France-Hawaii, Gemini Sud et le Very Large Telescope (VLT) au Chili.

Pour parvenir à cette conclusion, les astronomes ont dans un premier temps essayé d’anticiper la trajectoire de l’astéroïde en calculant les effets d’attractions gravitationnelles causés par le soleil et les planètes de notre Système Solaire. Étonnamment, ils ont remarqué que la position théorique d’Oumuamua possède un écart de 40 000 kilomètres ainsi qu’une vitesse beaucoup plus faible par rapport à ce que montrent les observations.

C’est donc en étudiant avec grande précision l’évolution de la position d’ Oumuamua, que cette équipe, dont le principal contributeur est Marco Micheli (Agence Spatiale Européenne), a pu constaté qu’une caractéristique intrinsèque de l’astéroïde aurait causé cette augmentation de vitesse et déviation de trajectoire. Aucun soupçon n’était porté sur cette force interne puisqu’aucune traînée de matière n’a été détectée sur les images. Bien que ténus, ces jets de gaz et de poussières auraient été suffisants pour servir de propulseurs naturels sur l’astéroïde. En règle générale, de tels phénomènes sont observés sur des comètes avec une plus grande intensité.

Actuellement, puisqu’Oumuamua est le premier objet interstellaire de ce type à pénétrer dans le système solaire, se prononcer sur sa nature définitive reste encore délicate. L’article scientifique officiel ne s’engage pas avec certitude sur la nature cométaire de Oumuamua, bien qu’il présenterait les caractéristiques d’une activité similaire à celle d’une comète. Les astronomes espèrent donc découvrir d’autres corps célestes semblables afin de confronter les résultats et de déduire si Oumuamua serait plutôt une comète qu’un astéroïde.

Un astéroïde qui a toujours retenu l’attention des astronomes

Oumuamua est un objet fascinant, qui n’a pas livré tous ses secrets. Au moment de sa découverte, les astronomes avaient déjà mesuré sa trajectoire extrêmement étirée qui n’avait jamais été rencontrée auparavant pour un objet situé dans le système solaire. Cette caractéristique appelée excentricité a une valeur égale à 1.19, signifiant que le mouvement d’Oumuamua est fortement elliptique, alors que la plupart des comètes ou astéroïdes présentent une excentricité autour de 0.2-0.7 dont l’orbite est assimilable à un cercle. C’est en raison de cet allongement de trajectoire que les scientifiques avaient déduit qu’Oumuamua provenait d’un autre système planétaire, en direction de la constellation de la Lyre.

Nuages Noctiluques par Adrien Mauduit
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Nuages Noctiluques : un phénomène rare à observer cet été !

Les nuages noctiluques (ou noctulescents) sont sans doute les nuages les plus rares et mystérieux que l’on puisse observer sur Terre. A tel point que leur rareté dépasse celle des aurores boréales ! Mais contrairement à ces lueurs polaires, les nuages noctulescents peuvent être observés au Nord de la France comme au Sud !

Quelle est leur origine ? Comment peut-on les observer ? Comment les photographier ? Nous répondrons à toutes ces questions dans ce guide des nuages noctiluques, car la saison 2018 s’annonce surprenante !

Des nuages bleutés aux structures exotiques

Quel magnifique spectacle que d’observer ces nuages, encore méconnus du grand public aujourd’hui. D’une couleur bleue phosphorescente et évoluant dans le ciel crépusculaire comme des vagues , les nuages noctiluques apparaissent chaque année uniquement autour du solstice d’été. Filaments, ondulations, spirales, voiles… sont les formes aléatoires et uniques que peuvent prendre de tels nuages.

Les nuages noctiluques sont reconnaissables par leur ondulations blanches et bleutées caractéristiques. Photo prise par Adrien Mauduit.

Il n’est pas surprenant de constater que le nom original extrait de l’anglais « Noctilucent Clouds (NLC) » signifie « Night Shining Clouds« , c’est-à-dire Nuages nocturnes lumineux. Comme nous le verrons plus tard, les noctiluques n’émettent pas de lumière mais la réfléchissent.

Remarque : Il existe un grand nombre de synonymes pour désigner ces nuages : nuages noctiluques, nuages noctulescents, nuages polaires ou encore nuages mésosphèriques !

Bien qu’ils aient la dénomination de nuages, les noctiluques ne sont pas à confondre avec les nuages au sens commun du terme. Les fameux cumulus, stratus, cumulonimbus, cirrus…etc font partie de la couche de l’atmosphère appelée Troposphère, qui s’élève jusqu’à 20 kilomètres d’altitude environ. Les NLC eux, ne se produisent qu’à une seule altitude bien précise et bien plus élevée : vers 83 kilomètres au-dessus de la Terre, dans la mésosphère, où la température atteint les -100°C. De quoi donner le vertige !

D’ailleurs, c’est dans cette même couche de l’atmosphère que brûlent les météorides lorsqu’ils traversent notre atmosphère, produisant le phénomène que nous connaissons tous sous le nom d’étoiles filantes.

 

Des nuages formés par les étoiles filantes ?

En effet, l’origine des nuages noctulescents est à la fois atmosphérique et astronomique.

Tout d’abord, pour permettre la formation de n’importe quel nuage, il est nécessaire que des molécules d’eau soient initialement présentes dans l’atmosphère. Cependant, à plus de 80 kilomètres d’altitude, la température est telle que la présence d’eau liquide ou de vapeur d’eau est impossible. C’est pourquoi la seule manifestation d’eau de la mésosphère proviendrait de réactions chimiques avec du CO2. L’origine précise reste encore non élucidée, et la production de cristaux de glaces formés par évaporation des pôles et plus particulièrement du pôle nord reste encore à l’état d’hypothèse.

Toujours est-il que pour que ces cristaux de glace puissent se former, il est nécessaire que d’autres molécules soient présentes pour servir de fixateurs (air, poussières…). C’est ici que les étoiles filantes entrent en scène !

Les scientifiques ont récemment découvert que les cristaux de glaces se trouvant dans la mésosphère étaient composés de fines particules libérées lors de l’ionisation des étoiles filantes, formant les nuages noctiluques. La taille de ces particules d’origine interstellaire ne dépasse pas 10 nanomètres de diamètre, soit 0.000010 millimètres !

Ces étranges nuages sont donc extrêmement minces, comparables à de la fumée de cigarette ! Une question subsiste alors : comment trahissent-ils leur présence ?

 

Pourquoi sont-ils visibles ?

Les nuages noctiluques sont situés à 80 km d’altitude contre une vingtaine pour les nuages standards. Cette photo aérienne extraordinaire a été prise par Adrien Mauduit lors d’un vol passant près du cercle polaire.

Uniquement présents au-dessus du pôle Nord (ou Sud), les nuages mésophèriques ne sont visibles que par réflexion de la lumière du soleil. Pour un observateur Terrestre, le soleil doit être donc situé en direction du nord et sous l’horizon pour que sa lumière puisse se réfléchir sur ces ténus nuages. A ce moment, les nuages standards que nous connaissons sont situés dans l’ombre de la Terre. C’est pourquoi, il est facile de distinguer un nuage d’un nuage noctulescent qui semble produire de la lumière.

Typiquement, le soleil doit se trouver en moyenne à 11° sous l’horizon Nord. La période de l’année où le soleil présente cette configuration est autour du solstice d’été. Durant les autres saisons le soleil descend beaucoup plus bas, et n’est pas situé assez proche de l’horizon Nord.

La position du soleil n’est pas la seule condition qui rend les noctiluques visibles. La mésosphère n’est pas constamment refroidie à -100°C toute l’année. Paradoxalement, c’est en été qu’elle atteint cette extrême température, permettant aux cristaux de glace de se former et donc aux nuages noctulescents.

 

Comment observer et photographier les nuages Noctiluques en France ?

Ce qui rend les nuages noctulescents si mystérieux, est leur apparition imprévisible et fluctuante. De plus, ils ne peuvent pas être observés depuis n’importe quel endroit sur Terre. Puisqu’ils se forment au-dessus du pôle Nord (ou Sud), il faut être localisé a proximité du cercle polaire, sinon, ils ne seront visibles que trop bas sur l’horizon.

En règle générale, la latitude d’observation des nuages noctiluques oscille entre 45° (~centre de la France) et 65° Nord (~Islande) . La période la plus propice s’étend entre fin mai et début août, de chaque année.

Lieu d’observation

Plus vous serez situe au nord, plus la probabilité d’observer des NLC sera grande. Typiquement, il est intéressant de se trouver dans le nord de la France ou en Normandie. Les britanniques, danois ou bien les scandinaves sont quant a eux aux premières loges.

Le 21 juin 2017, le pic du midi s’est reveillé avec une manifestation exceptionnelle des nuages noctiluques. Une première ! Photo capturée par Pierre-Paul Feyte

Cependant, les années précédentes ont atteints des records puisque ces nuages ont été aperçus avec une grande intensité depuis des latitudes plus basses comme depuis les Alpes, les Pyrénées et même la Corse ! Finalement, depuis n’importe quel endroit en France, vous serez quasiment certain d’assister a ce spectacle au mois une fois par an !

Ou et Quand regarder ?

Les nuages noctulescents peuvent soit apparaître après le coucher du soleil ou soit avant son lever. Puisqu’ils sont rendu visibles par la réflexion de la lumière solaire, il est nécessaire que le soleil, ces nuages et l’observateur soient alignés dans cet ordre. C’est pourquoi ils se manifestent toujours au-dessus de l’horizon ou le soleil s’est couché ou va se lever.

D’une manière générale, c’est au-dessus de l’horizon Ouest-Nord-Ouest (après le coucher du soleil) ou Est-Nord-Est (avant le lever du soleil) qu’il faut chercher les nuages noctiluques. Puis, attendre au moins une heure et demie après le coucher du soleil avant d’espérer pouvoir observer les NLC. A l’inverse, si vous souhaiter les observer au petit matin, il faudra les chercher au moins une heure et demie avant le lever du soleil. (deux ou trois heures avant étant une bonne marge de sécurité)

Photographier les nuages noctiluques

Compte tenu de leur faible luminosité, il est souvent plus facile et plus impressionnant de voir les nuages noctulescents en photo plutôt qu’a l’oeil nu. Il est recommandé d’utiliser un appareil photo numérique du type reflex, afin d’obtenir la plus grande sensibilité possible. Voici une liste du matériel minimum requis :

  • Un appareil photo numérique ayant un mode M (réglage manuel)
  • Un trépied pour stabiliser l’appareil photo
  • Un objectif quelconque (grand angle ou zoom)

Avant de prendre la photo, n’oubliez pas de régler manuellement la mise au point a l’infini.
Il n’y pas de réglages universels pour photographier les NLC, car l’éclairage global du ciel et l’intensité des nuages varient suivant les situations.

Pour vous guider dans le choix des réglages, on peut cependant retenir quelques règles générales. Il est conseillé d’augmenter la sensibilité ISO plutôt que le temps de pose. En effet, les nuages noctiluques peuvent bouger très rapidement et un trop long temps d’exposition ne permettra pas de voir les détails de leur structure.

Nuages noctulescents aperçus le 17 juillet 2017 dans le massif des Vosges. Photo prise par Guillaume Doyen.

La photo ci-dessus est un exemple de photo de noctiluques que l’on peut obtenir avec les réglages suivants : Objectif 50 mm f/1.8, temps d’exposition de 6 secondes, ouverture f/2.2, sensibilité de 400 ISO.

Finalement, l’astuce la plus efficace pour réussir votre photo est d’effectuer une série de tests avec des réglages différents.

Pour clôturer ce dossier, rien de plus impressionnant que cette vidéo capturée par Adrien Mauduit. Astrophotographe Français, Adrien est sans doute le plus grand chasseur de ces nuages mystérieux au monde et a collaboré avec des futurs astronautes Canadiens sur le sujet. Les images qui suivent sont les plus détaillées à ce jour des nuages mésophèriques, prises depuis le sol.

Guillaume Doyen, rédacteur Vaonis

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Un Télescope sans oculaire, quel intérêt ?

Sans télescopes, l’astronomie n’aurait pas un intérêt aussi fort qu’aujourd’hui : en observant les astres au travers de ces instruments, nous prenons conscience de l’immensité et des beautés que recèle notre ciel étoilé. L’observation astronomique permet également de donner de la véracité aux merveilleuses images de galaxies, nébuleuses, amas d’étoiles que nous voyons circuler sur internet ou dans des livres d’astronomie.

Cependant, avez-vous déjà regardé la galaxie d’Andromède derrière l’oculaire d’un télescope ? Avez-vous aussi été surpris de n’apercevoir qu’une tâche floue, diffuse et dépourvue de couleurs ? Pourtant, on vous affirme que cet objet est exactement identique à celui de l’image prise par le télescope spatial Hubble que vous avez trouvé sur Internet !

Aujourd’hui, il est évident que l’observation astronomique doit être repensée, modernisée et améliorée. Les astronomes professionnels ont d’ailleurs été les premiers à observer le ciel en utilisant des images numériques retransmises sur leurs écrans d’ordinateur. De manière similaire, la start-up française Vaonis propose une fonctionnalité originale, qui renouvelle l’observation astronomique pour les particuliers : la “photobservation”, qui consiste à observer les étoiles avec un télescope dépourvu d’oculaire mais équipé d’une caméra très haute définition envoyant en temps réel des images couleurs de l’objet que vous observez, sur votre smartphone ou tablette !

Si vous faites partie des personnes peu convaincues que l’avenir de l’observation astronomique est vouée à remplacer les oculaires des télescopes par des caméras utilisant notre smartphone comme support d’observation, la lecture de cet article vous fera probablement changer d’avis.

 

Observation à l’oculaire : La plus grande déception de l’observation astronomique !

A la plus grande stupeur du grand public d’astronomie, regarder à l’oculaire d’un télescope ne signifie pas observer des images aussi nettes, lumineuses, et colorées que celles que nous pouvons trouvées sur internet ou dans les livres d’astronomie.

La qualité de l’image ne dépend pas seulement de la qualité optique du télescope mais aussi (et surtout) des performances de notre oeil. Bien que nos yeux soient de puissants outils qu’aucun appareil photo ne peut reproduire de jour, cela s’avère totalement faux lorsqu’il s’agit d’observer la nuit.

Les faiblesses de l’oeil humain en astronomie : un peu d’anatomie

Premièrement, l’oeil humain demande un certain temps d’adaptation à l’obscurité. Entre 10 et 15 minutes sont nécessaires pour qu’il puisse détecter les faibles variations de contrastes d’une nébuleuse, au travers d’un télescope ou même pour observer la voie lactée à l’oeil nu.
Bien évidemment, la sensibilité de l’oeil est limitée et ne permet pas d’observer les objets du ciel profond de manière parfaitement délimitée.

Composition de l’œil humain

L’oeil humain est composé, entres autres, de deux types de photodétecteurs tapissant la surface de notre rétine : les cônes et les bâtonnets. Ce sont ces photorécepteurs qui nous permettent de voir et de discerner les couleurs. Les cônes sont sensibles aux couleurs et il en existe 3 types : des bleus, des verts et rouges. Ils sont en permanence utilisés pour notre vision diurne (le jour), mais lorsque la luminosité extérieure est trop faible, les bâtonnets prennent le relai. Ces derniers sont beaucoup plus nombreux que les cônes mais sont aussi insensibles aux couleurs !

C’est grâce à eux que nous devons notre vision nocturne, et c’est aussi à cause d’eux que nous avons une vision nocturne en nuances de gris uniquement !
Par conséquent, nous ne serons jamais capables ni d’observer les galaxies et les nébuleuses en couleurs, ni de les voir avec une luminosité suffisante pour distinguer clairement leurs contours. Et ceci est vrai aussi bien à l’oeil nu ou à l’aide d’un télescope.

 

Les contraintes de l’observation classique : un observateur à la fois

En mettant de côté les limitations physiques de notre oeil, observer à l’aide d’un télescope n’a pas toujours été simple. Voici une liste non exhaustive des difficultés que présente l’observation visuelle :

  • Observation solitaire car une seule personne à la fois peut observer avec l’instrument
  • L’oeil ne doit pas toucher l’oculaire pour ne pas secouer le télescope
  • Le réglage de la mise au point est différent pour chaque observateur et secoue le télescope
  • La position d’observation est souvent gênante : devoir se courber, se mettre accroupi ou monter sur une marche pour atteindre l’oculaire du télescope !

 

Un écran : pouvoir observer + photographier = “photobserver”

Image comparative entre la nébuleuse d’Orion vue avec l’œil au travers d’un oculaire (gauche, simulation informatique)
et cette même nébuleuse vue avec une caméra intégrée dans un télescope comme Stellina (droite)

Vous l’aurez compris, en plus d’être inconfortable, l’observation visuelle à l’oculaire est bridée par la capacité de nos yeux à distinguer la faible luminosité des étoiles et autres objets célestes.

Le but premier de l’observation astronomique est d’observer les objets du ciel avec la meilleure qualité possible. Puisque modifier l’oeil humain reste impossible, la seule solution d’amélioration de la qualité d’observation réside dans le choix de grands télescopes onéreux. Malgré tout, le résultat n’est souvent pas à la hauteur de nos attentes.

C’est en constatant la limitation frustrante que présente notre oeil qu’une question essentielle nous heurte l’esprit : puisqu’il existe aujourd’hui des outils bien plus performants que nos yeux la nuit, ne serait-il pas plus efficace et économique de remplacer l’oculaire d’un télescope par un capteur photo ?

 

Observer les couleurs de l’Univers (Enfin !)

En effet, un capteur photo permet non seulement de révéler les vraies couleurs des nébuleuses et galaxies, mais aussi de détecter des objets qui nous paraissaient invisibles à l’oculaire d’un télescope !

La liste d’objets accessibles devient alors beaucoup plus enrichie et la satisfaction de ces images est d’autant plus grande, car les astres observés révèlent beaucoup plus de détails.

 

Des images en temps réel sur votre smartphone

Plus besoin d’adapter votre vue et d’essayer de deviner sur quel objet pointe le télescope, puisque l’image capturée s’affiche directement sur l’écran de votre smartphone ou tablette, par Wifi.

Mais le télescope Stellina ne se contente pas de prendre une seule photo et de vous la montrer ! Il réalise du live Stacking. Cette méthode employée par les professionnels consiste à prendre une série d’images en continu et de les superposer une à une. L’intérêt de cet empilement est de rendre l’astre observé plus visible à mesure que les secondes s’écoulent, par amplification de lumière.

L’application logicielle fournie avec Stellina effectue le traitement intégral des images et réalise un traitement adapté à chaque objet que vous observez, sans que vous n’ayez à vous soucier des techniques complexes de l’imagerie astronomique !

 

Un écran pour une observation collective et un moment de partage

Utiliser son écran de smartphone comme moyen de substitution d’un oculaire permet de vous déplacer librement autour du télescope sans être constamment contraint d’y retourner sans cesse. Avec un tel système, il est désormais possible d’inviter votre famille ou vos amis à observer vos images tout en restant assis depuis votre terrasse ou même depuis votre salon !
Votre tablette ou smartphone ne sert pas uniquement de support de visionnage de photos mais aussi d’une passerelle interactive pour partager vos images sur les réseaux sociaux.

Partager vos photos astronomiques n’aura jamais été plus simple et efficace qu’avec un Stellina. Nous voulons que chacun d’entre vous puisse partager son Univers : SHARE YOUR UNIVERSE !

De nouvelles perspectives pour l’Astronomie

Grâce à un télescope sans oculaire, vous n’aurez plus à vous soucier des réglages de mise au point, des changements d’oculaires…etc. Le télescope sera prêt à être utilisé en quelques secondes.

Un télescope comme Stellina vous permet à la fois d’observer la beauté de l’Univers mais aussi de vous lancer dans de l’astronomie plus avancée, ce que l’on appelle l’astronomie collaborative : occultation d’astéroïde avec reconstitution 3D, suivi d’étoiles variables, transits d’exoplanètes. Toutes ces activités qui s’inspirent du quotidien des astronomes professionnels seront encore plus accessibles au grand public.

Choisissez l’Univers qui vous convient avec un seul et même télescope nouvelle génération : Stellina.

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Quelle est l’utilité d’un télescope équipé d’une résistance chauffante ?

Les belles nuits d’été arrivent à grand pas ! La période idéale pour sortir son télescope et s’initier à la photographie du ciel … mais quoi de plus frustrant que de constater que pendant que votre caméra prend des photos, une épaisse couche d’humidité s’est déposée sur votre télescope ?

Comment se débarrasser de cette condensation qui écourte vos observations et vos séances photographiques ? En choisissant un télescope équipé d’une résistance chauffante, ou en rajoutant celle-ci sur votre instrument. Cette résistance produit de la chaleur, qui va progressivement réchauffer la lentille, stoppant alors la formation de buée.

Parmi tous les télescopes destinés au grand public que l’on peut trouver sur le marché, le télescope Stellina de Vaonis est le seul à proposer cette fonctionnalité, avec des capteurs de température et d’humidité permettant de activer la résistance chauffante automatiquement qu’en cas de nécessité.

 

D’où vient cette condensation ?

Il est fréquent d’avoir de la condensation au cours d’une observation astronomique, à moins de se trouver dans un endroit sec, avec un très faible taux d’humidité (désert…).

Durant la nuit, les variations de températures sont beaucoup plus prononcées qu’en journée. La présence d’un ciel étoilé dépourvu de nuages laisse partir la chaleur faisant chuter la température parfois de 15 degrés en plein été. Pendant ce refroidissement brutal, le sol souvent humide libère la chaleur qu’il a emmagasinée la journée.

Toutes ces conditions défavorables agissent en faveur de la condensation (ou rosée) puisqu’elles font augmenter le point de rosée. Ce point particulier correspond à la température limite au-dessus de laquelle il n’y aura pas de condensation. Si malencontreusement, votre télescope s’est refroidi à une température inférieure à celle du point de rosée, la buée se formera sans exception.

Le graphique ci-dessus montre la dépendance du point de rosée en fonction du taux d’humidité et de la température extérieure. Plus les nuits sont fraîches et humides, plus le point de rosée est très proche de la température extérieure actuelle. Cela signifie que la condensation ne mettra que très peu de temps avant de se former sur votre télescope.

Quel est l’effet de la buée en astronomie ?

La condensation est redoutée par tous les astronomes amateurs. Lorsque ces gouttelettes d’eau se forment sur la lentille ou le miroir du télescope, elles agissent comme un filtre et dégradent considérablement la qualité de l’image. Non seulement la quantité de lumière récoltée est diminuée mais aussi la netteté de l’image.
En astrophotographie, l’image que vous obtiendrez d’un astre vous semblera très sombre et vous paraîtra floue comme lorsque vous n’arrivez pas à faire la mise au point avec votre appareil photo.

Comparatif de deux images de la Nébuleuse d’Orion. L’image de gauche est une simulation de l’impact de l’humidité sur la photo, alors que l’image de droite correspond au même astre imagé dans de bonnes conditions.

En plus d’accélérer le vieillissement des composants électroniques et mécaniques de télescopes non protégés, la condensation participe également à la dégradation des optiques des télescopes (miroirs et lentilles).

Comment s’en débarrasser ?

La buée n’est rien d’autre qu’un phénomène naturel, et par conséquent n’importe quel télescope du marché que vous choisirez souffrira systématiquement de la condensation. La seule solution est de disposer d’un système permettant d’augmenter la température de l’optique pour éviter de descendre en-dessous du point de rosée. C’est cette élévation de température qui empêchera la formation de condensation.

Une résistance chauffante est le meilleur ami des astronomes amateurs. Adieu les séances d’observations écourtées à cause de l’humidité qui s’est déposée sur le télescope !

Stellina dispose de ce système anti-buée, avec la particularité qu’il est totalement intégré et auto-régulé. Chez Vaonis, nous nous sommes basés sur les retours d’expériences des astrophotographes ainsi que sur leurs plus grandes craintes afin de vous proposer un télescope de haut niveau ! À ce jour, il s’agit de l’unique télescope grand public au monde à proposer une résistance chauffante intégrée.

Le système anti-buée de Stellina : bien plus qu’une simple résistance chauffante !

Pour une protection optimale contre la condensation, Vaonis n’a pas misée sur une seule résistance mais a entouré l’optique de Stellina d’une dizaine de résistances chauffantes régulièrement réparties autour de la lentille frontale de Stellina. Vous n’êtes pas sans savoir que, de manière similaire à nos grille-pains ou chauffages électriques, les résistances chauffantes consomment beaucoup de puissance ! Ce n’est pas un problème avec Stellina, puisque le système ne s’active que lorsque qu’il le juge nécessaire et en optimisant la consommation. Des capteurs de température et d’hygrométrie informent le télescope en temps réel du risque de condensation ou non.

Télescope Ciel Profond

Nous avons pris soin de proposer un mode manuel permettant aux utilisateurs de pouvoir forcer l’activation des résistances chauffantes afin de s’assurer que leurs photos seront dépourvues de buée.

L’astrophotographie n’a jamais été aussi intuitive et sereine qu’avec Stellina !

 

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TESS : une chance de découvrir une nouvelle Terre d’ici 2 ans !

Et si l’on découvrait dans moins de 2 ans la première planète semblable à la Terre et abritant la vie ?

Bien que la réponse ne soit pas évidente, elle ne demeure pas pour autant une impossibilité, notamment avec le lancement de la mission spatiale TESS de la NASA en avril dernier.

La chasse aux exoplanètes n’a jamais été aussi préoccupante pour les astronomes qu’aujourd’hui !

Le début d’un recensement interminable

Depuis la découverte de la première exoplanète en 1992 (nommée Poltergeist et orbitant autour d’un Pulsar), l’homme a pris conscience que l’Univers, malgré son immensité vertigineuse, pouvait abriter d’autres planètes, d’autres systèmes solaires et donc potentiellement d’autres Terres, où la vie serait envisageable.

Avant l’avènement des télescopes spatiaux, ces planètes orbitant autour d’étoiles situées dans notre galaxie étaient découvertes principalement en petite quantité, grâce à des observations faites depuis le sol uniquement.

Ce n’est que dans les années 2000 que le célèbre télescope spatial Hubble fut utilisé pour la première fois afin de confirmer la présence d’exoplanètes préalablement découvertes. De même, le 22 mars 2005, la NASA annonce que son télescope spatial Spitzer a réalisé la toute première observation directe d’une exoplanète. Cependant les performances et les disponibilités de Hubble et de Sptizer n’en font pas des télescopes adaptés à ce type de recherche. C’est pourquoi la NASA décida de lancer une mission spatiale où un télescope serait entièrement dédié à la recherche d’exoplanètes : Kepler.

Une volonté d’aller plus loin

Si le nombre d’exoplanètes découvertes à ce jour (mai 2018) s’élève à 3767, c’est en grande partie grâce à la mission Kepler, qui compte à elle seule un total de 2512 exoplanètes confirmées !

Après 9 ans de services, Kepler arrive à la fin de sa mission et transmet actuellement ses dernières données avant que la NASA ne décide de le mettre définitivement hors-service.

Un des principaux défauts de Kepler est qu’il observait des régions très étroites du ciel, ne bénéficiant pas d’une vision large comme son nouveau successeur : TESS !

TESS : une mission prolifique

Le satellite de surveillance de transits d’exoplanètes (ou TESS) a été lancé le 18 avril 2018 par une fusée Falcon 9 de la société SpaceX.

TESS n’est pas un seul télescope spatial à proprement dit puisqu’il est en réalité composé de 4 télescopes indépendants à vision large. Au cours de sa mission estimée à deux années, les scientifiques compte surveiller plus de 200 000 étoiles brillantes et y détecter d’éventuelles variations de luminosité, causées par le passage d’une planète extra-solaire devant son étoile. Cette méthode de détection d’exoplanètes porte le nom évocateur de “méthode par transit”.

Ainsi, l’ambition de TESS est de découvrir pas moins de 20 000 exoplanètes dont % d’entre-elles seraient de la taille de la Terre.

Cette ambition ne serait jamais atteinte sans effectuer un large scan de notre voûte céleste. En effet, l’atout principal de cet observatoire spatial est la faculté d’utiliser quatre télescopes de grande ouverture (f/1.4), couvrant chacun une zone étendue de 24 x 24 degrés. Par conséquent, la zone couverte sera 400 fois plus large que celle du précédent télescope Kepler !

Comment TESS détecte-t-il les exoplanètes ?

La totalité du ciel sera divisé en deux parties Nord-Sud comptabilisant 13 zones chacune. TESS surveillera le ciel à raison d’une zone toutes les 4 semaines. Ainsi, en 2 ans, les 26 zones auront toutes été observées.

L’orbite sur laquelle le télescope a été placé est fortement elliptique, avec une période de 14 jours environ. A chaque passage au plus près de la Terre, TESS transmet systématiquement les données acquises pendant les deux semaines de mesures. Ces données sont principalement des images capturées par les 4 capteurs CCD de 16.8 Mega pixels. Celles-ci sont précieuses puisqu’elles contiennent les informations photométriques des étoiles observées, c’est-à-dire leur variations de luminosité au cours du temps.

A partir de ces mesures photométriques, il sera donc possible de déduire la taille ainsi que les paramètres orbitaux des planètes évoluant autour de ces étoiles. L’estimation de leurs masses ne pourra être obtenue qu’avec l’appui de puissants télescopes terrestres.

Observer des exoplanètes avec son propre télescope, ce n’est pas de la science-fiction !

Observer les exoplanètes n’est pas qu’une affaire de professionnels . En utilisant de plus modestes télescopes, accessibles aux amateurs, il est tout à fait possible de détecter des exoplanètes par la méthode du transit. Un télescope d’une focale de 400 mm et d’un diamètre de 80 mm équipé d’une caméra (des caractéristiques similaires au télescope Stellina par exemple) permet ainsi de s’initier à la chasse aux exoplanètes.

TESS se révélera cependant beaucoup plus efficace et prolifique que tout autre instrument amateur. Le début de sa mission scientifique commencera mi-juin, peu de temps après avoir atteint son orbite de travail.  

Guillaume Doyen

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Les plus belles destinations pour admirer les étoiles

C’est bientôt l’été et vous vous demandez où vous pourriez bien passer vos prochaines vacances. Pourquoi ne pas fuir l’activité incessante des villes ou les destinations touristiques bondées pour vous reconnecter à la nature et au ciel étoilé ? Quand était-ce la dernière fois que vous avez pu admirer la Voie Lactée ou une pluie d’étoiles filantes ? Peut-être longtemps (et pour certains de vos enfants, peut-être jamais !). L’équipe de Vaonis a concocté pour vous sa liste d’endroits préférés (ou visés !) à travers le monde pour admirer les étoiles.

Désert Atacama

Chili – Le Désert d’Atacama

C’est probablement LA destination favorite des astronomes amateurs du monde entier. Le désert d’Atacama, situé dans la partie nord du Chili en Amérique du Sud, est une des régions les plus sèche du monde et s’étend sur plus de 100 000km² (40,500 sq. mi). Des centres de recherches astronomiques comme la NASA s’y sont établis pour profiter de la pureté et de la clarté du ciel étoilé. On y trouve par exemple l’Observatoire de La Silla, l’Observatoire Alma avec ses antennes paraboliques géantes ou l’Observatoire du Cerro Paranal qui accueille le Very Large Telescope. Les paysages du désert d’Atacama sont à couper de souffle : lagunes turquoises, déserts de sels, volcans et geysers, montagnes et vallées… sans compter la richesse de sa biodiversité malgré des conditions climatiques extrêmes. De jour comme de nuit, vous serez émerveillés par la beauté des paysages du désert d’Atacama.

Iceland aurora

Islande – Ses aurores boréales

Plus accessible géographiquement, l’Islande offre également des paysages à couper le souffle. La destination est particulièrement appréciée pour l’observation d’aurores boréales, pour toutes les personnes prêtent à affronter et à s’équiper contre le froid car il vous faudra vous armer de patience pour réussir à en observer. En plus des aurores boréales, vous pourrez vous balader parmi les glaciers, volcans, geysers, sources chaudes et champs de lave. L’Islande offre des paysages variés et sauvages à l’image de sa météo : difficile à prédire.
L’avantage est que vous n’aurez pas à conduire plusieurs heures avant de profiter d’un ciel et d’un air épurés de toute pollution (le pays ne compte que 330 000 habitants, la population d’une ville comme Nice !).
Attention, les journées d’été y sont très longues. Au solstice de juin, les habitants peuvent observer le soleil jusqu’à 24 heures… On l’appelle le Soleil de Minuit (the Midnight Sun). Pour profiter de la beauté des nuits étoilées et des aurores, il faudra donc patienter jusqu’à fin août pour se rendre sur l’île (jusqu’à fin avril). En hiver, les nuits sont très longues (seulement 5h d’ensoleillement en décembre).

Stargazing in Canary Island

Source: hellocanaryislands.com

Espagne – Les îles Canaries

Archipel espagnol situé dans l’Atlantique au large du Maroc, les îles Canaries sont également facilement accessibles pour Européens, à la différence que cette destination bénéficie d’une météo plus stable (320 jours de soleil/an). L’archipel est composé de 7 îles dont deux sont très appréciées des amoureux du ciel étoilé, amateurs comme professionnels :
– Tenerife : son parc national, situé à une altitude moyenne de 2000m, et son volcan Teide ont obtenu le label « Starlight Destination ». Selon les nuits, vous pourrez observer jusqu’à 83 des 88 constellations reconnues. Le point de vue El Palmar, situé plus au nord de l’île, vous permettra de profiter d’une nuit à la belle étoile et d’observer toute la beauté de la Voie Lactée.
– La Palma : on y trouve l’Observatoire de Roque de los Muchachos, un des plus importants au monde, qui appartient à l’Institut d’Astrophysique des Canaries (IAC). Selon les conditions climatiques, vous pourrez profiter de la formation d’un surprenant manteau nuageux surplombant le sommet, offrant une vision spectaculaire entre mer de nuages et voûte étoilée.
Des visites guidées sont organisées dans plusieurs observatoires de l’archipel, où vous serez accompagnés par des passionnés d’astronomie qui seront heureux de partager avec vous leurs connaissances sur l’univers mais également sur l’archipel.

Mauna Kea Observatories

Mauna Kea – Hawaï

Mauna Kea est situé sur l’île américaine d’Hawaï, au milieu de l’Océan Pacifique. Il s’agit d’un volcan culminant à plus de 4 000m d’altitude, qui accueille plusieurs observatoires et les télescopes les plus grands et plus puissants au monde (il accueillera un des Extremely Large Telescopes : le Thirty Meter Telescope ou Télescope de Trente Mètres). C’est l’un des sites d’observation scientifique les plus importants au monde. Grâce à sa situation géographique et son climat (peu d’humidité), l’île offre un ciel nocturne exceptionnel, très noir avec un air très pur, des conditions idéales pour observer les étoiles.

Pic du Midi Stellina

Le Pic du Midi – France

Situé dans les Pyrénées, entre l’Espagne et la France, le Pic du Midi culmine à 2800m d’altitude et accueille un observatoire astronomique et météorologique. De par sa proximité avec nos locaux, il reste pour nous un des endroits favoris pour observer les étoiles. L’accès s’effectue seulement en téléphérique mais offre une vue imprenable sur la chaîne montagneuse et la mer de nuages qui se forme occasionnellement. L’observatoire y propose des séjours, des visites guidées et des ateliers animés par des astronomes et scientifiques passionnés. Le Pic du Midi a obtenu le label RICE (Réserve Internationale de Ciel Étoilé), lui permettant de valoriser et de protéger son ciel comme patrimoine naturel et culturel. Grâce à la mise en place d’actions (éducation du public, sensibilisation à la pollution lumineuse, éclairage responsable), le site offre des nuits exceptionnellement pures. A ce jour, c’est la seule Réserve de Ciel labellisée par l’International Dark-sky Association en France !

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Télescope réfracteur ou réflecteur ?

Qu’est-ce qu’un télescope ? La question pourrait paraître banale, mais derrière ce mot universel se cache non pas un seul mais deux types d’instruments, permettant d’observer les splendeurs du ciel nocturne. Les télescopes réflecteurs sont composés de miroirs tandis que les télescopes réfracteurs sont quant à eux construits exclusivement avec des lentilles. Il existe de grandes différences en termes de performances, de durabilité et surtout de qualité entre ces deux familles.

Les télescopes à miroirs

Principe d’un réflecteur

Schéma optique d’un télescope du type newton (Source : OBSPM/B. Mollier)

Les télescopes du type newton sont les réflecteurs les plus répandus sur le marché de par leur simplicité de fabrication et leur faible coût. La lumière provenant d’une étoile arrive à l’intérieur du tube optique et vient se réfléchir une première fois sur un miroir placé à son extrémité. Ce miroir primaire est la pièce maîtresse du réflecteur. Il a pour rôle de faire converger les rayons lumineux vers le porte-oculaire, l’endroit où l’on viendra placer notre oeil. A ce stade, il est nécessaire de trouver un moyen d’évacuer ces rayons lumineux vers le porte-oculaire. C’est pourquoi un second miroir (plan) est installé à l’avant du télescope, permettant de dévier les rayons sur le côté, et de pouvoir observer une image.

Le point fort d’un réflecteur réside dans la grande dimension de son miroir primaire. Plus ce miroir sera grand, plus il sera possible d’observer des astres peu lumineux. Néanmoins, un grand miroir peut très rapidement accentuer les défauts optiques.

Qualité optique des réflecteurs

Théoriquement, pour que l’image d’une étoile soit assimilable à un point parfait, il faut que les télescopes de type Newton aient un miroir primaire de forme hyperbolique. En réalité, un tel miroir coûte extrêmement cher, et les constructeurs se tournent plutôt vers un miroir de forme parabolique, plus simple à confectionner. Cependant, un miroir parabolique présente un énorme défaut : l’aberration de coma qui déforme et allonge les étoiles en bordure de champ.

En pratique, les constructeurs de télescopes low-cost n’utilisent ni un miroir hyperbolique, ni un miroir parabolique mais un miroir sphérique. Avec un tel miroir, il vous sera impossible de faire une mise au point précise et d’obtenir une image nette d’une étoile ou d’une galaxie, puisque tous les rayons de lumière ne convergeront pas en un même point ; un comble lorsque l’astronomie exige d’observer avec précision des objets peu lumineux et diffus.

L’utilisation d’un réflecteur en pratique

Les réflecteurs sont en grande partie des télescopes ouverts, c’est-à-dire que les miroirs sont exposés à l’air ambiant, à l’humidité et à la poussière. C’est pourquoi ils demandent le plus grand soin lorsqu’ils sont manipulés. Par exemple, un miroir fréquemment exposé à cet environnement extérieur pourra voir sa réflectivité diminuer au fil des ans, c’est-à-dire que sa capacité à réfléchir la lumière diminue. A ce stade, le nettoyage du miroir est fortement conseillé, tout en prenant les précautions requises.

Un élément essentiel à ne pas négliger sur ce type de télescope est la nécessité de la collimation. Cette procédure permet de régler l’alignement parfait entre les miroirs primaire et secondaire du télescope et doit être effectuée avant chaque observation ou séance d’astrophotographie.

Pour conclure, les réflecteurs sont des instruments de premier choix lorsqu’il s’agit de récolter le plus de lumière possible, mais ils sont davantage réservés à des astrophotographes expérimentés qui n’ont pas peur de manier les optiques pour corriger les défauts cités plus hauts.

Avantages & Inconvénients d’un réflecteur

Avantages

Inconvénients

  • Miroir de grand diamètre = plus grande capacité à collecter de la lumière
  • Pas d’aberrations chromatiques (franges colorées autour des étoiles)
  • Prix relativement bas
  • Qualité optique souvent décevante
  • Réglage de la collimation et entretien du miroir
  • Tube ouvert = vulnérable à la poussière, humidité…etc
  • Volumineux et lourd

Les télescopes à lentilles (réfracteurs)

Schéma optique d’une lunette astronomique (Source : OBSPM/B. Mollier)

Le principe d’une lunette astronomique est très similaire à celui d’une longue vue. La lumière traverse la lentille frontale, pièce maîtresse faisant converger les rayons vers l’extrémité basse de la lunette où l’on place soit un oculaire soit un capteur photo.

De par leur construction compacte et légère, les lunettes astronomiques ne collectent pas autant de lumière que les réflecteurs mais présentent une qualité optique bien plus stable, ne nécessitant aucun réglage auprès de son utilisateur.

Qualité optique des réfracteurs

Les lunettes astronomiques ont la particularité de présenter un niveau de piqué et un niveau de contraste très appréciés en observation et en astrophotographie.

Attention cependant au choix du type de réfracteur. Les moins chères du marché sont composées d’une seule lentille qui subit l’effet de dispersion de la lumière. Par conséquent, une étoile ne sera plus un point d’une seule couleur, mais sera entourée de franges colorées. C’est ce qu’on appelle l’aberration chromatique.

Cependant aujourd’hui, il existe des moyens de réduire voire supprimer ce défaut multicolore, notamment avec l’ajout d’une seconde lentille, un design optique nommé “doublet”.

Stellina : un réfracteur inspiré par les astrophotographes

La durabilité, compacité, et la simplicité d’utilisation d’un instrument astronomique sont souvent des critères de choix pour les astrophotographes amateurs. C’est pourquoi ils préfèrent généralement choisir  

Vaonis a décidé de suivre cette philosophie et concevoir un réfracteur fait sur mesure par l’un des laboratoires de métrologie optique les plus réputés en France: Airylab.

L’optique du télescope Stellina est composée d’un doublet ED au Lanthane, permettant de réduire de manière drastique les aberrations chromatiques. Un traitement spécifique a été appliqué sur les lentilles permettant de ne laisser entrer que les longueurs d’onde d’intérêts et de rejeter les ultraviolets et infrarouges.

Toutes ses améliorations apportées sont contenues dans une lunette compacte, transportable et entièrement automatisée. Les réfracteurs sont donc une valeur sûre pour les personnes désirant utiliser un instrument optique fiable, fonctionnel et transportable.

Avantages & inconvénients d’un réfracteur

Avantages

Inconvénients

  • Contraste et piqué d’image impressionnants
  • Léger et transportable
  • Tube fermé = protection contre la poussière et l’humidité
  • Entretien et réglage quasi inexistants
  • Petit diamètre = moins de lumière collectée
  • Aberration Chromatique
  • Prix élevé
Durée éclipse
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Durée et fréquence des éclipses solaires

Eclipses solairesLes éclipses solaires, de par les conditions qu’elles nécessitent de réunir, sont un phénomène rare. Le 21 août 2017 aura lieu une éclipse solaire visible depuis les États-Unis à laquelle l’équipe de Vaonis compte bien assister, accompagnée du télescope le plus compact au monde Stellina. En attendant l’évènement, on vous donne quelques explications sur ce phénomène astronomique singulier. Après avoir parlé des conditions d’apparition d’une éclipse dans un premier article, voici quelques informations sur leur durée et fréquence.

Combien d’éclipses solaires par an

En 1000 ans, il se produit 840 éclipses partielles, 791 éclipses annulaires, 635 éclipses totales et 114 éclipses hybrides entre la Terre et la Lune. Cela permet d’estimer l’apparition d’une éclipse, tout type confondu, à 2-3 fois par an et d’une éclipse totale de soleil tous les 3 ans. L’éclipse des États-Unis est la deuxième et dernière à se produire en 2017.

Pourquoi les éclipses ne se produisent pas à chaque Nouvelle Lune ?

La Nouvelle Lune est la phase du cycle lunaire pendant laquelle la Lune se retrouve entre le Soleil et la Terre. Elle se produit tous les 29,5 jours. Pendant cette phase, la Lune n’est pas visible dans le ciel nocturne. Ce phénomène astronomique est donc similaire à celui d’une éclipse solaire. Cependant, pour qu’une éclipse de soleil se produise, la Lune doit être parfaitement située sur une ligne qui passe entre le centre du Soleil et la Terre, occasion qui se produit rarement.

Prochaine éclipse totale en France

Pour admirer la prochaine éclipse totale de soleil en France, il va falloir s’armer de patience ! En effet, la prochaine éclipse totale se produira en 2081.

Pour les plus impatients et les plus mobiles, la prochaine éclipse totale la plus proche de France sera visible depuis l’Espagne ou l’Islande et aura lieu le 12 août 2026. Vous pouvez voir sur l’image ci-contre, réalisée par Xavier Jubier (xjubier.free.fr) la trajectoire que suivra cette éclipse. À vos agendas !

Eclipse solaire totale Espagne 2026Durée maximale d’une éclipse solaire

Actuellement, une éclipse totale de soleil ne peut dépasser plus de 7 minutes et 32 secondes. Cette durée maximale peut légèrement varier au cours d’un millénaire et la tendance est actuellement à la baisse : la durée maximale est en train de décroître. Au 8ème millénaire, la plus longue éclipse solaire totale durera au maximum 7 minutes et 2 secondes théoriquement.

Concernant l’éclipse solaire des États-Unis du 21 août 2017, il faudra se rendre dans le Kentucky pour profiter le plus longtemps de l’évènement : l’éclipse y durera 2 minutes 40 secondes.

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Les meilleurs lieux pour observer l’éclipse totale de soleil des États-Unis 2017

Si l’éclipse de soleil totale du 21 août de cette année est observable depuis les États-Unis, tous les endroits ne permettent pas d’observer le phénomène de la même manière. Alors, nous vous avons sélectionné quelques-uns des meilleurs endroits en fonction des prévisions météorologiques, de la pollution lumineuse, de la durée de la phase de totalité de l’éclipse et des activités proposées.

Madras, Oregon (ci-contre)

Durée de la phase de totalité estimée à 2 minutes 4 secondesà partir de 10h19 (heure locale). Si quelques nuages sont attendus sur la côte, l’intérieur du territoire devrait bénéficier de conditions météorologiques idéales.

St. Joseph, Missouri

Durée de la phase de totalité estimée à 2 minutes 39 secondes à partir de 13h06 (heure locale). L’un des endroits où la durée de l’éclipse est la plus longue. Une rencontre est organisée au niveau de Rosecrans Memorial Airport, où il sera possible d’écouter des intervenants et d’utiliser les télescopes solaires mis à disposition.

Madras OregonSnake River Valley, Idaho (ci-contre)

Durée de la phase de totalité estimée à 2 minutes 18 secondes à partir de 11h33 (heure locale). C’est une vallée composée de champs de lave et de fermes. La zone est réputée pour sa très bonne météo.

Carbondale, Illinois

Durée de la phase de totalité estimée à 2 minutes 41 secondes à partir de 13h20 (heure locale). Lieux où l’éclipse solaire sera « longue » mais il y a un risque de nuages à prendre en compte.

Casper WyomingCasper, Wyoming (ci-contre)

Durée de la phase de totalité estimée à 2 minutes 26 secondes à partir de 11h42 (heure locale). Un lieu qui offre de bonnes prévisions météo.

Hopkinsville, Kentucky

Durée de la phase de totalité estimée à 2 minutes 41 secondes à partir de 13h24 (heure locale). Si vous voulez observer l’éclipse tout en profitant d’un festival dédié (Eclipse Con, Summer Salute…), n’hésitez plus !

Sandshills NebraskaSandhills of western Nebraska (ci-contre)

Durée de la phase de totalité estimée à 2 minutes 30 secondes à partir de 11h49 (heure locale). Météo généralement favorable à l’observation d’éclipses mais aussi à l’observation de nuit, avec de magnifiques vues sur la voie lactée, grâce à la noirceur de son ciel.

Nashville, Tennessee

Durée de la phase de totalité estimée à 1 minute 57 secondes à partir de 13h27 (heure locale). L’occasion parfaite de profiter du phénomène tout en faisant un voyage musical sans pareil dans la ville berceau de la musique country.

Great Smoky Mountain National Park

Durée de la phase de totalité estimée à 1 minute 17 secondes à partir de 14h35 (heure locale). Pour une observation plus courte et une expérience toute autre : vous pourrez voir l’ombre de la lune courir à travers le paysage.

Columbia USColumbia, South California (ci-contre)

Durée de la phase de totalité estimée à 2 minutes 30 secondes à partir de 14h43 (heure locale). Lieu le plus accessible et possibilité d’observer la plus longue durée de l’éclipse depuis la plage.

 

Ceux qui n’auraient pas la chance de pouvoir se déplacer pour profiter de l’éclipse totale de soleil pourront suivre l’intégralité de l’Éclipse en direct grâce à Cyril qui en capturera chaque instant avec Stellina, depuis Madras dans l’Oregon.

Lunette Eclipse solaire
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Conseils pour observer une éclipse solaire

Des lunettes pour éclipses tu porteras

Lunettes eclipse

Observer le soleil à l’oeil nu est prohibé afin de ne pas s’abîmer la rétine. Lors d’une éclipse solaire, il est donc recommandé d’utiliser des filtres solaires vendus le plus souvent sous forme de lunettes en carton.

Lors des éclipses totales de soleil, il est possible de retirer ses lunettes de protection pendant la phase de totalité (lorsque le disque lunaire couvre totalement le disque solaire) afin de profiter de la beauté naturelle du phénomène. Attention, cela ne durera que quelques minutes !

Ces lunettes de protection sont conçues spécialement pour l’observation du soleil. Elles doivent répondre à une norme internationale ISO ou porter le marquage CE, qui permet de certifier que les lunettes sont adaptées à l’observation directe du soleil, comme lors d’une éclipse.

 

Attention aux faux conseils ! N’utilisez pas, comme vous pourrez l’entendre quelques fois, des radiographies, diapositives ou ne superposez pas plusieurs lunettes de soleil entre elles. Si vos lunettes pour éclipse solaire sont endommagées ou rayées, il est recommandé d’utiliser une autre paire.

D’un filtre tu t’équiperas

Filtre solaireNe regardez jamais le soleil et une éclipse au travers d’un appareil photo, d’un télescope, de jumelles ou autre instrument optique, même avec le port de lunettes de protection solaire. Là aussi, les dommages sur votre vue (et votre appareil) pourraient être bien conséquents ! Une célèbre expression l’exprime bien, « on ne peut observer que 2 fois une éclipse sans filtre, une fois avec l’œil droite, une fois avec l’œil gauche« … Il existe des filtres solaires spécifiques aux instruments astronomiques qui permettent de filtrer les rayons ultraviolets et infrarouges et de réduire la luminosité du soleil entrant dans l’œil ou le capteur. Comme à l’œil nu, le filtre solaire peut être enlevé au moment de la phase de totalité, vous donnant l’occasion de capturer chaque détail de ce moment unique. Afin d’optimiser une prise de vue, nous vous conseillons de vous entraîner, par exemple sur la lune, pour optimiser le réglage de votre appareil.

À l’avance tu te prépareras

Les éclipses solaires sont des phénomènes astronomiques populaires qui attirent de nombreux curieux mais également de véritables passionnés. Ces chasseurs d’éclipses peuvent réserver jusqu’à plus d’un an à l’avance leur voyage et se rendre plus de deux semaines avant l’éclipse vers les meilleurs spots d’observation afin d’obtenir le meilleur emplacement. De ce fait, les endroits les mieux positionnés se trouvent rapidement prisés et bondés. Selon la popularité du point d’observation, préparez donc votre planning à l’avance. Suivez également les prévisions météorologiques ! Il ne reste plus à espérer que le ciel soit parfaitement dégagé.

Stellina solaire

Stellina, un modèle solaire en projet

Une version de Stellina destinée à l’observation solaire est en projet. Il fonctionnera sur le même principe que le premier télescope conçu par Vaonis : un télescope tout-en-un, épuré et contrôlable depuis un appareil mobile permettant de photographier le soleil. Cette prochaine version sera destinée uniquement à l’observation du soleil et permettra notamment de capturer les éclipses solaires ou les protubérances du soleil, devenant ainsi le premier télescope tout-en-un dédié à la photographie solaire. On vous en dit plus prochainement !

Crédits photos : Astroshop