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BepiColombo survole Mercure pour la première fois

La mission conjointe de l’Agence Spatiale Européenne et du Japon à destination de Mercure s’est approchée de la planète la plus proche du soleil le week-end dernier.

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Mercure (annotée) vue par BepiColombo vendredi dernier. Credit: ESA

Bienvenue sur Mercure. Une mission ambitieuse a survolé pour la première fois sa destination finale vendredi dernier, lorsque BepiColombo, la sonde conjointe des agences JAXA/ESA, s’est approchée de la planète la plus proche du soleil.

Le survol a eu lieu le vendredi 1er octobre à 23h34 UT (1h34 le 2 octobre, heure de Paris), date à laquelle l’engin spatial a frôlé la surface de Mercure à une distance de seulement 199 kilomètres. Les images retransmises ont montré une surface ponctuée de cratères, qui n’était pas sans rappeler celle de la lune.

Le nom « BepiColombo » est un hommage au scientifique et mathématicien italien du XXe siècle Giuseppe « Bepi » Colombo, à qui l’on doit l’assistance gravitationnelle utilisée aujourd’hui sur les missions planétaires. Pour son lancement depuis le Centre spatial guyanais le 20 octobre 2018, l’engin spatial était installé sur une fusée Ariane 5. En réalité, il se compose de deux sondes : Mercury Planetary Orbiter (MPO) de l’Agence spatiale européenne et Mercury Magnetospheric Orbiter (MMO) de la JAXA, empilés l’un sur l’autre.

Lors du survol, les caméras du Module de transfert vers Mercure étaient orientées vers l’arrière, montrant la perche à instruments au premier plan.

Malheureusement, le survol le plus proche s’est fait derrière la face cachée de Mercure, dans la nuit. Néanmoins, quelques minutes plus tard, BepiColombo a capturé des images le long du terminateur, et ce pendant environ quatre heures.

Se placer en orbite autour des planètes du système solaire n’est pas chose aisée, et BepiColombo devra effectuer neuf survols planétaires avant d’atteindre cette position, le 5 décembre 2025 : un survol de la Terre (effectué en avril 2020), deux survols de Vénus (déjà faits également) et six survols de Mercure. Le deuxième survol de Mercure est prévu le 23 juin 2022.

« Le survol s’est déroulé sans encombre du point de vue de l’engin spatial, et il est incroyable de pouvoir enfin observer notre destination, » s’enthousiasme Elsa Montagnon (responsable des opérations pour l’engin spatial de l’ESA) dans un récent communiqué de presse.

Si en surface, Mercure ressemble à notre lune, elle est en réalité beaucoup plus dense et ne rappelle en rien les hauts plateaux lunaires, dont la lumière accroche l’œil. Au contraire, Mercure est presque uniformément sombre.

Parce qu’elle est proche du soleil, Mercure a toujours été difficile à observer via les télescopes terrestres. La sonde Mariner 10 de la NASA nous a offert les premières bonnes images de Mercure lorsqu’elle a survolé la planète le 29 mars 1974, parvenant à cartographier environ 45 % de la surface de Mercure en gros plan au fil de trois survols. En 2011, la sonde MESSENGER de la NASA est devenue la première et unique mission à se placer en orbite autour de Mercure, cartographiant et explorant la planète jusqu’au 30 avril 2015, date à laquelle elle est devenue le seul objet humain à percuter Mercure.

BepiColombo reprendra le flambeau de l’exploration de Mercure dans les années à venir, elle qui doit sonder la planète depuis son noyau jusqu’à son champ magnétique et son exosphère ténue. Les missions précédentes ont révélé les vestiges d’une activité volcanique et de bombardements intenses. Mercure pourrait-elle être issue d’un noyau planétaire ayant subi un impact majeur au début de l’histoire du système solaire ? Comporte-t-elle actuellement une activité volcanique ou des dégazages ? L’équipe BepiColombo de l’ESA espère répondre à ces questions et plus encore.

À plus long terme, l’agence Roscosmos entrevoit même de se poser sur Mercure avec son Mercury-P dans les années 2030. En sachant que les étapes habituelles de l’exploration planétaire sont le survol, l’orbite, puis l’atterrissage, une telle mission s’appuierait sur les connaissances acquises lors des missions précédentes, telles que BepiColombo.

Nous ne manquerons pas de suivre la mission captivante de l’ESA et de BepiColombo autour de Mercure.

 

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14 conseils pour optimiser les performances de votre station d’observation

Grâce à leurs technologies et leur simplicité d’usage, les stations Stellina et Vespera permettent d’observer le ciel en toute occasion : depuis de grandes villes grâce au filtre anti pollution-lumineuse ou même entre deux passages nuageux grâce à leur rapidité d’installation. Nous avons interrogé nos utilisateurs, ils n’ont jamais autant observer le ciel et utiliser leur télescope depuis qu’ils sont équipés de Stellina ! Pour aller plus loin et profiter au maximum des capacités de votre instrument, voici nos conseils qui vous aideront à améliorer la qualité de vos observations et de vos photos. 

 

Avec des conditions optimales (et un peu de traitement d’image) Stellina et Vespera peuvent produire des images encore plus spectaculaires. Nébuleuse de la Carène capturée avec Stellina depuis le ciel noir et très pur de Namibie, Afrique Australe.

 

1. Turbulence et transparence : observez quand la qualité du ciel est meilleure

Au delà des conditions météorologiques, il y a deux facteurs qui influent sur la qualité des observations astronomiques même par beau temps : la transparence du ciel et la turbulence atmosphérique.

Conseil 1 : observez quand la transparence du ciel est maximum.

Même en l’absence de nuages, l’atmosphère peut être chargée de particules (poussières, sable, pollution, brume) qui absorbent une partie de la lumière provenant des astres et dégradent la qualité des observations. Voici comment évaluer la transparence du ciel pour choisir les meilleurs périodes d’observation.

  • En journée, si l’horizon vous paraît brumeux, si la visibilité ne porte pas très loin ou si vous constatez un halo diffus autour du soleil, la transparence n’est pas bonne.
  • Lorsque le coucher de soleil est particulièrement rouge, cela signifie que l’atmosphère est plus chargée en particules.
  • Lorsqu’un anticyclone est installé depuis longtemps sur une région cela à souvent pour effet de faire stagner les particules dans l’atmosphère. C’est d’ailleurs souvent corrélé au taux de pollution dans les villes.
  • Après une période de pluie ou des averses importantes, le ciel est souvent « nettoyé » et plus transparent (une fois que la couverture nuageuse est dissipée bien entendu).
  • La quantité d’étoiles que vous pouvez distinguer à l’œil nu depuis votre site d’observation habituel (après avoir acclimaté votre oeil à l’obscurité) est bien entendu un indicateur de la transparence du ciel.

Conseil 2 : observez quand la turbulence est au minimum.

L’atmosphère est constituée de masses d’air de densités et de températures différentes qui sont en mouvement. C’est la turbulence atmosphérique. Elle a pour effet de provoquer de légères déviations des rayons lumineux, une sorte de « tremblement » de ce que nous observons. Elle est responsable du scintillement des étoiles. Une turbulence importante diminue la netteté des astres observés. Il est donc utile de savoir évaluer la turbulence pour choisir les meilleures nuits d’observation.

  • En règle générale, lorsqu’il fait très chaud les masses d’air sont en mouvement plus rapides et la turbulence est plus importante. Inversement, par temps très froid la turbulence est souvent plus faible. Ainsi, lorsque le ciel est dégagé, les observations en hiver peuvent être de meilleure qualité.
  • A l’oeil nu, si vous constatez que mêmes les étoiles situées très haut dans le ciel scintillent beaucoup, cela signifie que la turbulence est particulièrement forte. Inversement, si le scintillement des étoiles est à peine perceptible, alors la turbulence atmosphérique est faible et les conditions propices à de meilleures observations.

2. Pollution lumineuse, soleil et lune : observez quand le ciel est bien noir.

Pour obtenir des images plus contrastées et plus éclatantes des astres, il faut privilégier l’observation lorsque le ciel est bien noir.

Conseil 3 : éloignez vous le plus possible des sources de lumière artificielles.

  • Si vous observez depuis une zone urbaine, choisissez un endroit à l’abri des lampadaires ou très peu éclairé tel que les parcs.
  • L’idéal est de trouver un site d’observation éloigné des villes et de privilégier l’observation des régions du ciel qui sont à l’opposé du halo lumineux créé par les villes distantes.

Conseil 4 : observez après le crépuscule astronomique.

Même après le coucher du soleil, il subsiste une luminosité dans le ciel due à la diffusion de la lumière du soleil par l’atmosphère. Pour que la noirceur de la nuit et la visibilité des astres soient maximales, le soleil doit descendre à au moins 18° sous l’horizon. En été dans les pays de l’hémisphère nord dont la latitude est assez élevée, le soleil ne descend jamais assez bas pour obtenir un ciel complètement noir (à proximité et au-delà du cercle polaire, il ne fait même jamais nuit). C’est alors en hiver qu’il est possible de profiter de longues nuits bien noires.

A propos du crépuscule

  • Crépuscule civil : le soleil a disparu sous l’horizon mais est à moins de 6° au-dessous. Le ciel est encore bien clair et les étoiles ne sont pas visibles à l’exception de quelques unes des plus brillantes.
  • Crépuscule nautique : le soleil est entre 6° et 12° sous l’horizon. De nombreuses étoiles deviennent visibles alors que l’horizon lui aussi reste clairement visible. Aux siècles derniers, les marins pouvaient facilement faire le point en mer à l’aide d’un sextant.
  • Crépuscule astronomique : le soleil est entre 12° et 18° sous l’horizon. Le ciel devient suffisamment noir pour réaliser des observations astronomiques dans de bonnes conditions.

 

Conseils sur les conditions d'observation

Même quand les étoiles deviennent visibles, le ciel n’est pas encore assez noir pour observer dans de bonnes conditions les nébuleuses et galaxies. Selon la saison il faut attendre entre une demi-heure et 2 heures après le coucher du soleil pour avoir le ciel le plus noir possible.

Conseil 5 : observez quand la lune est invisible ou en fin croissant.

Dès le premier quartier, l’éclat de la lune est suffisamment important pour produire une lueur sur l’ensemble du ciel qui gène les observations. La période autour de la nouvelle lune est idéale car la lune est invisible ou en fin croissant.
En période de premier quartier, la lune est visible le soir et on peut réaliser des observations de meilleure qualité en deuxième partie de nuit, une fois la lune couchée. Inversement, en période de dernier quartier la première partie de nuit est plus intéressante jusqu’à ce que la lune se lève.
Autour de la pleine lune, celle-ci est particulièrement lumineuse et visible toute la nuit. C’est donc le pire moment pour réaliser des observations astronomiques.

Fish Head Nebula

La nébuleuse de la Tête de Poisson capturée proche de la pleine lune (en haut) et sans la lune (en bas). Crédit : Enrique Gonzales

 

Des applications mobiles pour vous aider.

De nombreuses applications permettent de connaitre les heures de coucher et de lever du soleil, du crépuscule astronomique, les phases de la lune, les moments où elle est visible dans le ciel et déterminer les périodes les plus propices à l’observation : Sun Surveyor, Photopills ou encore l’application d’astronomie Stellarium.

Conseils sur les heures d'observation

Sun Surveyor vous aide à déterminer le meilleur moment pour observer.

3. Température : acclimatez votre station d’observation.

Conseil 6 : sortez Stellina/Vespera 1 heure avant votre observation.

Les télescopes sont des instruments de grandes précisions qui nécessitent des réglages extrêmement fin pour produire des images de bonnes qualité. Ils sont sensibles aux écarts de température qui produisent des effets de contraction ou dilatation des pièces mécaniques et optiques. Cela peut affecté la netteté des images. Ainsi Stellina et Vespera vous avertissent lorsque la température de l’instrument a changé de plus de 3 degrés Celcius depuis l’initialisation et propose de procéder de nouveau à la mise au point pour que celle-ci soit optimale.
Si votre télescope a été stocké toute la journée dans un endroit chaud et que vous le sortez le soir alors que la température extérieure a bien baissé, il y aura une différence de température importante entre votre instrument et l’environnement extérieur (particulièrement en hiver). Il est donc préférable de sortir l’instrument une heure avant de commencer votre observation pour que celui-ci se stabilise à la température ambiante.

4. Stabilité, vibrations, turbulence locale : le bon endroit ou poser votre télescope.

Conseil 7 : évitez d’installer Stellina/Vespera sur des surfaces bétonnées ou goudronnées. Préférez l’herbe ou la terre.

Nous avons vu précédemment en quoi la turbulence atmosphérique était un problème pour les observations astronomiques. La turbulence locale est un autre type de turbulence aux effets également néfastes. Elle est le résultat de la restitution la nuit, de la chaleur emmagasinée en journée par certaines surfaces.
Par exemple, le ciment et le goudron chauffent lorsqu’ils sont exposés au soleil. Une fois la nuit tombée, avec la baisse de température, ces surfaces sont plus chaudes que l’air ambiant et produisent une turbulence localisée. Les surfaces couvertes d’herbe ou de terre ne retiennent pas autant la chaleur et produisent peu de turbulence.

Conseil 8 : installez votre station d’observation sur un sol stable.

Une fois votre instrument initialisé, il est fondamental que le trépied ne bouge plus du tout pour garantir un meilleur suivi des astres et donc une meilleure netteté des images (notamment éviter des étoiles de forme ovale). Evitez de placer Stellina sur de la terre meuble, du sable ou du gravier.

> En savoir plus sur l’initialisation des stations d’observation.

Conseils sur le choix du sol

Un sol en terre dure : un endroit idéal où installer Stellina

Conseil 9 : observez quand il n’y a pas de vent ou placez le télescope à l’abri du vent.

Le vent, au-delà de 10km/h, peut être la cause de mouvements indésirables du télescope et réduire la qualité des images capturées ou augmenter significativement le temps de capture puisque de nombreuses images seront rejetées.

Conseil 10 : évitez toute vibration dans l’environnement immédiat du télescope.

Même les faibles vibrations que vous produisez en marchant à proximité du télescope peuvent se transmettre à ce dernier par le sol et impacter la qualité des images obtenues. Cela est particulièrement valable si vous observez depuis une terrasse, un balcon, un sol en bois …

5. Cible d’observation : choisissez judicieusement.

Conseil 11 : observez des objets situés à plus de 30° au dessus de l’horizon et à moins de 80°.

Près de l’horizon, l’épaisseur d’atmosphère que doit traverser la lumière qui vient des astres est plus importante et cela provoque une diminution de luminosité. Il faut donc mieux attendre que les astres soient à plus de 30° de hauteur pour les observer. En fonction de la durée de votre observation nécessaire pour obtenir une image de bonne qualité, vous devez tenir compte du fait que la rotation apparente du ciel peut amener votre cible sous la limite des 30° alors qu’elle était bien positionnée en début d’observation. Pour éviter ce problème vous pouvez privilégier les astres qui se lèvent à l’est dès qu’ils arrivent à 30° de hauteur.

Le suivi des astres situés à plus de 80° de hauteur est plus délicat avec une monture azimutale telle que celle qui équipe Stellina et Vespera. Les captures peuvent demander plus de temps ou présenter une moins bonne netteté.

Privilégiez les cibles entre 30° et 80° de hauteur en tenant compte de la rotation apparente du ciel. Parfois vous n'aurez pas le choix, certains astres ne seront jamais à plus de 30° de hauteur.

Privilégiez les cibles entre 30° et 80° de hauteur en tenant compte de la rotation apparente du ciel. Parfois vous n’aurez pas le choix, certains astres ne seront jamais à plus de 30° de hauteur. Simulation du ciel par Stellarium™

6. Sous les meilleurs ciels : emportez Stellina et Vespera avec vous

Conseil 12 : partez à la recherche de meilleurs ciels avec votre station d’observation.

Un des avantages de Stellina et Vespera par rapport à des télescopes classiques est leur facilité de transport et d’installation. C’est particulièrement le cas de Vespera qui est tellement compact que vous pouvez l’emporter partout avec vous, en randonnée en montagne ou en avion en bagage cabine. C’est donc l’occasion de partir à la conquête de ciels de qualité exceptionnelle qui vous permettront d’obtenir encore davantage de votre instrument.

Alors où aller ?

  • Un week-end à la campagne loin de la pollution lumineuse (et atmosphérique) des villes. Grâce à l’alimentation par batterie des stations d’observation vous pouvez vous installer au beau milieu d’un champ. Personne ne viendra perturber vos observations
  • Un séjour à la montagne en altitude : le ciel y est souvent plus transparent et éloigné de toute lumière artificielle, même à l’oeil nu vous verrez plus d’étoiles. Emportez Vespera dans votre sac à dos en altitude pour un bivouac nocturne.
  • Certains pays ou certaines régions du globe ont des conditions climatiques spécifiques qui permettent de bénéficier d’une qualité de ciel exceptionnelle. C’est l’occasion de planifier votre prochain voyage avec Stellina ou Vespera parmi les destinations les plus réputées pour la pureté de leur ciel : parcs nationaux de l’Arizona et de l’Utah aux Etats-Unis, îles Canaries dans l’Atlantique Nord, Pic du Midi en France, désert d’Atacama au Chili, Namibie en Afrique Australe, réserve internationale de ciel noir Aorzaki Mackenzie en Nouvelle-Zélande, île de Mauna Kea dans l’archipel d’Hawaii…
Observation avec Stellina depuis la Namibie, un des meilleurs ciels sur la planète.

Observation avec Stellina depuis la Namibie, un des meilleurs ciels sur la planète.

 

La mesure de la qualité du ciel : l’échelle de Bortle

L’échelle de Bortle, du nom de son créateur, comporte 9 niveaux qui permettent de qualifier la noirceur et la pureté du ciel et donc la qualité des observations astronomiques que l’on peut réaliser. L’échelle va de 1 pour un ciel excellent à 9 pour un ciel très illuminé dans le centre des grandes agglomérations (on distingue alors extrêmement peu d’étoiles à l’oeil nu).
Il existe des cartes en ligne qui indiquent les niveaux de pollution lumineuse et de qualité du ciel que vous pouvez consulter pour rechercher votre prochaine destination. Gardez à l’esprit que des circonstances temporaires peuvent changer localement la qualité du ciel… et que la météo doit également être de votre coté.

https://www.lightpollutionmap.info

7. Prolongez l’expérience : capturez plus longtemps et gérez l’alimentation du télescope.

Conseil 13 : réalisez des captures plus longues pour obtenir une image de meilleure qualité.

C’est le processus automatique d’accumulation d’images qui permet à Stellina et Vespera de vous montrer les objets de l’univers de façon éclatante et en couleur. L’application Stellinapp recommande un temps d’observation minimum selon l’objet pour accumuler suffisamment d’images et obtenir un bon résultat. Vous pouvez cependant obtenir un résultat encore meilleur si vous doublez le temps d’acquisition recommandé, particulièrement avec les astres de plus faible luminosité.

Conseil 14 : utilisez des batteries appropriées et ayez en une en réserve.

Réaliser des captures plus longues implique de disposer d’un alimentation suffisante. Stellina fonctionne avec des batteries amovibles. Vous pouvez donc en avoir plusieurs avec vous pour durer toute la nuit. Assurez vous que vos batteries respectent les caractéristiques requises : 5,1 volts et 2,4 ampères minimum. Une batterie de 10 000 mAh vous permet de tenir jusqu’à 5 heures mais gardez à l’esprit que si vous observez par temps froid, la charge de la batterie durera moins longtemps. Utilisez un câble court pour relier la batterie au télescope afin de limiter les déperditions d’énergie.

 

Récapitulatif

Conseil 1 : observez quand la transparence du ciel est maximum.
Conseil 2 : observez quand la turbulence est au minimum.
Conseil 3 : éloignez vous le plus possible des sources de lumière artificielles.
Conseil 4 : observez après le crépuscule astronomique.
Conseil 5 : observez quand la lune est invisible ou en fin croissant.
Conseil 6 : sortez Stellina/Vespera 1 heure avant votre observation.
Conseil 7 : évitez d’installer Stellina/Vespera sur des surfaces bétonnées ou goudronnées. Préférez l’herbe ou la terre.
Conseil 8 : installez votre station d’observation sur un sol stable.
Conseil 9 : observez quand il n’y a pas de vent ou placez le télescope à l’abri du vent.
Conseil 10 : évitez toute vibration dans l’environnement immédiat du télescope.
Conseil 11 : observez des objets situés à plus de 30° au dessus de l’horizon et à moins de 80°.
Conseil 12 : partez à la recherche de meilleurs ciels avec votre station d’observation.
Conseil 13 : réalisez des captures plus longues pour obtenir une image de meilleure qualité.
Conseil 14 : utilisez des batteries appropriées et ayez en une en réserve.

 

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Les grands événements astronomiques d’octobre 2021

Le mois d’octobre sera marqué par un défilé de planètes, des pluies de météores et bien plus encore.

La 75e fête annuelle des étoiles du Nebraska en 2018, au crépuscule. Crédit : Dave Dickinson

Octobre compte parmi les mois que nous préférons pour l’astronomie. Non seulement les températures sont plus fraîches dans l’hémisphère nord, mais les nuits rallongent : il n’est plus nécessaire d’attendre 22 h pour avoir un ciel véritablement sombre.

Le ciel d’octobre : au nord, la Voie lactée estivale s’éloigne vers l’ouest à la tombée de la nuit, tandis que l’astérisme Triangle d’été, composé de Véga, Altaïr et Deneb, est toujours bien présent. À l’est viennent Pégase et les Poissons, dont les grands espaces inoccupés ouvrent une fenêtre sur des galaxies lointaines.

Parallèlement, dans le ciel de l’hémisphère sud, les trois étoiles brillantes Fomalhaut, Achernar et Canopus occupent le devant de la scène stellaire, tout comme les deux célèbres galaxies naines satellites de la nôtre : le Grand et le Petit Nuage de Magellan.

Pour l’anecdote : au XIXe siècle, avant l’avènement de l’astrophotographie, la plupart des astéroïdes étaient découverts à l’œil nu, sous la forme d’« étoiles » peu brillantes, qui changeaient lentement de position d’une nuit sur l’autre. Au cours de cette époque révolue, le nombre d’astéroïdes observés en septembre et octobre dépassait toute autre période de l’année. Et pour cause : la zone relativement vide de l’écliptique passant par les Poissons permettait de repérer facilement les astéroïdes qui se trouvaient par hasard près du périhélie à ce moment-là, alors qu’en été et en hiver, la Voie lactée peuplait le ciel crépusculaire de ses myriades d’étoiles.

Pleine lune capturée par Capitaine Nautilus, utilisateur de Stellina en Suisse.

La lune en octobre 2021 : la nouvelle lune apparaîtra le 6 octobre et la pleine lune sera visible le 20 octobre. Ce sera la Lune du chasseur, nommée ainsi parce qu’elle éclaire les parties de chasse pendant encore quelques heures avant l’arrivée de l’hiver. Malheureusement, octobre ne comptera aucune éclipse ni occultation lunaire intéressante ; il faudra attendre le mois prochain pour profiter de la seconde et dernière saison des éclipses de 2021, dont le coup d’envoi sera une intense éclipse partielle de lune le 19 novembre.

Le 15 octobre au crépuscule. Crédit : Stellarium.

Les planètes à observer en octobre 2021 : ce mois-ci, Saturne et Jupiter seront immanquables, à l’est au crépuscule. Vénus dominera le ciel occidental après le coucher du soleil, atteignant sa plus grande élongation à 47 degrés à l’est du soleil le 29 octobre, à une magnitude de -4,5. Il sera même possible d’apercevoir Vénus en plein jour… si vous savez exactement où regarder dans un beau ciel bleu. Le 9 octobre sera une date de choix pour s’adonner à cet exercice de gymnastique visuelle, en prenant comme point de repère la lune croissante, toute proche.

De son côté, Mercure, visible à l’aube, atteindra sa dernière élongation maximale de 2021, à 18 degrés à l’ouest du soleil le 25 octobre. Seule la timide Mars sera absente de la scène nocturne ce mois-ci, puisque dans le cadre de sa conjonction solaire, elle se trouvera de l’autre côté du soleil le 8 octobre.

Pluies de météores : début octobre, la saison des Taurides battra son plein et les bolides de la comète 2P/Encke redoubleront d’activité. En effet, cette année, le pic est prévu pour le 10 octobre, date à laquelle la lune croissante sera absente pendant une bonne partie de la nuit. L’International Meteor Organization nous signale également potentiellement un sursaut surprise de la comète périodique 15P/Finlay dans la constellation méridionale de l’Autel dans la nuit du 7 octobre.

Les comètes : à propos des comètes, la comète 29P/Schwassmann-Wachmann 1 a offert aux observateurs la surprise d’un quadruple sursaut fin septembre, la portant à une magnitude d’environ +11. Un nouveau sursaut « pourrait » l’amener à une magnitude de +10 ou plus, visible à l’aide d’un petit télescope ou de jumelles. La comète 29P se trouve actuellement dans la constellation du Cocher, haut dans le ciel nordique quelques heures avant l’aube.

Zoom sur le ciel profond (hémisphère nord) : M31 – Si vous regardez les cartes stellaires du siècle dernier, vous verrez un objet curieux nommé « nébuleuse d’Andromède ». Observée avant même l’invention des télescopes, cette tache dans la constellation du même nom figure dans le catalogue de Charles Messier sous la référence M31. C’est au sein d’Andromède que l’astronome Edwin Hubble a découvert une céphéide, ce qui lui a permis de calculer l’immense distance de cette étoile variable. Cette célèbre observation s’accompagnait d’une révélation étonnante : à 2,5 millions d’années-lumière, M31 était une galaxie, un « univers autonome » à part entière. Avec son voisin M33, dans la constellation du Triangle, M31 compte parmi les objets les plus éloignés que l’on puisse observer à l’œil nu. En plus de son noyau lumineux capable de remplir le champ de vision des télescopes, ses extensions couvrent trois degrés complets, soit l’équivalent de six pleines lunes.

La galaxie d’Andromède (M31) capturée par le smart télescope Vespera.

Dans quelque 4 milliards d’années, la Voie lactée et la galaxie d’Andromède fusionneront en une méga-galaxie massive, surnommée « Milkomeda ».

Zoom sur le ciel profond (hémisphère sud) : lorsque Ferdinand Magellan effectue son voyage historique autour du monde en 1519, son équipage remarque deux « nuages » lumineux qui constituent des points fixes dans le ciel profond de l’hémisphère sud. Bien que d’autres avant eux aient déjà observé ces objets, ce sont les noms Grand Nuage de Magellan (GNM) et Petit Nuage de Magellan (PNM) qui entrent dans la postérité. Aujourd’hui, nous savons que ces « nuages » sont en réalité des galaxies satellites irrégulières de notre propre Voie lactée.

Le GNM et le PNM au centre du champ de vision du satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA. Crédit : NASA/MIT/TESS/Ethan Kruse.

Le Grand Nuage de Magellan (GNM) et le Petit Nuage de Magellan (PNM) au centre du champ de vision du satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA. Crédit : NASA/MIT/TESS/Ethan Kruse.

Le GNM se trouve à 163 000 années-lumière de la Terre, dans la constellation de la Dorade, tandis que le PNM se trouve à 200 000 années-lumière de notre planète, dans la constellation du Toucan. Toutes deux visibles haut dans le ciel de l’hémisphère sud en octobre, au crépuscule, ces galaxies sont des objets exceptionnels, que nombre d’astronomes « nordistes » souhaitent observer au moins une fois dans leur vie, quand ils se rendent de l’autre côté de l’équateur.

Objet défi (hémisphère nord) : en 1995, les astronomes découvrent pour la première fois une planète en orbite autour d’une étoile de la séquence principale. 51 Pegasi b est ainsi découverte grâce à la méthode des vitesses radiales, en recherchant les tiraillements de l’étoile primaire induits par un compagnon invisible. Bien que l’exoplanète elle-même ne soit pas visible, le système 51 Peg auquel elle appartient affiche une magnitude correcte, de +5,5, facilement observable avec un petit télescope en octobre, environ à mi-chemin entre Alpha et Beta Pegasi, au bord de l’astérisme Grand carré de Pégase.

Objet défi (hémisphère sud) : quelle est l’étoile la plus proche de notre système solaire ? Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas Alpha du Centaure, qui brillera au sud-ouest, dans le ciel crépusculaire en octobre. Non, il s’agit de la troisième roue du carrosse dans ce même système stellaire : la naine rouge de magnitude +11 Proxima Centauri, située à environ 2 degrés. Distante de 4,2 années-lumière, Proxima tourne autour de la paire Alpha-Beta en 1,5 millions d’années.

À la recherche de Proxima. Crédit : Stellarium.

En 2021, nous avons connaissance de deux exoplanètes en orbite autour de Proxima : un « Jupiter chaud » affichant 1,6 fois sa masse et une orbite rapide de cinq jours ; et un objet dont la masse équivaut à sept Jupiter et qui tourne autour de Proxima en cinq ans. N’hésitez pas à observer Proxima et demandez-vous si l’homme franchira un jour le pas interstellaire vers ces mondes fascinants.

Les grands événements astronomiques d’octobre 2021

06/10 : nouvelle Lune

07/10 : sursaut dans la constellation de l’Autel ?

08/10 : Draconides ?

10/10 : pleine saison des Taurides

20/10 : Lune du chasseur

21/10 : pic des Orionides

25/10 : Mercure en élongation maximale (à l’aube)

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Les satellites Spire sont prêts pour le cycle solaire 25

La constellation de nano-satellites Spire, unique en son genre, fournit la météo spatiale en temps réel.

Parfois, pour observer l’espace, il faut savoir baisser les yeux. Ce principe s’applique particulièrement à la météorologie spatiale, souvent marquée par les interactions de notre planète avec notre soleil et ses vents fréquents. À l’ère de la mondialisation et de la technologie, notre société moderne est de plus en plus fragile face aux phénomènes de la météorologie spatiale, dans un contexte où le cycle solaire 25 s’annonce intense.

Et les satellites Spire furent

Modéliser et comprendre les phénomènes observés à travers le monde : tels sont les objectifs de Spire Global Inc. et sa constellation de satellites Lemur. Héliosynchrone et placé dans l’orbite terrestre basse (OTB), le premier satellite Lemur a été lancé par une fusée russe Dnepr en 2014. 110 satellites plus tard, seule la constellation Starlink de SpaceX est plus nombreuse que la constellation de Spire.

Spire met en avant l’aspect innovant des données produites par son système : transmises directement « de l’espace vers le cloud », elles constituent une source fournie de modèles météorologiques pour l’industrie maritime, l’aviation et d’autres outils. Pour cela, Spire utilise une série d’instruments qui analysent en temps réel une tranche de l’atmosphère située sous les satellites. Caractéristique cruciale dans le domaine de la météo spatiale, Spire modélise même l’ionosphère via des occultations radio au-dessus de l’horizon. Il faut savoir que souvent, des turbulences (appelées scintillations) peuvent perturber, voire totalement déboussoler les GPS, surtout lorsque l’activité solaire est intense.

À noter que les données analytiques de Spire sont en accès libre. La National Oceanic and Atmospheric Administration américaine a récemment signé un contrat avec Spiral Global pour obtenir des données quotidiennes via l’occultation radio, l’objectif étant d’améliorer l’exactitude des prévisions météorologiques dans le monde entier. C’est la première fois que la NAOO acquiert une telle quantité de données météorologiques grand public.

Cette météorologie dans le cloud promet de jouer un rôle important à mesure que le cycle solaire 25 montera en puissance. En effet, notre Soleil traverse un cycle de 11 années ponctuées de taches solaires et d’inversions de la polarité nord-sud sur une période de 22 ans décrite par Hale. Le cycle solaire 24, le moins intense du XXe siècle, nous a offert un certain répit. Néanmoins, à en juger par le début de l’année 2021 et les récentes taches solaires, le cycle 25 pourrait être intense, lors de son niveau maximal en 2025. Déjà cette semaine, plusieurs groupes de taches solaires volumineuses (un record ces dernières années) sont visibles en direction de la Terre.

La météo spatiale et la crainte d’une petite catastrophe pour la Terre

Tout un arsenal de satellites météo et d’observatoires aux quatre coins du monde surveillent le soleil 24 heures sur 24. De fait, l’activité de l’ionosphère présente un intérêt déterminant. Une éjection de masse coronale en direction de la Terre de type éruption X peut aveugler les satellites et obliger l’équipage de la Station spatiale internationale à s’abriter au centre de l’ISS. Sur Terre, une éruption solaire intense peut entraîner des aurores boréales loin des pôles et semer le chaos parmi les lignes de communication et de transmission. C’est ainsi qu’en 1859, lors de l’événement de Carrington, les télégraphes ont pris feu et les aurores boréales ont été visibles jusque dans les Caraïbes. Inutile de préciser que de nos jours, dans notre société dépendante des technologies, une telle éruption serait une petite catastrophe.

D’où l’importance cruciale de surveiller la météo spatiale. Or la constellation innovante de nanosatellites Spire comble précisément des lacunes dans notre compréhension de l’environnement météorologique spatial qui nous entoure.

 

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Comment observer la mission Inspiration4 cette semaine ?

Inspiration4, la mission historique de SpaceX habitée à 100 % par des civils, sera visible pour quiconque sait où regarder.

Inspiration4 dans l’espace, telle que vue par un artiste. Source : SpaceX.

Les vols habités s’apprêtent à connaître une véritable révolution.

Le décollage d’Inspiration4 est prévu depuis le pas de tir LC-39A le mercredi 16 septembre à 00:02 UTC/20:02, heure de Paris. Pour rappel, en leur temps, le pas de tir LC-39A a accueilli les missions Apollo et la navette spatiale américaine (Space Shuttle).

L’équipage d’Inspiration4 sera composé de Jared Isaacman, Hayley Arceneaux, Christopher Sembroski et Sian Proctor. Les fonds levés pour cette mission ainsi que les profits générés seront reversés à l’hôpital St Jude.

Le vaisseau Crew Dragon Resilience décollera ce soir, porté par une fusée Falcon 9/Block 5 qui en sera à son troisième vol. Après le lancement et le déploiement, la fusée de lancement Falcon Stage 1 atterrira sur la barge de récupération en mer Just Read the Instructions.

Quant à l’équipage, il passera trois jours dans l’espace, avant d’amerrir le dimanche 19 septembre dans l’océan Atlantique, où il sera récupéré par le navire SpaceX GO Navigator.

Inspiration4 se placera dans l’orbite terrestre basse (OTB), comme l’ISS, à un angle de 51,6 degrés par rapport à l’équateur et une distance de 590 km, faisant le tour de la Terre en 90 minutes.

Comment observer Inspiration4 ?

Bonne nouvelle : grâce à cet angle aigu, Crew Dragon Resilience et Inspiration4, tout comme la Station spatiale internationale, seront visibles pendant la majeure partie de leur orbite. Bien sûr, la capsule de 8,1 mètres ne brillera pas aussi fort que l’ISS, mais elle atteindra malgré tout une magnitude très correcte de +1 à son zénith.

De plus, si le lancement se fait effectivement à l’heure annoncée, la fusée pourrait être visible pendant les premières minutes de son parcours le long de la côte est américaine. En effet, les fusées tirées depuis la Floride ont parfois été visibles jusque dans l’État de Virginie, illuminant l’aube ou le crépuscule d’un spectacle magnifique.

Le site Heavens-Above devrait suivre la mission une fois qu’elle sera en orbite, probablement sous la référence NORAD COSPAR ID 2021-083A. Lorsque l’on saisit dans Orbitron les paramètres orbitaux à deux lignes fournis par le site de suivi de satellites de Marco Langbroek, les résultats indiquent que les premiers passages d’Inspiration4 devraient être bien visibles dans des latitudes de 20-50 degrés nord à l’aube, et 10N à 30S au crépuscule. Nous indiquerons où observer Inspiration4 dans le monde entier sur Twitter depuis le compte @Astroguyz.

Pour observer Dragon et Inspiration4, il suffira de parcourir du regard le ciel à l’aube et au crépuscule ; aucun instrument ne sera nécessaire si vous savez où et quand regarder. En effet, aux premières heures du jour et de la nuit, les satellites situés dans l’OTB réfléchissent les rayons du soleil et s’apparentent à des étoiles en mouvement continu.

Du côté des vols habités, l’orbite terrestre n’a jamais été aussi peuplée. Cette semaine, l’être humain est présent :

– dans la Station spatiale internationale, 7 membres d’équipage ;

– dans la nouvelle station chinoise Tiangong, 3 membres d’équipage (qui pourraient revenir sur Terre dès vendredi) ;

– Inspiration4, 4 membres d’équipage. Soit au total 14 hommes et femmes dans l’espace.

Le record précédent était de 13 personnes simultanément dans l’espace le 14 mars 1995 : 7 astronautes à bord de la navette spatiale STS-67 Endeavor, 3 cosmonautes à bord de la station Mir et 2 cosmonautes ainsi qu’un astronaute à bord de Soyouz TM21.

Mais ce n’est pas fini ! Axiom Space prévoit un partenariat avec SpaceX afin d’envoyer des touristes de l’espace vers l’ISS, en sachant que la première mission pourrait décoller dès janvier 2022.

Ces touristes de l’espace sont-ils l’avenir des vols habités ? Certains affirmeront-ils à nouveau que les milliardaires n’ont pas leur place dans l’espace, comme lors des vols récents de Blue Origin et Virgin Galactic ? Utilisera-t-on le terme « privonautes » pour désigner ces astronautes d’un nouveau genre ?

Quel que soit votre avis sur la question, n’hésitez pas à observer la mission Inspiration4 lorsqu’elle passera au-dessus de votre tête cette semaine, porteuse d’un merveilleux potentiel pour l’avenir.

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Alerte : impact sur Jupiter

La semaine dernière, un objet est entré en collision avec la plus grande planète du système solaire.

Source image principale : Société Lorraine d’Astronomie (capture d’écran).

Toujours rester à l’affût de l’inattendu, même lors des observations de routine. Car l’inattendu : c’est exactement ce qui s’est produit la semaine dernière, quand en Amérique du Sud et en Europe, une lumière vive a été observée sur Jupiter.

L’impact : il a frappé vers 22:39:37 UTC, 00:39:37 heure de Paris, le 13 septembre dans la zone équatoriale de Jupiter. Un événement qui coïncidait avec le passage d’Io, l’une des lunes galiléennes les plus proches de Jupiter, dont l’ombre était alors projetée sur les nuages joviens. On doit probablement ce flash lumineux à une comète ou un astéroïde de plusieurs mètres, prenant feu dans l’atmosphère de la planète. À noter qu’aucune trace d’impact n’a été observée les soirs suivants. Suite à cette découverte, les observateurs du monde entier se sont empressés de passer au crible les vidéos et photos capturées pendant ce créneau horaire, plusieurs d’entre eux confirmant la lumière et l’impact en question. La nouvelle de cet impact a rapidement fait le tour du monde de l’astronomie via les forums Internet et les réseaux sociaux, notamment Twitter, où l’alerte avait été donnée en premier.

Cet impact est survenu dans une configuration idéale, puisque Jupiter était en opposition le mois dernier. Comme son nom l’indique, l’opposition désigne le moment où Jupiter se trouve à l’opposé du soleil par rapport à la Terre, se levant à l’est pendant que le soleil se couche à l’ouest. Jupiter fait le tour du soleil en 11 années et se trouve en opposition environ tous les 13 mois, se déplaçant alors d’une constellation vers l’est le long du zodiaque. Jupiter tourne par ailleurs très vite sur elle-même, en 10 heures. Il est donc possible d’observer la totalité de la planète pendant l’opposition, en une seule nuit.

Historique des impacts : bien entendu, d’aucuns ont encore à l’esprit le plus célèbre des impacts planétaires, entre la comète Shoemaker-Levy 9 et Jupiter en 1994. Alors qu’à l’époque, ce genre d’impact passait pour relativement rare, ce ne sont pas moins de sept collisions avec Jupiter qui ont été observées en 25 ans, depuis cette explosion jovienne. Force est de rendre hommage aux technologies modernes d’imagerie planétaire, qui permettent une couverture photo et vidéo presque continue de Jupiter. Avant le XXIe siècle, combien d’impacts ont échappé aux regards, même les plus avertis ?

À l’heure actuelle, les astronomes spécialisés dans les planètes estiment que Jupiter est en quelque sorte le gardien de but du système solaire interne : la planète dévie et absorbe les nombreuses intrusions provenant du lointain système solaire externe. D’ailleurs, les comètes ont 40 % de chances de voir leur orbite altérée en périhélie par Jupiter, comme ce fut le cas de la célèbre comète Hale-Bopp : à la fin des années 1990, son orbite avait été raccourcie de plusieurs milliers d’années.

Alors n’oubliez pas d’ouvrir l’œil, même lorsque vous ne cherchez rien en particulier… On ne sait jamais ce que nous réserve l’espace !

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Le temps de l’équinoxe : les grands événements astronomiques de septembre 2021

 

Septembre est un mois d’équinoxe : dans l’hémisphère nord, les nuits rallongent, pour notre plus grand plaisir, avant l’arrivée des températures hivernales.

Le ciel de septembre : la Voie lactée continue de se déployer dans toute sa majesté après le crépuscule. Au nord, le célèbre astérisme dénommé « Triangle d’été » trône haut dans le ciel, lui qui est délimité par les trois étoiles Deneb, Altaïr et Véga.

Signifiant « nuit égale », l’équinoxe désigne un événement semestriel au cours duquel (en mars et en septembre) l’axe de rotation de la Terre se trouve à 90 degrés par rapport au soleil, si bien que la nuit et le jour font la même durée dans le monde entier. Par bien des aspects, la saison des équinoxes est une période très spéciale, notamment marquée par les éclipses de GEOSat. Ainsi, pendant plusieurs semaines avant et après l’équinoxe, les satellites placés en orbite géostationnaire ou géosynchrone semblent briller très brièvement dans le ciel, avant de disparaître dans l’ombre de la Terre. Autre phénomène à surveiller pendant cette période, les aurores boréales battent leur plein. Longtemps resté mystérieux, ce pic d’activité deux fois par an a finalement été expliqué par l’effet Russell-McPherron, selon lequel les vents solaires s’engouffrent dans des fissures au niveau du champ magnétique de la Terre. Or pendant la période de l’équinoxe, le champ magnétique de la Terre se trouve à son angle le plus faible. À noter que 2021 voit se terminer un minimum solaire profond, alors que débute véritablement le cycle solaire 25. Ce nouveau cycle brillera-t-il par son éclat ou par sa banalité ? La question ne fait pas encore consensus, mais le fait est que la fin du mois d’août a été marquée par un regain d’activité solaire dans le monde entier.

La lune en septembre 2021 : le premier quartier apparaîtra le 13 septembre, tandis que le dernier quartier sera visible le 28 septembre. Par conséquent, la face cachée de la lune dominera du 1er au 13 septembre (période la plus propice à une observation du ciel profond la nuit), en sachant que la nouvelle lune sera présente aux alentours du 7 septembre, puis à nouveau les 29 et 30 septembre. Bien entendu, la lune elle-même est un objet fascinant à étudier, notamment lors du premier et du dernier quartier, où les sommets et cratères sont particulièrement contrastés dans la partie éclairée par le soleil / le terminateur.

Les planètes à observer en septembre 2021 : ce mois-ci, les amateurs de ciel nocturne ne seront pas en reste, puisqu’ils pourront distinguer l’ensemble des planètes visibles à l’œil nu tout de suite après le coucher de soleil. Mars sera la planète la plus difficile à trouver, elle qui se trouvera à seulement 12 degrés du soleil au début du mois, bien en dessous de Mercure et de Vénus, à l’ouest. Les géantes gazeuses Jupiter et Saturne seront les reines de la nuit, se levant à l’est, après leur opposition le mois dernier. Les plus audacieux tenteront d’observer, à la jumelle ou au télescope, Neptune : d’une magnitude de +8, elle se trouvera en Verseau ce mois-ci. Pour l’anecdote, Neptune a été découverte dans cette même constellation en 1846, après des prédictions de l’astronome Urbain Le Verrier. Depuis, elle a achevé un seul tour complet autour du Soleil, il y a dix ans.

Objet star (hémisphère nord) : M57, Nébuleuse de la Lyre – Elle est l’un des tout premiers objets que j’ai cherché à observer dans le ciel profond. Située dans la constellation de la Lyre, M57 est une nébuleuse planétaire fine facile à repérer entre les étoiles brillantes bêta et gamma Lyrae. À la jumelle, dans un ciel bien sombre, je distingue à peine l’anneau éthéré de M57, qui saute vraiment aux yeux au télescope. M57 se trouve à environ 2 300 années-lumières de la Terre.
Il s’agit là d’une étoile en fin de vie, qui, dans un dernier souffle, éjecte un mélange de gaz et de poussière dans l’espace. Au centre de M57, se trouve une naine blanche à une magnitude de +15 difficile à observer. Notre soleil connaîtra-t-il le même sort dans quelque 5 milliards d’années, donnant naissance à une nébuleuse planétaire qui éblouira les futurs habitants de la Voie lactée ? Une étude de 2013 (en anglais) sème le doute… Bon à savoir : les nébuleuses planétaires n’ont de planétaire que leur nom. Néanmoins, parce que les premiers astronomes trouvaient qu’elles ressemblaient à des planètes, Charles Messier décida d’utiliser cet adjectif dans son célèbre catalogue du ciel profond.

Objet star (hémisphère sud) : l’Amas du Canard sauvage, M11 – Les observateurs ont souvent tendance à négliger les amas ouverts. C’est toutefois regrettable, puisque ces groupes d’étoiles moins concentrés sont malgré tout suffisamment éclatants pour attirer l’œil, même dans un contexte de pollution lumineuse. Or M11 fait partie de mes préférés. Je l’associe souvent à la constellation de l’Aigle : il se trouve juste à côté de la queue, dans la minuscule constellation de l’Écu de Sobieski.
Situé dans une déclinaison sud légèrement supérieure à -6, M11 est un objet fin, quel que soit l’hémisphère. Distant de 6 200 années-lumières, M11 occupe le bras du Sagittaire au sein de la Voie lactée, du côté du centre galactique. À la lunette, M11 arbore un aspect poudré, tel du sucre.

Objet défi (hémisphère nord) : lorsque vous observerez M57 dans la constellation de la Lyre, profitez-en pour tenter de démêler la célèbre « double double » epsilon Lyrae. Ce système de quatre étoiles se trouve à environ 1,5 degrés de la brillante Véga. S’il est relativement aisé de distinguer la paire de 210”, la paire dans la paire est plus compliquée à observer, chaque double étoile étant séparée par seulement 2,5”. À noter que cet incroyable système se trouve à 162 années-lumières de la Terre.

Objet défi (hémisphère sud) : elles sont l’ironie du ciel nocturne… Les naines rouges, objet stellaire le plus courant de l’univers, ne sont pas visibles à l’œil nu. L’une des plus éclatantes, AX Microscopium, se trouve à une magnitude de +6,6, dans l’obscure constellation du Microscope. Distante de 12,9 années-lumières, cette étoile est un parfait exemple de naine rouge solitaire proche, à rayer de votre liste des objets à observer au moins une fois dans sa vie. Les coordonnées d’AX Microscopium sont les suivantes : AD : 21 heures 18’ 35”, déclinaison -38 degrés 46’ 49”.

Les grands événements astronomiques de septembre 2021
07/09 : nouvelle lune
14/09 : élongation de Mercure à son maximum (27 degrés à l’est du soleil au crépuscule)
14/09 : Neptune en opposition
15/09 : saison des éclipses de GEOSat
17/09 : comète 6P/d’Arrest au périhélie (magnitude +9, 93 degrés à l’est du soleil en Sagittaire au crépuscule)
20/09 : pleine lune de l’équinoxe d’automne
20/09 : depuis le Mexique et les États-Unis, (762) Pulcova cache une étoile de magnitude +7, dans ce qui sera l’occultation stellaire la plus puissante par un astéroïde en 2021.
22/09 : équinoxe d’automne
23/09 : saison des aurores boréales

 

Conseils & Actu

Initialisation de Stellina & Vespera : comment ça marche ?

Vous observez la voûte céleste depuis une planète, la Terre, qui voyage en orbite autour du soleil à la vitesse d’environ 30 km par seconde. En plus, la Terre tourne sur elle-même en effectuant une rotation complète toutes les 23 heures 56 minutes et 4 secondes.
Par conséquent, selon votre localisation et selon la date et l’heure à laquelle vous observez, les étoiles et constellations visibles ne sont pas toujours les mêmes. Leurs positions évoluent même en permanence au cours de votre observation.
Dans ces conditions, pointer précisément un astre (souvent invisible à l’oeil nu) avec un télescope et suivre son mouvement pour capturer des images nettes représente un vrai challenge technique. Il est indispensable qu’un télescope soit installé de manière rigoureuse et précise en tenant compte des informations de date et de localisation.

Cette video en accéléré montre le mouvement apparent des étoiles causé par la rotation de la Terre. La position des astres change en permanence.

Avec un télescope classique, la procédure d’installation nécessaire pour être pleinement opérationnel et commencer à photographier des objets célestes peut demander entre 1/2 heure et 1h même à un astronome amateur expérimenté. Avec Stellina ou Vespera en revanche, cela ne nécessite que quelques minutes et aucune connaissance technique particulière.
Voici en détails comment se déroule l’installation et l’initialisation des stations d’observation de Vaonis et pourquoi l’opération est bien plus simple et rapide qu’avec un télescope classique.

1. Conditions préalables pour une initialisation réussie

1.1 Conditions extérieures

En dehors de l’observation du Soleil qui nécessite des filtres appropriés, pour initialiser les deux télescopes en vue d’une observation nocturne il est nécessaire qu’il fasse suffisamment nuit et que les étoiles soient visibles. Il n’est pas indispensable d’attendre la nuit complète. Les stations d’observation peuvent être initialisées dès le crépuscule nautique, c’est-à-dire quand le soleil est descendu en dessous de 6° sous l’horizon. Cependant, le temps d’initialisation de Stellina & Vespera sera plus court si la nuit est bien noire.
Le ciel doit également être suffisamment dégagé. En cas de couverture nuageuse importante, l’initialisation risque d’échouer. Dans ces circonstances, de toute façon, la plupart des observations sont impossibles.

Initialisation de Stellina

Dès que suffisamment d’étoiles commencent à être visibles à l’oeil nu, vous pouvez lancer l’initialisation de Stellina. En cas d’échec, attendez qu’il fasse un peu plus noir ou assurez vous que la région du ciel visée est bien dégagée.

1.2 Mise à niveau du trépied

S’il y a une étape de l’installation de Stellina et Vespera qui est commune à celle d’un télescope classique, c’est celle-ci. Il est indispensable que le pied soit installé de façon horizontale. Cela doit être réalisé manuellement en ajustant la longueur de chaque patte et en contrôlant le niveau à bulle de sorte que la bulle se place exactement au centre du cercle noir.

Astuce : Observez bien le niveau à bulle depuis le dessus pour être sûr du placement de la bulle. En effet, si vous regardez sous un autre angle, l’effet de parallaxe peut laisser croire que la bulle est au centre du cercle alors que ça n’est pas le cas.

niveau à bulle

Le niveau à bulle de Stellina permet d’installer le télescope de façon parfaitement horizontale. Cet ajustement est nécessaire pour que le pointage et le suivi soient plus efficaces.

2. En quoi consiste l’initialisation d’un télescope ?

2.1 Pourquoi l’initialisation est nécessaire ?

La mise en service de Stellina et Vespera est beaucoup plus rapide que celle d’un télescope classique : moins de 5 minutes dans de bonnes conditions contre plus d’une heure pour un équipement classique. Cela est en partie dû au fait que les manipulations à réaliser sont moins nombreuses. Mais surtout, une étape particulière assez longue et complexe à réaliser avec un télescope classique est totalement automatisée avec Stellina et Vespera : la synchronisation avec la voute céleste.

Comme il a été expliqué plus haut, l’aspect de la voûte céleste change en permanence. Pour pouvoir utiliser un télescope et capturer de images de l’univers, l’instrument doit être parfaitement synchronisé avec l’orientation et la rotation du ciel. Il doit tenir compte de l’heure ainsi que de sa localisation géographique de façon très précise. Les axes de la monture doivent également être orientés d’une façon particulière. C’est ainsi que le télescope peut déterminer la position des étoiles et est en mesure d’actionner ses moteurs pour pointer et suivre l’astre que l’on souhaite observer.

Ecran d'initialisation dans Stellinapp

Avec Stellina et Vespera, la synchronisation avec la voûte céleste est réalisé en 2 ou 3 minutes en appuyant simplement sur un bouton dans l’application.

2.2 Stellina / Vespera : initialisation automatique par calibration astrométrique

L’initialisation de Stellina et Vespera se déroule en quatre étapes principales dont vous pouvez suivre la progression dans Stellinapp.

Etape 1 : La géolocalisation et synchronisation horaire

Pour fonctionner correctement les stations d’observation doivent avant tout connaitre de façon précise l’heure ainsi que leur position géographique. Ces informations sont obtenues par l’intermédiaire de l’appareil connecté que vous utilisez pour contrôler les télescopes.
Si Stellinapp indique qu’il n’est pas en mesure d’obtenir les coordonnées géographiques de votre lieu d’observation, cela signifie que votre smartphone ou votre tablette n’ont pas de GPS intégré ou bien celui-ci est désactivé. Vous pouvez le cas échéant saisir manuellement vos coordonnées géographiques (longitude et latitude).

Etape 2 : L’astrométrie

Stellina et Vespera doivent déterminer leurs orientations par rapport au ciel et à l’horizontale (bien que l’alignement horizontal ait été réalisé manuellement avec le niveau à bulle, il peut être nécessaire de le corriger pour encore plus de précision).

Pour cela, nos stations utilisent la méthode de calibration astrométrique aussi appelée « plate-solving« . Elle consiste à comparer le champ d’étoiles capturé par le télescope avec une base de données afin de reconnaitre la région du ciel visée :

  1. La station d’observation vise une zone aléatoire du ciel.
  2. Elle capture une première image des étoiles brillantes.
  3. L’ordinateur embarqué analyse l’image obtenue pour y définir des motifs formés par des groupes d’étoiles.
  4. Les motifs sont comparés avec une base de données interne pour y rechercher une correspondance et ainsi identifier la région du ciel visée.

En cas d’échec, la station d’observation pointe une autre région du ciel et tente à nouveau l’opération de calibration astrométrique. La plupart du temps, l’opération est un succès dès la première tentative. Les raisons d’un échec peuvent être par exemple la présence de nuages ou de brume dans la portion du ciel visée.

Etape 3 : L’activation du suivi

Pour rester « synchronisées » avec le ciel, Stellina et Vespera doivent suivre le mouvement apparent des astres causé par la rotation de la terre. Le suivi est réalisé par l’activation en continu des moteurs sur les deux axes du télescope (et sur un troisième axe avec Stellina qui compense également la rotation du champs d’étoiles).

Etape 4 : Le réglage de la mise au point

La mise au point consiste à régler la netteté de l’image produite par le télescope. Elle est réalisée en faisant varier légèrement la distance entre la lentille (l’objectif) et la caméra jusqu’à ce que les étoiles soient les plus fines possibles.
Une mise au point réussie permet d’obtenir le maximum de détails sur les images des galaxies et nébuleuses capturées.

Stellina et Vespera disposent d’une mise au point intégrée automatique. A ce jour, ce sont les seuls instruments d’astronomie grand public au monde à être équipés de cette fonctionnalité.
Sur les télescopes classiques, la mise au point est réalisée manuellement selon diverses méthodes, telles que l’utilisation de masque de Bathinov ou de Hartman ou le contrôle des aigrettes avec l’assistance éventuelle d’un logiciel d’astronomie spécifique. C’est l’observateur qui est au final juge de la mise au point.

2.3 Télescope classique : mise en station par alignement polaire

Les télescopes classiques sont souvent pourvus d’une monture équatoriale (alors que Stellina et Vespera disposent d’une monture azimutale). Cela facilite le suivi des astres mais surtout, cela est nécessaire pour capturer des images de l’univers. En effet, lorsqu’elle est correctement installée, la monture équatoriale permet de suivre la rotation apparente du ciel en appliquant un lent mouvement de rotation constant et régulier sur un seul de ses axes. Cela permet également de conserver l’orientation de l’objets par rapport au champ visuel (indispensable pour la photographie des astres). Stellina et Vespera disposent d’un mécanisme pour compenser la rotation de champ (optique pour Stellina et logiciel pour Vespera) permettant d’obtenir le même résultat qu’une monture équatoriale.

Pour que le télescope et sa monture soient opérationnels, il est nécessaire de procéder de manière rigoureuse à l’alignement d’un des axes de la monture avec l’axe de rotation de la Terre.
On parle d’alignement polaire car l’axe de la monture doit viser le pôle céleste (dans l’hémisphère nord il se trouve tout près de l’étoile polaire).

Pour réaliser cet alignement polaire, l’observateur doit pointer successivement différentes étoiles et en fonction de la précision du pointage constatée, il doit apporter manuellement des corrections à l’orientation de l’axe polaire de la monture.
Certaines montures sont équipées d’un viseur intégré dans l’axe polaire, qui permet de procéder à une première orientation approximative par visée de l’étoile polaire.

Sur les télescopes classiques, la méthode de calibration astrométrique n’est pas applicable car ceux-ci ne ne sont pas fournis avec une caméra intégrée et un système informatique embarqué permettant de réaliser l’opération.

3. Six conseils pour réduire le temps d’initialisation ou limiter l’échec

  1. Vérifiez régulièrement que votre application mobile Stellinapp est à jour ainsi que le programme interne du télescope. Pour cela, il suffit de vous rendre sur l’App Store ou le Google Play Store pour voir si de nouvelles versions sont disponibles. Vous pouvez être tenu informé par e-mail des mises à jour et des nouveautés qu’elles incluent en vous inscrivant à la newsletter de Vaonis.
  2. Installez le trépied du télescope sur un sol plan, stable et non glissant (évitez par exemple un sol en terre meuble ou avec du sable). Si pendant votre observation la monture venait à bouger, la calibration perdrait son efficacité.
  3. Installez le télescope à l’abri du vent.
  4. Effectuez le plus soigneusement possible la mise à niveau du trépied avec le niveau à bulle.
  5. Patientez jusqu’à ce que la nuit soit suffisamment tombée avant de lancer l’initialisation.
  6. Avant de lancer l’initialisation de Stellina ou Vespera, faites pivoter le corps du télescope sur son trépied (en veillant à ne pas le déplacer) vers une région du ciel complètement dégagée de tout obstacle, de nuages et de sources lumineuses parasites tels que les lampadaires. Les étoiles doivent être bien visibles dans cette région.
    Si au cours de vos observations, vous constatez que votre instrument a des difficultés pour pointer correctement un nouvel objet ou bien que les étoiles ont une forme allongée plutôt que circulaire, vous pouvez tenter de résoudre le problème en procédant de nouveau à l’initialisation.

Astuce : Passer du smartphone pour l’initialisation, à la tablette pour l’observation.

Pour procéder à l’initialisation, Stellina et Vespera on besoin de récupérer la date, l’heure et la localisation géographique depuis votre appareil mobile. Une tablette avec son écran plus grand est plus confortable pour observer les images capturées par les télescopes. Cependant, si tous les smartphones disposent d’un GPS intégré, la plupart des tablettes en sont dépourvues. Il n’est alors pas possible de les utiliser pour procéder à l’initialisation, ou alors vous devez saisir manuellement dans Stellinapp vos coordonnées géographiques.
Vous pouvez très bien lancer l’initialisation de Stellina ou Vespera depuis votre smartphone, puis passer immédiatement sur votre tablette en prenant depuis celle-ci le contrôle de votre instrument (1er ongletde Stellinapp) avec pour profiter de la suite de vos observations avec plus de confort.

Conseils & Actu

Vespera, la nouvelle étoile de Vaonis

SOMMAIRE

  1. Vespera
  2. Quelles différences avec Stellina ?
  3. Photos
  4. Foire aux questions
  5. Traduction de la page Kickstarter
  6. Kit presse & media

1. Vespera

Deux ans après le lancement de Stellina, Vaonis est heureux de présenter sa nouvelle création, Vespera. Notre équipe a mis toute la technologie de Stellina dans une version plus petite, plus légère mais également plus abordable, afin de rendre l’astronomie encore plus accessible.

Nous avons extrait l’essentiel et le meilleur de Stellina pour concevoir Vespera, qui offre toujours la même simplicité d’utilisation, grâce à sa mise en station , son système de pointage et de suivi automatique, son traitement d’images intelligent et très performant.

Vespera est conçu pour tous, pour les amoureux du ciel en quête de simplicité et d’expériences inoubliables à partager. Quant à Stellina, l’instrument offre davantage de possibilités manuelles (traitement d’images), ainsi qu’un diamètre et une résolution plus grande.

Rendez-vous sur la page Kickstarter pour embarquer avec la communauté dans une nouvelle odyssée.

2. Quelles différences avec Stellina ?

Vespera

Stellina

Poids

5 kg (11 lbs)

11,2 kg (24,7 lbs)

Hauteur

40 cm (15 in)

49 cm (19 in)

Largeur

20 cm (8 in)

39 cm (15 in)

Profondeur

9 cm (3.5 in)

13 cm (4.7 in)

Lentille

Quadruplet apochromatique

Doublet apochromatique

Particularités lentille

Extra faible dispersion
équivalent S-FPL52 (ULD)
avec verre au lanthane

Très faible dispersion
équivalent S-FPL51 (ED)
avec verre au lanthane

Diamètre de l’objectif

50 mm

80 mm

Focale

200 mm

400 mm

Ouverture

F/4

F/5

Champ de vision

1.6° x 0.9°

1° x 0.7°

Type de monture

Alt-azimutale

Alt-azimutale

Dérotateur de champ

 

Capteur

Sony IMX462

Sony IMX178

Résolution du capteur

1920 x 1080 (2MP)

3072 x 2080 (6,4MP)

Taille du capteur

1/2.8 »

1/1.8 »

Formats d’image

JPEG, TIFF, FITS

JPEG, TIFF, FITS

Port USB (récupération des images)


(via Wi-Fi)

 

Mise au point automatique

 

 

Filtre anti-pollution lumineuse

En option

 

Système anti-buée

En option

 

Capteur de T° / Humidité

 

Type de batterie

Intégrée

Externe (powerbank)

Autonomie

4h

5h

Résistance à l’eau

IP43

IP53

Mode multi-utilisateurs

Jusqu’à 5 personnes

Jusqu’à 10 personnes

Développements 2021/2022

Pointage solaire

Batterie connectée

Connexion sur infrastructure Wi-Fi

Programmation des observations

Jusqu’à 3 objets

Sans limite

Mode Expert (paramétrage caméra)

Traitement d’images HDR

Stockage des images dans l’app

Jusqu’à 100 images

Jusqu’à 100 images

Mode mosaïque

5x le champ du capteur

16x le champ du capteur

Différence de résolution (proportionnellement)

M27 Dumbbell nebula Vespera

Photo capturée par Vespera (taille d’origine : 1920×1080)

 

M27 Dumbbell nebula Stellina

Photo capturée par Stellina (taille d’origine : 2900×1972)

Différence de taille

3. Photos

Le développement de Vespera est en cours. Les photos ont été prises avec les premiers prototypes dans un environnement péri-urbain, Bortle 6. Cliquer pour agrandir.


Temps de pose :
M31 Galaxie d’Andromède & M13 Amas d’Hercule : 177x10s (30min) – NGC6992 Nébuleuse du Voile : 330x10s (55min)
Lune : en direct – M27 Nébuleuse de l’Haltère : 177x10s (30min) – M42 Orion nebula  : 200x10s (33min)

4. Foire aux questions

Stellina est-il plus puissant que Vespera ? Offre-t-il une meilleure qualité de photos ?
Vous pouvez trouver toutes les réponses à vos questions (précommandes, livraisons, techniques) sur cette page :
https://bit.ly/FAQVespera_FR

 

4. Traduction de la page Kickstarter


Sous-titres français disponibles dans les paramètres vidéo

 

Vespera est votre station d’exploration, la combinaison parfaite d’un télescope et d’un appareil photo.

Intelligente et entièrement automatisée, elle constitue une révolution dans le monde de l’astronomie. Nous avons complètement repensé l’expérience de l’observation en optant pour l’oculaire le plus confortable : votre appareil mobile combiné à notre application. Chacun peut désormais accéder facilement aux merveilles de l’Univers.

Grâce à Vespera, vous pouvez explorer et observer le ciel nocturne, prendre vos propres photos d’objets célestes, découvrir le cosmos et partager vos découvertes en un seul endroit.

Super facile à utiliser, il suffit de mettre en place le trépied à l’aide des pieds réglables, et d’appuyer sur le bouton. Laissez Vespera prendre vie et se calibrer grâce à son GPS intégré et à la reconnaissance du champ d’étoiles.

Utilisez l’application, sélectionnez l’objet que vous voulez observer, et Vespera le pointera et le suivra.

Même charger Vespera est aussi simple que cela:

Notre application est votre centre spatial, l’endroit où vous décidez où vous voulez aller. Très intuitive et conviviale, elle vous permet d’accéder facilement à tous les objets stellaires de notre catalogue.

Vous obtiendrez des recommandations personnalisées sur les objets à observer en fonction de votre géolocalisation et du calendrier astronomique, et vous apprendrez les secrets du Cosmos.

Vous êtes guidé à chaque étape de votre voyage pour atteindre les étoiles.

Avez-vous déjà rêvé de photographier le Cosmos ? Vespera intègre la technologie qui vous permet d’observer et de photographier sans effort les objets du ciel profond. Vous pouvez désormais immortaliser des galaxies, des nébuleuses et bien d’autres choses encore.

Voici un aperçu de ce que l’on peut faire avec Vespera:

Équipé des meilleurs composants du marché, Vespera est un bijou de technologie.

Lentille Quadruplet apochromatique

Il existe deux types de télescopes : les réflecteurs (miroirs) et les réfracteurs (lentilles). Les miroirs doivent être ajustés très souvent alors que les réfracteurs gardent un alignement parfait pendant toute leur vie. Pour éviter tout défaut optique, nous avons développé notre conception optique maison basée sur 4 lentilles en 2 groupes. Ce système est l’un des meilleurs sur le marché : 0 distorsion, 0 aberration chromatique, 0 astigmatisme. Vespera vous garantit les étoiles les plus rafinées pendant de nombreuses années et l’optique parfaite pour vous suivre partout où vous allez !

Capteur Sony

Les derniers capteurs Sony ont une sensibilité incroyable en basse lumière. C’est la raison pour laquelle nous les avons choisis pour fournir le meilleur capteur pour Vespera.

Cependant, un capteur ne suffit pas. Nous avons développé notre propre carte électronique pour nous assurer que la gestion de la chaleur reste optimale. Un capteur chaud signifie beaucoup de défauts, donc notre carte est conçue pour dissiper le maximum de chaleur.

Algorithme de traitement d’images

Comme pour notre précédent produit, nous avons travaillé en partenariat avec le fabricant d’ordinateurs Raspberry Pi pour vous garantir les meilleures performances logicielles et matérielles. Nous intégrons les dernières technologies Raspberry Pi, en travaillant avec notre algorithme de traitement d’image breveté pour obtenir le meilleur du capteur Sony.

Notre équipe d’ingénieurs travaille toute l’année pour fournir des mises à jour logicielles régulières afin de toujours offrir le meilleur produit sur le marché.

Dans Vespera, plusieurs millions de tâches sont traitées entre le moment où l’objectif capture la lumière des étoiles et celui où vous la voyez sur votre appareil mobile.

Autofocus

Comme pour tout type de photo, la mise au point est cruciale en astronomie. La température extérieure change pendant la nuit, c’est pourquoi nous avons développé le seul instrument astronomique avec autofocus qui s’ajuste automatiquement pendant toute votre observation.

Conçu pour les nomades, Vespera est le télescope intelligent le plus léger et le plus petit du monde. Si petit qu’il peut tenir dans votre sac à dos. Pesant moins de 5 kg, vous pouvez l’emmener partout avec vous pour explorer de nouveaux endroits et vivre des moments encore plus inoubliables.

 

Nous sommes fiers de partager la même passion que deux légendes de l’exploration spatiale. Scott Kelly, ancien astronaute, pilote de la navette spatiale Discovery, détient le record du plus long séjour dans l’espace en une seule mission. Il a également travaillé sur le télescope Hubble. Terry Virts a été commandant de l’ISS, et détient le record de vitesse autour du monde en 47 heures.

« Je me suis senti complètement connecté à l’univers et j’espère qu’avec Vespera, vous pourrez ressentir la même chose. » – Scott Kelly.

« C’est vraiment une découverte, c’est vraiment un bijou de technologie auquel je n’avais jamais pensé avant que Vaonis ne fabrique cet incroyable appareil. » – Terry Virts

Parce que ce projet n’existerait pas sans vous:  Adrien, Agnès, Audrey, Benoit, Christophe, Cyril, Gilles, Joy, Maxime, Mehdi, Mihai, Nora, Remy, Stéphanie, Thomas et Yann

Grâce à APF, notre fabricant, et à l’agence de design Ova, notre agence de design de la région, le projet de Vespera est passé du dessin à la réalité.

Un grand merci à L’Imagerie Film pour leur fabuleux travail pendant la campagne.

5. Kit presse & media

Nous mettons à disposition des journalistes, influenceurs, partenaires et associations :

  • une présentation générale (10 slides)
  • un communiqué de presse
  • photos
  • vidéos
  • photos prises par Vespera

Accéder au dossier en cliquant ici.

Traitement Affinity Photo M42
Conseils & Actu

Comment obtenir le meilleur de vos images capturées avec STELLINA – Tutoriel Affinity Photo

Tutoriel traitement d’image avec Affinity Photo – niveau : intermédiaire

Lors de vos observations avec STELLINA vous pouvez réaliser un export TIFF 16 bits de l’image capturée. Ce format vous permet de procéder à un traitement d’image manuel et d’obtenir un résultat de meilleure qualité et personnalisé tout en bénéficiant de l’empilement automatique réalisé par STELLINA. Ce tutoriel présente une méthode de traitement des images obtenues à partir de l’export TIFF avec le logiciel Affinity Photo et explique quelques concepts de base sur les outils de traitement d’image pour vous aider à adapter la méthode à d’autres logiciels.

Pour mieux comprendre vous pouvez lire :
Sauvegarder, partager et exploiter les images de STELLINA

SOMMAIRE

  1. Préambule
    1. Ce dont vous avez besoin
    2. A propos de la méthode employée dans ce tutoriel
    3. Conseils pour les captures de vos images avec STELLINA
  2. Étapes de traitement
    1. Révéler l’image
    2. Faire ressortir les détails
    3. Réduire le bruit
    4. Ajuster les couleurs
    5. Donner la touche finale
  3. Peut-on aller plus loin ?

 

fig 1 : La nébuleuse d’Orion. A gauche telle qu’affichée sur votre écran lors de l’observation avec STELLINA, à droite après traitement de l’image obtenue via l’export TIFF.

Préambule

Ce dont vous avez besoin

Le logiciel Affinity Photo

Affinity Photo est un logiciel de traitement d’image semblable à Photoshop. Il en reprend les principales fonctionnalités et en ajoute certaines qui lui sont propres . Il est capable d’exporter au format Photoshop et de lire les fichiers Photoshop. Le logiciel Affinity Photo est plus accessible que Photoshop de par son prix mais également sont interface plus simple à prendre en main. Il est disponible pour les systèmes Windows et MacOS. Il existe aussi une version Affinity Photo pour iPad.

Informations et téléchargement : https://affinity.serif.com/fr/photo/

Tarif : environ 50€ – achat unique (pas d’abonnement)

Si vous disposez déjà d’un autre logiciel de traitement d’image, il est fort probable que celui-ci dispose de nombreuses fonctionnalités communes avec Affinity Photo. Vous pourrez donc vous en inspirer.

Le fichier d’exemple

C’est la célèbre Nébuleuse d’Orion (M42) qui est utilisée comme exemple dans ce tutoriel. Vous pouvez télécharger l’image source au format TIFF en cliquant ici.

La nébuleuse d’Orion est un cas d’étude intéressant. Elle comporte une zone très lumineuse (le cœur illuminé par 4 étoiles formant un trapèze) et des extensions ténues. Le défi de tout astrophotographe est de faire ressortir les extensions sans brûler (on dit plus couramment « cramer ») le cœur.

A propos de la méthode employée dans ce tutoriel

Il n’existe pas une seule façon de procéder au traitement d’une image astronomique. La variété des logiciels disponibles ainsi que la variété des fonctionnalités proposées par chaque logiciel fait qu’il existe une multitude de façons d’arriver à un résultat. Il existe d’ailleurs une multitude de résultats possibles. Il y a fort à parier que si vous procédez plusieurs fois au traitement de la même image avec les mêmes outils vous n’obtiendrez pas un résultat strictement identique. 

Il est courant pour un astrophotographe de reprendre un traitement qu’il a déjà effectué afin d’essayer d’obtenir un nouveau résultat plus satisfaisant.

La méthode présentée ici en est une parmi d’autres. Ce tutoriel prend le parti d’utiliser une application généraliste de traitement de photo plutôt qu’une application spécialisée pour l’astrophotographie. Vous disposerez ainsi d’un logiciel polyvalent que vous pouvez également utiliser pour d’autres types de photos.

Il est important de noter également que les réglages utilisés pour traiter un objet céleste particulier pourront être très différents de ceux nécessaires pour un autre astre. Nébuleuses, galaxies ou amas d’étoiles ont des caractéristiques très différentes et même au sein d’une catégorie d’objets, leurs aspects sont très variables. L’intérêt du traitement manuel par rapport au traitement automatique réalisé par STELLINA est justement de pouvoir l’adapter aux particularités de chaque objet céleste. Aussi, il ne s’agit pas tant de suivre pas à pas le tutoriel que de comprendre les notions relatives au traitement d’image qu’il présente afin de pouvoir l’adapter à d’autres cas.

Ce tutoriel est organisé en 5 principales étapes :

  1. Révéler l’image
  2. Faire ressortir les détails
  3. Réduire le bruit
  4. Ajuster les couleurs
  5. Donner la touche finale

Conseils pour les captures de vos images avec STELLINA

Pour obtenir la meilleure qualité d’image possible à l’issue de votre traitement, il faut commencer par mettre toutes les chances de votre coté lors de la capture avec STELLINA. Voici quelques conseils qui affecteront positivement la qualité finale de votre image quelle que soit la méthode que vous employez pour le traitement.

  • Sortez STELLINA à l’extérieur environ 1h avant de commencer vos observations. Les composants optiques et mécaniques pourront ainsi se mettre à la température ambiante ce qui favorisera une mise au point fine et plus durable. Stellinapp affiche la température de l’instrument. Si vous constatez que celle-ci évolue de façon significative, cela signifie que l’instrument n’est pas encore en température.
  • Visez des objets suffisamment haut dans le ciel, idéalement au dessus de 30°. Proche de l’horizon, l’absorption atmosphérique de la lumière est plus importante. De même, la turbulence plus importante dégrade aussi la qualité des images que vous pouvez obtenir. Gardez à l’esprit que durant votre capture la rotation apparente du ciel va entraîner un déplacement de l’astre. Utilisez un logiciel de carte du ciel tel que Stellarium pour contrôler la hauteur sur l’horizon de l’objet que vous envisagez de capturer et voir comment elle évolue au fil des heures.
  • Réalisez des captures plus longues. Stellinapp conseille un temps d’observation minimum pour obtenir une image de qualité suffisante. Cependant en prolongeant la capture au-delà du temps conseillé, vous pourrez obtenir un résultat de qualité supérieure. Pour que la différence soit significative, il faut doubler le temps de pose. Par exemple, pour percevoir une réelle différence avec une capture de 1 heure, il faudra faire durer l’observation pendant 2 heures.
  • Dans la mesure du possible, choisissez un site d’observation éloigné de tout éclairage artificiel.
  • Programmez vos observations pour qu’elles aient lieu quand la lune n’est pas visible ou seulement en phase de croissant. Le fond du ciel sera ainsi plus noir.
  • Évitez de placer STELLINA sur, ou à proximité de surfaces goudronnées, bétonnées ou rocheuses. Ces matériaux restituent de la chaleur la nuit ce qui engendre de la turbulence. Préférez les surfaces herbeuses ou terreuses.

Etape 1 : Révéler l’image

Lorsque vous ouvrez le fichier TIFF 16 bit, la première vision de l’image peut être déroutante (voir figure 2). L’image semble presque entièrement sombre. Pourtant le signal est bien présent. Ce que nous voyons à ce stade est essentiellement le cœur de la nébuleuse avec les 4 étoiles du trapèze. Cette image correspond à une capture de 30 minutes. Comme indiqué dans les conseils plus haut, nous aurions pu obtenir un meilleur résultat encore avec une pose plus longue de 1 heure.

L’objectif de cette étape est de révéler les extensions de la nébuleuse sans brûler le cœur. Tout au long des réglages, il faudra donc surveiller que les étoiles du trapèze et les détails du cœur restent distinctement visibles.

 

Interface de Affinity Photo

fig. 2 : l’image telle qu’elle apparaît dans Affinity Photo à son ouverture avec les principaux éléments de l’interface.

Une fois l’image ouverte avec Affinity Photo, portez votre attention sur les palettes situées à droite (figure 2). Assurez vous que la palette « Calques » est visible.

Comme la plupart des logiciels de graphisme, Affinity Photo utilise un système de calques qui se superposent pour composer l’image finale. Certains calques peuvent comporter une image, d’autres sont des calques de réglages dont l’effet affecte tous les calques visibles qui se trouvent en dessous.

Nous avons à ce stade un seul calque qui comporte notre image. Afin de garder cette source intacte au cas ou nous aurions besoin de revenir en arrière, nous allons travailler sur une copie de ce calque.

  • Cliquez sur le calque pour le sélectionner et dans le menu « Calque » choisissez « Dupliquer« .
  • Le nouveau calque apparaît dans la palette. Pour une meilleure organisation, renommons le « Mappage des tons » (vous comprendrez pourquoi dans ce qui vient).

Activez le mode de mappage des tons : « Tone mapping persona » (voir figure 2). Le mappage de tons est l’équivalent du filtre HDR que l’on peut retrouver dans d’autres applications de retouche photo. Cet outil de traitement est particulièrement approprié pour les images possédant une grande dynamique, ce qui est le cas du format TIFF 16.

Pour mieux comprendre : Le rôle du « tone mapping »

La palette de nuances que l’écran de l’ordinateur peut représenter (la dynamique) est bien plus faible que celle de l’image TIFF (256 niveaux par couleur pour l’écran contre 65536 niveaux par couleurs dans le fichier TIFF). C’est d’ailleurs pour cette raison que nous ne voyons que les parties très lumineuses de l’image.

Le tone mapping permet de faire correspondre la dynamique de l’image à celle de l’écran et ainsi révéler les zones moins lumineuses. Il permet également d’augmenter le contraste de façon locale dans l’image, c’est-à-dire des différentes zones adjacentes entre elles. Cela n’affecte pas le contraste global, ce qui aurait pour effet d’atténuer les zones peu lumineuses (basses lumières) et de renforcer les zones plus lumineuses (hautes lumières), tout le contraire de ce que nous cherchons à faire.

 

 

Utilisez les commandes disponibles dans la palette latérale droite pour effectuer les réglages appropriés (figure 3).

  • Afin de régler la luminosité globale de l’image, amenez le curseur « Compression de tons » vers des faibles valeurs, par exemple 10%.
  • Pour faire ressortir les parties moins lumineuses de la nébuleuse, augmentez la valeur du « Contraste local » par exemple à 30%.
  • Augmentez  très légèrement la valeur du « Point noir » afin d’assombrir le fond du ciel. A ce stade, n’essayez pas d’obtenir un fond de ciel très noir, vous risqueriez de perdre des détails dans les basses lumières. Par exemple, placez le curseur sur  3%.
  • Afin de protéger les parties très lumineuses qui commencent à être brûlées, activez le panneau « Tons foncés et tons clair » et ramenez les tons clairs à moins 100%.

Vous pouvez essayer de faire varier ces réglages pour rechercher un résultat qui vous convient au mieux. Soyez vigilant à ne pas brûler le cœur de la nébuleuse. On peut s’accommoder de légèrement brûler la zone des étoiles du trapèze, nous aurons la possibilité de rattraper cela dans les étapes suivantes.

Ce sont les seuls réglages à effectuer dans le mode « Tone mapping persona« . Validez en cliquant sur « Appliquer » (en haut a gauche) pour revenir à l’interface standard.

traitement des images Stellina : mappage de tons

fig 3. : l’interface du mode « Tone mapping persona » avec les réglages à appliquer

Nous avons maintenant sous les yeux une image qui commence vraiment à ressembler à la nébuleuse d’Orion telle que nous la connaissons. En réalisant un zoom sur les étoiles du trapèze, il se peux que nous constations qu’elles soient légèrement brûlées. Sur notre image d’origine, qui se trouve encore sur le calque en dessous, elles étaient parfaites. Nous allons donc essayer, uniquement pour cette zone, de laisser apparaître le calque du dessous.

Pour cela, nous allons utiliser les options de fusion (le rôle de cette fonctionnalité est plus amplement expliqué dans la partie 3)

  • Assurez vous que le calque « Mappage des tons » est sélectionné.
  • En haut de la palette des calques, repérez l’icône en forme d’engrenage « Plage de fusion » (voir figure 2) et cliquez dessus pour afficher les options de fusion des calques.
  • Une nouvelle palette apparaît avec deux diagrammes. Réglez la courbe du diagramme de droite (Plage de composition sous-jacente) de sorte à ce qu’elle ressemble à la figure 4. 
traitement des images Stellina : options de fusion

fig 4 : réglage des options de fusion pour le calque « Mappage des tons ».

A ce stade, les étoiles du trapèze ne devraient plus être brûlées car notre manipulation a eu pour effet de laisser apparaître le calque du dessous (où les étoiles du trapèze sont parfaites) seulement pour les zones très lumineuses.

Cette étape est terminée. La figure ci dessous compare l’image à son ouverture dans Affinity Photo avec le résultat que vous devriez avoir à la fin de l’étape 1.

fig. 5 : comparaison avant/après l’étape 1

Etape 2 : Faire ressortir les détails

Maintenant que nous pouvons bien visualiser la nébuleuse, essayons d’en faire ressortir davantage les détails.

Pour cela nous allons commencer par utiliser un moyen qui apparaît intimidant aux premiers abords mais qui est très puissant : les courbes de tons.  Cet ajustement est disponible sous la forme d’un calque de réglage.

  • Au bas de la palette des calques, cliquez sur l’icône « Réglages » (voir figure 2) puis choisissez « Courbes » dans le menu déroulant.

Un nouveau calque est créé et la palette de réglages correspondante s’affiche (figure 6 à gauche).

traitement des images Stellina : courbes de tons

fig 6 : la courbe des tons, avant et après les réglages.

 

Pour mieux comprendre : Les courbes de tons

Le graphique des courbes de tons permet, de façon sélective, d’augmenter ou de diminuer la luminosité des zones de l’image en fonctions de la luminosité qu’elles possèdent déjà. Par exemple on peut décider d’augmenter la luminosité des zones sombres sans trop modifier celle des zones déjà suffisamment lumineuses.

La gauche du graphique (figure 6 à gauche) représente les tons très sombres, appelés les ombres (ou noirs) alors que la droite représente les tons très clairs autrement appelés « les blancs ». Entre les deux s’étalent les tons moyens foncés puis les tons moyens clairs.

L’axe vertical du graphique indique la valeur de luminosité pour chaque ton : minimum (noir) en bas, et maximum (blanc) en haut. Initialement, la courbe qui traverse le graphique, indique assez logiquement que les ombres ( à gauche) sont extrêmement peu lumineuses et que les hautes lumières à droite sont très lumineuses.

 

 

En cliquant sur la courbe, on peut modifier sa forme afin d’augmenter le niveau de luminosité de certains tons sans trop affecter les autres.

Dans notre cas, nous souhaitons augmenter la luminosité des tons sombres ou se trouve les nébulosités sans augmenter les hautes lumières car nous risquerions alors de brûler le cœur.

  • Cliquez sur la courbe du coté des tons sombres afin d’ajouter un point de contrôle puis déplacez le vers le haut afin d’augmenter la luminosité de cette plage de tons.

Nous constatons que les parties sombres ressortent davantage mais les zones très claires deviennent brûlées. Nous devons donc ajouter un autre point de contrôle sur la courbe afin de ramener la luminosité des hautes lumières vers leurs valeurs initiales.

  • Ajoutez les points de contrôle nécessaires à la courbe afin qu’elle adopte une forme similaire à celle de la figure 5 à droite.
  • Vérifiez que les détails du cœur et les étoiles du trapèze restent distinctement visibles.

Pour finaliser cette étape, nous allons appliquer un filtre d’accentuation des détails. Avant cela nous allons aplatir, c’est-à-dire fusionner, le calque comportant notre image d’origine (nommée « Arrière-plan » si vous ne l’avez pas modifié) avec le calque « Mappage de ton » pour n’en faire plus qu’un seul.

  • Décochez la case en regard du calque nommé « Réglage courbes » pour désactiver temporairement l’effet de ce calque.
  • Effectuez un clic droit sur un des autres calques pour faire apparaître le menu contextuel des calques.
  • Dans le menu contextuel, choisissez « Fusionner les calques visibles« .

Un nouveau calque a désormais été crée. Les calques initiaux sont toujours présents au cas où nous aurions besoin de revenir aux étapes précédentes.

  • Assurez vous que le nouveau calque se trouve entre le calque « Mappage de tons« et le calque « Réglage courbes« .
  • Activez de nouveau le calque « Réglage courbes » en cochant la case correspondante.
  • Renommez  le calque nouvellement crée « Clarté« .
  • Assurez vous que le calque « Clarté » soit bien sélectionné puis dans le menu « Filtre / netteté… » choisissez l’option « Clarté …« 
  • Réglez l’intensité du filtre pour augmenter le niveau de netteté selon vos préférences toujours en étant vigilant à préserver le cœur et les étoiles du trapèze. Vous pouvez par exemple le fixer à 40%.
  • Cliquez sur « Appliquer« .
  • Vous avez toujours la possibilité de modifier le réglages des courbes de tons d’Affinity Photo si des ajustements vous semblent nécessaires. C’est l’avantage des calques de réglages, les modifications qu’ils engendrent ne sont pas destructives, leurs effets sont modifiables après coup.

Cette étape est terminée. La figure ci-dessous compare l’image entre le début et la fin de l’étape 2.

fig. 7 : comparaison avant / après l’étape 2

Etape 3 : Réduire le bruit

Lorsque nous effectuons un zoom dans l’image nous observons la présence de « bruit ». Le bruit, c’est cette sorte de granulation qui apparaît surtout dans les zones moins lumineuses de l’image.

Le bruit est en réalité réparti de façon aléatoire et homogène sur toute l’image. Il est moins perceptible dans les zones claires puisque l’intensité lumineuse du bruit est faible et se perd donc dans le « signal » fort des zones lumineuses.

Pour mieux comprendre : d’où vient le bruit ?

Le bruit est présent initialement sur toute image produite par un appareil électronique. Il est généré par l’électronique elle-même du capteur. Il est possible de limiter le bruit généré par le capteur en le refroidissant. C’est pour cela que certains astrophotographes expérimentés et les astronomes professionnels utilisent des caméras refroidies.

 

 

Lors du traitement d’une image, les différentes manipulations qui sont effectuées pour faire ressortir les détails ont également comme conséquence néfaste de faire ressortir le bruit.

Nous allons tenter de limiter le bruit qui dégrade l’esthétique de l’image. Il faut cependant garder à l’esprit qu’en réduisant le bruit nous risquons également de perdre certains détails les plus fins. Aussi, il est préférable de ne pas être trop radical et accepter qu’une certaine quantité de bruit subsiste.

  • Dupliquez le calque « Clarté« , afin de préserver cette étape si vous souhaitez revenir en arrière (Menu calque / dupliquer).
  • Renommez ce nouveau calque « Réduction du bruit« .
  • Assurez-vous que le nouveau calque est sélectionné puis dans le menu « Filtre / bruit » choisissez « Anti-bruit« .
  • Zoomez sur une zone peu lumineuse de la nébuleuse qui comporte des détails et où le bruit est plus perceptible. Ensuite, faites varier le curseur « Luminance » afin d’obtenir un compromis satisfaisant entre la réduction du bruit et la perte des détails. Vous pouvez par exemple régler le curseur luminance à 20%.
  • Cliquez sur « Appliquer« .

La réduction du bruit a été appliquée sur toute l’image. Nous avons cependant constaté que le bruit était moins perceptible dans les zones claires. Il serait donc intéressant d’appliquer la réduction du bruit seulement dans les zones sombres et ainsi conserver tous les détails dans les zones plus claires.

Nous pouvons arriver à ce résultat en contrôlant les options de fusion du calque « Réduction du bruit« . Nous pouvons en effet indiquer que les zones claires du calque « Réduction du bruit » deviennent transparentes et laissent donc passer l’information qui se trouve en dessous , sur le calque « Clarté » qui n’a pas subi la réduction du bruit et conserve donc les plus fins détails.

  • Sélectionnez le calque « Réduction du bruit« .
  • En haut de la palette des calques, cliquez sur l’icône en forme d’engrenage « Plage de fusion« .

Le panneau de réglage d’Affinity Photo qui s’affiche présente deux graphiques qui ressemblent à celui des courbes de tons que nous connaissons bien maintenant. Ils fonctionnent de façon similaire. Nous allons nous intéresser au graphique de droite « Plage de composition sous-jacente« . Il permet de spécifier quelles plages de tons (noirs, ton foncés, tons clairs, blancs) doivent devenir transparentes (plus ou moins) pour laisser apparaître les calques situés en-dessous.

Tout comme le graphique des courbes de tons, la partie gauche correspond aux tons foncés et la partie droite aux tons clairs. Notre objectif est de rendre transparentes les parties claires afin de laisser apparaître le calque « Clarté » du dessous seulement pour les zones claires et conserver la visibilité du calque « Réduction du bruit » sur les zones foncées où il est le plus utile.

  • Cliquez sur le point de contrôle situé en haut à droite du graphique (celui qui correspond aux blancs) et glissez le vers le bas.
  • Une fois complètement en bas, glissez le également vers la gauche et observez dans l’image comment évolue le bruit pour trouver la bonne configuration.

Le calque réduction du bruit n’affecte désormais plus les hautes lumières.

  • Afin de s’assurer que le calque « réduction du bruit » affecte bien toutes les parties très sombres, déplacez légèrement le point de contrôle situé en haut à gauche de la courbe (ombres) légèrement vers la droite.

Le graphique devrait avoir un aspect similaire à l’illustration ci-dessous.

traitement des images Stellina : option de fusion

Fig 8. Options de fusion à appliquer au calque « Réduction du bruit ».

Cette étape est terminée. La figure ci-dessous compare l’image entre le début et la fin de l’étape 3.

Fig. 9 comparaison avant / après l’étape 3.

Etape 4 : Ajuster les couleurs

Nous arrivons à l’étape la plus créative qui va vous permettre de véritablement personnaliser votre image grâce à Affinity Photo.

Pour le moment, notre nébuleuse d’Orion est bien pâle par rapport aux images que nous avons l’habitude de voir. Nous allons en faire ressortir les couleurs, puis les ajuster pour obtenir un aspect qui nous convient.

  • Sélectionnez le calque supérieur « Réglage courbes« .
  • Cliquez sur l’icône « Réglages » en bas de la palette des calques et choisissez « Vibrance » dans le menu déroulant pour ajouter un calque de réglage « Vibrance« .
  • Glissez les curseurs « Vibrance » et « Saturation » au maximum.
  • Cliquez sur l’icône « Réglages » en bas de la palette des calques et choisissez « Correction sélective » dans le menu déroulant pour ajouter un calque de réglage « Correction sélective« .

Le calque de réglage « Correction sélective » permet d’appliquer des modifications de couleur de manière indépendante à certaines teintes. La nébuleuse d’Orion étant essentiellement rouge, nous allons travailler surtout sur cette teinte.

  • Dans le panneau de réglage des options de correction sélective, sélectionnez « Rouge » dans le menu déroulant des couleurs du haut.
  • Placez le curseur « Cyan » à -100% (pour enlever du cyan dans les teintes rouges), le curseur « Magenta » à +50% et le curseur « Jaune » à +100% pour ajouter chacune de ces teintes en proportion dans les tons rouges.
  • Dans le menu couleur, croissez « Magenta » puis placez les curseurs « Magenta » et « Jaune » à + 100%.
  • Enfin dans le menu Couleurs, choisissez le noir et placez le curseur « Noir » à plus 5% afin d’assombrir un peu le fond du ciel et donner plus de contraste à l’image.

A ce stade, la nébuleuse apparaît bien rose et nous voudrions qu’elle tire davantage vers le rouge. Nous pouvons ajouter un deuxième calque de réglage « Correction sélective » dont les effets vont se cumuler avec le premier.

  • Cliquez sur l’icône « Réglages » en bas de la palette des calques et choisissez « Correction sélective » dans le menu déroulant pour ajouter un calque de réglage « Correction sélective« .
  • Sélectionnez la couleur rouge dans le menu puis placez les curseurs Cyan à -15%, Magenta à +35% et Jaune à plus 100%.

Bien entendu, les valeurs données ci-dessus pour la correction des couleurs sont des exemples et il vous appartient de définir l’aspect que vous souhaitez donner à la nébuleuse.

Cette étape est terminée. La figure ci dessous compare l’image entre le début et la fin de l’étape 4

Fig. 10 comparaison avant/après l’étape 4

Etape 5 : Donner la touche finale

Notre nébuleuse a dorénavant un aspect très différent de ce que nous pouvions visualiser sur l’écran du smartphone ou de la tablette pendant l’observation avec STELLINA : beaucoup plus riche en détails.

Il subsiste quelques défauts que nous allons tenter d’éliminer ou d’atténuer.

Pour commencer, les bords de l’image montrent des défauts inesthétiques liés à la capture. Nous allons recadrer l’image pour supprimer les zones concernées.

  • Sélectionnez l’outil « Recadrer » dans la barre d’outils latérale gauche (figure 2), puis ajustez le cadre et cliquez sur appliquer.

Le coin inférieur droit de l’image présente encore une sorte de halo disgracieux. Nous allons l’atténuer en appliquant un dégradé sombre par dessus.

  • Assurez vous que le calque supérieur « Réglage correction sélective » est sélectionné puis dans le bas de la palette des calques, cliquez sur l’icône « Ajouter un calque pixelisé » (voir figure 2).

Un nouveau calque vide est ajouté à la pile. Renommez le « Dégradé ».

  • Sélectionnez le calque « Dégradé« .
  • Dans la barre d’outils de gauche, sélectionnez l’outil « dégradé » (voir figure 2).
  • Sur l’image, tracez un court dégradé partant du coin inférieur droit et allant en direction du coin supérieur gauche sur environ 1/6ème de la diagonale.

Un point de contrôle est disponible à chaque extrémité du dégradé pour choisir la couleur.

  • Sélectionnez le point de contrôle situé au coin inférieur droit de l’image.
  • Activez le panneau « Couleur » dans les panneaux de réglages de droite et définissez la couleur noire pour ce point de contrôle.
  • Sélectionnez ensuite le deuxième point de contrôle puis affectez-lui la couleur noire ainsi qu’une opacité de 0%.
  • Ajustez la position du deuxième point de contrôle afin que le dégradé ne recouvre que la zone qui pose problème, sans masquer les premières volutes de la nébuleuse.
  • Réduisez maintenant l’opacité du calque « Dégradé » en réglant sa valeur sur environ 40%.

Cette étape est terminée. La figure ci-dessous compare l’image entre le début et la fin de l’étape 5

Fig. 11 comparaison avant/après l’étape 5

Peut-on aller plus loin ?

Nous pouvons maintenant considérer que le traitement de l’image de la nébuleuse d’Orion à partir de l’export TIFF 16 bits de STELLINA  sur Affinity Photo est terminé. Nous avons réussi à obtenir une image plus détaillée, aux couleurs assez naturelles, et nous avons également préservé le cœur dans lequel de nombreux détails sont perceptibles.

La tentation est grande d’essayer d’aller encore plus loin, d’accentuer encore davantage les détails et les couleurs. Il est possible de le faire mais la vrai question à se poser est : faut-il le faire ?

En matière de traitement d’image, il n’y a ni lois ni règles. Cependant, on considère souvent qu’un traitement est réussi quand l’image conserve un aspect naturel. En poussant plus avant le traitement, vous allez certes accentuer encore les détails, mais l’image pourrait paraître moins naturelle même aux yeux de personnes non averties. De plus, gardez à l’esprit qu’en poussant le traitement vous allez aussi encore accentuer les défauts de l’image.

C’est avec l’expérience et aussi en comparant ses images à d’autres que l’on apprend à ne pas aller trop loin.

Pour terminer ce tutoriel, voici un moyen d’améliorer encore un peu l’image tout en ayant la possibilité de doser cette amélioration a posteriori, si vous avez des regrets d’être allé trop loin (et sans avoir à reprendre le traitement depuis le début).

  • Désactivez le calque « Dégradé » temporairement.
  • Effectuez un clic droit sur l’un des calques pour faire apparaître le menu contextuel et choisissez « Fusionner les calques visibles« .
  • Placez le nouveau calque ainsi créé entre le calque « Dégradé » et le calque « Réglage correction sélective« .
  • Sélectionnez le nouveau calque et renommez-le « Extra peps« .

Nous allons de nouveau utiliser le mode de mappage des tons pour accentuer les détails sur ce calque.

  • Dans la barre d’outils supérieure, cliquez sur « Tone mapping persona« .
  • Réglez la compression des tons sur 0% et le contraste local sur environ 20%.
  • Cliquez sur « Appliquer« .
  • Activez de nouveau le calque « Dégradé« .

En procédant ainsi, nous venons de créer un calque de l’image avec une netteté renforcée. Mais nous avons également accentué les défauts.

Pour trouver le bon équilibre, nous pouvons régler l’opacité de ce calque afin qu’il se fonde plus ou moins avec les calques sous-jacents, ce qui permet de doser son effet.

Nous pouvons également régler les options de fusion de ce calque pour qu’il ne fasse effet que sur les zones claires de l’image où se trouvent véritablement les détails, et épargne les zones sombres où les défauts sont plus facilement visibles. Pour cela, procédez de la même façon qu’avec le calque « Réduction du bruit » en ajustant les plages de fusion.

Voici à quoi pourrait ressembler la courbe :

traitement des images Stellina : options de fusion

fig.12 : Réglages des options de fusion pour le calque « Extra peps »

 

 

Félicitations, vous êtes arrivés au bout de ce tutoriel ! N’oubliez pas que chaque objet céleste est différent et nécessitera donc des réglages personnalisés. C’est l’expérience qui vous permettra de progresser et également les avis des autres astrophotographes amateurs. 

N’hésitez donc pas à partager le résultat de vos traitements sur les réseaux sociaux et dans le groupe Facebook #myStellina.

  • Pour sauvegarder votre fichier de travail Affinity Photo avec les calques, choisissez « Enregistrer sous » dans le menu fichier.
  • Pour exporter votre image afin de la partager, choisissez « Exporter » dans le menu fichier.

Vous pouvez télécharger le fichier Affinity Photo complet (attention : photo en basse résolution) utilisé dans ce tutoriel en cliquant ici.