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Traitement Affinity Photo M42
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Comment obtenir le meilleur de vos images capturées avec STELLINA – Tutoriel Affinity Photo

Tutoriel traitement d’image avec Affinity Photo – niveau : intermédiaire

Lors de vos observations avec STELLINA vous pouvez réaliser un export TIFF 16 bits de l’image capturée. Ce format vous permet de procéder à un traitement d’image manuel et d’obtenir un résultat de meilleure qualité et personnalisé tout en bénéficiant de l’empilement automatique réalisé par STELLINA. Ce tutoriel présente une méthode de traitement des images obtenues à partir de l’export TIFF avec le logiciel Affinity Photo et explique quelques concepts de base sur les outils de traitement d’image pour vous aider à adapter la méthode à d’autres logiciels.

Pour mieux comprendre vous pouvez lire :
Sauvegarder, partager et exploiter les images de STELLINA

SOMMAIRE

  1. Préambule
    1. Ce dont vous avez besoin
    2. A propos de la méthode employée dans ce tutoriel
    3. Conseils pour les captures de vos images avec STELLINA
  2. Étapes de traitement
    1. Révéler l’image
    2. Faire ressortir les détails
    3. Réduire le bruit
    4. Ajuster les couleurs
    5. Donner la touche finale
  3. Peut-on aller plus loin ?

 

fig 1 : La nébuleuse d’Orion. A gauche telle qu’affichée sur votre écran lors de l’observation avec STELLINA, à droite après traitement de l’image obtenue via l’export TIFF.

Préambule

Ce dont vous avez besoin

Le logiciel Affinity Photo

Affinity Photo est un logiciel de traitement d’image semblable à Photoshop. Il en reprend les principales fonctionnalités et en ajoute certaines qui lui sont propres . Il est capable d’exporter au format Photoshop et de lire les fichiers Photoshop. Le logiciel Affinity Photo est plus accessible que Photoshop de par son prix mais également sont interface plus simple à prendre en main. Il est disponible pour les systèmes Windows et MacOS. Il existe aussi une version Affinity Photo pour iPad.

Informations et téléchargement : https://affinity.serif.com/fr/photo/

Tarif : environ 50€ – achat unique (pas d’abonnement)

Si vous disposez déjà d’un autre logiciel de traitement d’image, il est fort probable que celui-ci dispose de nombreuses fonctionnalités communes avec Affinity Photo. Vous pourrez donc vous en inspirer.

Le fichier d’exemple

C’est la célèbre Nébuleuse d’Orion (M42) qui est utilisée comme exemple dans ce tutoriel. Vous pouvez télécharger l’image source au format TIFF en cliquant ici.

La nébuleuse d’Orion est un cas d’étude intéressant. Elle comporte une zone très lumineuse (le cœur illuminé par 4 étoiles formant un trapèze) et des extensions ténues. Le défi de tout astrophotographe est de faire ressortir les extensions sans brûler (on dit plus couramment « cramer ») le cœur.

A propos de la méthode employée dans ce tutoriel

Il n’existe pas une seule façon de procéder au traitement d’une image astronomique. La variété des logiciels disponibles ainsi que la variété des fonctionnalités proposées par chaque logiciel fait qu’il existe une multitude de façons d’arriver à un résultat. Il existe d’ailleurs une multitude de résultats possibles. Il y a fort à parier que si vous procédez plusieurs fois au traitement de la même image avec les mêmes outils vous n’obtiendrez pas un résultat strictement identique. 

Il est courant pour un astrophotographe de reprendre un traitement qu’il a déjà effectué afin d’essayer d’obtenir un nouveau résultat plus satisfaisant.

La méthode présentée ici en est une parmi d’autres. Ce tutoriel prend le parti d’utiliser une application généraliste de traitement de photo plutôt qu’une application spécialisée pour l’astrophotographie. Vous disposerez ainsi d’un logiciel polyvalent que vous pouvez également utiliser pour d’autres types de photos.

Il est important de noter également que les réglages utilisés pour traiter un objet céleste particulier pourront être très différents de ceux nécessaires pour un autre astre. Nébuleuses, galaxies ou amas d’étoiles ont des caractéristiques très différentes et même au sein d’une catégorie d’objets, leurs aspects sont très variables. L’intérêt du traitement manuel par rapport au traitement automatique réalisé par STELLINA est justement de pouvoir l’adapter aux particularités de chaque objet céleste. Aussi, il ne s’agit pas tant de suivre pas à pas le tutoriel que de comprendre les notions relatives au traitement d’image qu’il présente afin de pouvoir l’adapter à d’autres cas.

Ce tutoriel est organisé en 5 principales étapes :

  1. Révéler l’image
  2. Faire ressortir les détails
  3. Réduire le bruit
  4. Ajuster les couleurs
  5. Donner la touche finale

Conseils pour les captures de vos images avec STELLINA

Pour obtenir la meilleure qualité d’image possible à l’issue de votre traitement, il faut commencer par mettre toutes les chances de votre coté lors de la capture avec STELLINA. Voici quelques conseils qui affecteront positivement la qualité finale de votre image quelle que soit la méthode que vous employez pour le traitement.

  • Sortez STELLINA à l’extérieur environ 1h avant de commencer vos observations. Les composants optiques et mécaniques pourront ainsi se mettre à la température ambiante ce qui favorisera une mise au point fine et plus durable. Stellinapp affiche la température de l’instrument. Si vous constatez que celle-ci évolue de façon significative, cela signifie que l’instrument n’est pas encore en température.
  • Visez des objets suffisamment haut dans le ciel, idéalement au dessus de 30°. Proche de l’horizon, l’absorption atmosphérique de la lumière est plus importante. De même, la turbulence plus importante dégrade aussi la qualité des images que vous pouvez obtenir. Gardez à l’esprit que durant votre capture la rotation apparente du ciel va entraîner un déplacement de l’astre. Utilisez un logiciel de carte du ciel tel que Stellarium pour contrôler la hauteur sur l’horizon de l’objet que vous envisagez de capturer et voir comment elle évolue au fil des heures.
  • Réalisez des captures plus longues. Stellinapp conseille un temps d’observation minimum pour obtenir une image de qualité suffisante. Cependant en prolongeant la capture au-delà du temps conseillé, vous pourrez obtenir un résultat de qualité supérieure. Pour que la différence soit significative, il faut doubler le temps de pose. Par exemple, pour percevoir une réelle différence avec une capture de 1 heure, il faudra faire durer l’observation pendant 2 heures.
  • Dans la mesure du possible, choisissez un site d’observation éloigné de tout éclairage artificiel.
  • Programmez vos observations pour qu’elles aient lieu quand la lune n’est pas visible ou seulement en phase de croissant. Le fond du ciel sera ainsi plus noir.
  • Évitez de placer STELLINA sur, ou à proximité de surfaces goudronnées, bétonnées ou rocheuses. Ces matériaux restituent de la chaleur la nuit ce qui engendre de la turbulence. Préférez les surfaces herbeuses ou terreuses.

Etape 1 : Révéler l’image

Lorsque vous ouvrez le fichier TIFF 16 bit, la première vision de l’image peut être déroutante (voir figure 2). L’image semble presque entièrement sombre. Pourtant le signal est bien présent. Ce que nous voyons à ce stade est essentiellement le cœur de la nébuleuse avec les 4 étoiles du trapèze. Cette image correspond à une capture de 30 minutes. Comme indiqué dans les conseils plus haut, nous aurions pu obtenir un meilleur résultat encore avec une pose plus longue de 1 heure.

L’objectif de cette étape est de révéler les extensions de la nébuleuse sans brûler le cœur. Tout au long des réglages, il faudra donc surveiller que les étoiles du trapèze et les détails du cœur restent distinctement visibles.

 

Interface de Affinity Photo

fig. 2 : l’image telle qu’elle apparaît dans Affinity Photo à son ouverture avec les principaux éléments de l’interface.

Une fois l’image ouverte avec Affinity Photo, portez votre attention sur les palettes situées à droite (figure 2). Assurez vous que la palette « Calques » est visible.

Comme la plupart des logiciels de graphisme, Affinity Photo utilise un système de calques qui se superposent pour composer l’image finale. Certains calques peuvent comporter une image, d’autres sont des calques de réglages dont l’effet affecte tous les calques visibles qui se trouvent en dessous.

Nous avons à ce stade un seul calque qui comporte notre image. Afin de garder cette source intacte au cas ou nous aurions besoin de revenir en arrière, nous allons travailler sur une copie de ce calque.

  • Cliquez sur le calque pour le sélectionner et dans le menu « Calque » choisissez « Dupliquer« .
  • Le nouveau calque apparaît dans la palette. Pour une meilleure organisation, renommons le « Mappage des tons » (vous comprendrez pourquoi dans ce qui vient).

Activez le mode de mappage des tons : « Tone mapping persona » (voir figure 2). Le mappage de tons est l’équivalent du filtre HDR que l’on peut retrouver dans d’autres applications de retouche photo. Cet outil de traitement est particulièrement approprié pour les images possédant une grande dynamique, ce qui est le cas du format TIFF 16.

Pour mieux comprendre : Le rôle du « tone mapping »

La palette de nuances que l’écran de l’ordinateur peut représenter (la dynamique) est bien plus faible que celle de l’image TIFF (256 niveaux par couleur pour l’écran contre 65536 niveaux par couleurs dans le fichier TIFF). C’est d’ailleurs pour cette raison que nous ne voyons que les parties très lumineuses de l’image.

Le tone mapping permet de faire correspondre la dynamique de l’image à celle de l’écran et ainsi révéler les zones moins lumineuses. Il permet également d’augmenter le contraste de façon locale dans l’image, c’est-à-dire des différentes zones adjacentes entre elles. Cela n’affecte pas le contraste global, ce qui aurait pour effet d’atténuer les zones peu lumineuses (basses lumières) et de renforcer les zones plus lumineuses (hautes lumières), tout le contraire de ce que nous cherchons à faire.

 

 

Utilisez les commandes disponibles dans la palette latérale droite pour effectuer les réglages appropriés (figure 3).

  • Afin de régler la luminosité globale de l’image, amenez le curseur « Compression de tons » vers des faibles valeurs, par exemple 10%.
  • Pour faire ressortir les parties moins lumineuses de la nébuleuse, augmentez la valeur du « Contraste local » par exemple à 30%.
  • Augmentez  très légèrement la valeur du « Point noir » afin d’assombrir le fond du ciel. A ce stade, n’essayez pas d’obtenir un fond de ciel très noir, vous risqueriez de perdre des détails dans les basses lumières. Par exemple, placez le curseur sur  3%.
  • Afin de protéger les parties très lumineuses qui commencent à être brûlées, activez le panneau « Tons foncés et tons clair » et ramenez les tons clairs à moins 100%.

Vous pouvez essayer de faire varier ces réglages pour rechercher un résultat qui vous convient au mieux. Soyez vigilant à ne pas brûler le cœur de la nébuleuse. On peut s’accommoder de légèrement brûler la zone des étoiles du trapèze, nous aurons la possibilité de rattraper cela dans les étapes suivantes.

Ce sont les seuls réglages à effectuer dans le mode « Tone mapping persona« . Validez en cliquant sur « Appliquer » (en haut a gauche) pour revenir à l’interface standard.

traitement des images Stellina : mappage de tons

fig 3. : l’interface du mode « Tone mapping persona » avec les réglages à appliquer

Nous avons maintenant sous les yeux une image qui commence vraiment à ressembler à la nébuleuse d’Orion telle que nous la connaissons. En réalisant un zoom sur les étoiles du trapèze, il se peux que nous constations qu’elles soient légèrement brûlées. Sur notre image d’origine, qui se trouve encore sur le calque en dessous, elles étaient parfaites. Nous allons donc essayer, uniquement pour cette zone, de laisser apparaître le calque du dessous.

Pour cela, nous allons utiliser les options de fusion (le rôle de cette fonctionnalité est plus amplement expliqué dans la partie 3)

  • Assurez vous que le calque « Mappage des tons » est sélectionné.
  • En haut de la palette des calques, repérez l’icône en forme d’engrenage « Plage de fusion » (voir figure 2) et cliquez dessus pour afficher les options de fusion des calques.
  • Une nouvelle palette apparaît avec deux diagrammes. Réglez la courbe du diagramme de droite (Plage de composition sous-jacente) de sorte à ce qu’elle ressemble à la figure 4. 
traitement des images Stellina : options de fusion

fig 4 : réglage des options de fusion pour le calque « Mappage des tons ».

A ce stade, les étoiles du trapèze ne devraient plus être brûlées car notre manipulation a eu pour effet de laisser apparaître le calque du dessous (où les étoiles du trapèze sont parfaites) seulement pour les zones très lumineuses.

Cette étape est terminée. La figure ci dessous compare l’image à son ouverture dans Affinity Photo avec le résultat que vous devriez avoir à la fin de l’étape 1.

fig. 5 : comparaison avant/après l’étape 1

Etape 2 : Faire ressortir les détails

Maintenant que nous pouvons bien visualiser la nébuleuse, essayons d’en faire ressortir davantage les détails.

Pour cela nous allons commencer par utiliser un moyen qui apparaît intimidant aux premiers abords mais qui est très puissant : les courbes de tons.  Cet ajustement est disponible sous la forme d’un calque de réglage.

  • Au bas de la palette des calques, cliquez sur l’icône « Réglages » (voir figure 2) puis choisissez « Courbes » dans le menu déroulant.

Un nouveau calque est créé et la palette de réglages correspondante s’affiche (figure 6 à gauche).

traitement des images Stellina : courbes de tons

fig 6 : la courbe des tons, avant et après les réglages.

 

Pour mieux comprendre : Les courbes de tons

Le graphique des courbes de tons permet, de façon sélective, d’augmenter ou de diminuer la luminosité des zones de l’image en fonctions de la luminosité qu’elles possèdent déjà. Par exemple on peut décider d’augmenter la luminosité des zones sombres sans trop modifier celle des zones déjà suffisamment lumineuses.

La gauche du graphique (figure 6 à gauche) représente les tons très sombres, appelés les ombres (ou noirs) alors que la droite représente les tons très clairs autrement appelés « les blancs ». Entre les deux s’étalent les tons moyens foncés puis les tons moyens clairs.

L’axe vertical du graphique indique la valeur de luminosité pour chaque ton : minimum (noir) en bas, et maximum (blanc) en haut. Initialement, la courbe qui traverse le graphique, indique assez logiquement que les ombres ( à gauche) sont extrêmement peu lumineuses et que les hautes lumières à droite sont très lumineuses.

 

 

En cliquant sur la courbe, on peut modifier sa forme afin d’augmenter le niveau de luminosité de certains tons sans trop affecter les autres.

Dans notre cas, nous souhaitons augmenter la luminosité des tons sombres ou se trouve les nébulosités sans augmenter les hautes lumières car nous risquerions alors de brûler le cœur.

  • Cliquez sur la courbe du coté des tons sombres afin d’ajouter un point de contrôle puis déplacez le vers le haut afin d’augmenter la luminosité de cette plage de tons.

Nous constatons que les parties sombres ressortent davantage mais les zones très claires deviennent brûlées. Nous devons donc ajouter un autre point de contrôle sur la courbe afin de ramener la luminosité des hautes lumières vers leurs valeurs initiales.

  • Ajoutez les points de contrôle nécessaires à la courbe afin qu’elle adopte une forme similaire à celle de la figure 5 à droite.
  • Vérifiez que les détails du cœur et les étoiles du trapèze restent distinctement visibles.

Pour finaliser cette étape, nous allons appliquer un filtre d’accentuation des détails. Avant cela nous allons aplatir, c’est-à-dire fusionner, le calque comportant notre image d’origine (nommée « Arrière-plan » si vous ne l’avez pas modifié) avec le calque « Mappage de ton » pour n’en faire plus qu’un seul.

  • Décochez la case en regard du calque nommé « Réglage courbes » pour désactiver temporairement l’effet de ce calque.
  • Effectuez un clic droit sur un des autres calques pour faire apparaître le menu contextuel des calques.
  • Dans le menu contextuel, choisissez « Fusionner les calques visibles« .

Un nouveau calque a désormais été crée. Les calques initiaux sont toujours présents au cas où nous aurions besoin de revenir aux étapes précédentes.

  • Assurez vous que le nouveau calque se trouve entre le calque « Mappage de tons« et le calque « Réglage courbes« .
  • Activez de nouveau le calque « Réglage courbes » en cochant la case correspondante.
  • Renommez  le calque nouvellement crée « Clarté« .
  • Assurez vous que le calque « Clarté » soit bien sélectionné puis dans le menu « Filtre / netteté… » choisissez l’option « Clarté …« 
  • Réglez l’intensité du filtre pour augmenter le niveau de netteté selon vos préférences toujours en étant vigilant à préserver le cœur et les étoiles du trapèze. Vous pouvez par exemple le fixer à 40%.
  • Cliquez sur « Appliquer« .
  • Vous avez toujours la possibilité de modifier le réglages des courbes de tons d’Affinity Photo si des ajustements vous semblent nécessaires. C’est l’avantage des calques de réglages, les modifications qu’ils engendrent ne sont pas destructives, leurs effets sont modifiables après coup.

Cette étape est terminée. La figure ci-dessous compare l’image entre le début et la fin de l’étape 2.

fig. 7 : comparaison avant / après l’étape 2

Etape 3 : Réduire le bruit

Lorsque nous effectuons un zoom dans l’image nous observons la présence de « bruit ». Le bruit, c’est cette sorte de granulation qui apparaît surtout dans les zones moins lumineuses de l’image.

Le bruit est en réalité réparti de façon aléatoire et homogène sur toute l’image. Il est moins perceptible dans les zones claires puisque l’intensité lumineuse du bruit est faible et se perd donc dans le « signal » fort des zones lumineuses.

Pour mieux comprendre : d’où vient le bruit ?

Le bruit est présent initialement sur toute image produite par un appareil électronique. Il est généré par l’électronique elle-même du capteur. Il est possible de limiter le bruit généré par le capteur en le refroidissant. C’est pour cela que certains astrophotographes expérimentés et les astronomes professionnels utilisent des caméras refroidies.

 

 

Lors du traitement d’une image, les différentes manipulations qui sont effectuées pour faire ressortir les détails ont également comme conséquence néfaste de faire ressortir le bruit.

Nous allons tenter de limiter le bruit qui dégrade l’esthétique de l’image. Il faut cependant garder à l’esprit qu’en réduisant le bruit nous risquons également de perdre certains détails les plus fins. Aussi, il est préférable de ne pas être trop radical et accepter qu’une certaine quantité de bruit subsiste.

  • Dupliquez le calque « Clarté« , afin de préserver cette étape si vous souhaitez revenir en arrière (Menu calque / dupliquer).
  • Renommez ce nouveau calque « Réduction du bruit« .
  • Assurez-vous que le nouveau calque est sélectionné puis dans le menu « Filtre / bruit » choisissez « Anti-bruit« .
  • Zoomez sur une zone peu lumineuse de la nébuleuse qui comporte des détails et où le bruit est plus perceptible. Ensuite, faites varier le curseur « Luminance » afin d’obtenir un compromis satisfaisant entre la réduction du bruit et la perte des détails. Vous pouvez par exemple régler le curseur luminance à 20%.
  • Cliquez sur « Appliquer« .

La réduction du bruit a été appliquée sur toute l’image. Nous avons cependant constaté que le bruit était moins perceptible dans les zones claires. Il serait donc intéressant d’appliquer la réduction du bruit seulement dans les zones sombres et ainsi conserver tous les détails dans les zones plus claires.

Nous pouvons arriver à ce résultat en contrôlant les options de fusion du calque « Réduction du bruit« . Nous pouvons en effet indiquer que les zones claires du calque « Réduction du bruit » deviennent transparentes et laissent donc passer l’information qui se trouve en dessous , sur le calque « Clarté » qui n’a pas subi la réduction du bruit et conserve donc les plus fins détails.

  • Sélectionnez le calque « Réduction du bruit« .
  • En haut de la palette des calques, cliquez sur l’icône en forme d’engrenage « Plage de fusion« .

Le panneau de réglage d’Affinity Photo qui s’affiche présente deux graphiques qui ressemblent à celui des courbes de tons que nous connaissons bien maintenant. Ils fonctionnent de façon similaire. Nous allons nous intéresser au graphique de droite « Plage de composition sous-jacente« . Il permet de spécifier quelles plages de tons (noirs, ton foncés, tons clairs, blancs) doivent devenir transparentes (plus ou moins) pour laisser apparaître les calques situés en-dessous.

Tout comme le graphique des courbes de tons, la partie gauche correspond aux tons foncés et la partie droite aux tons clairs. Notre objectif est de rendre transparentes les parties claires afin de laisser apparaître le calque « Clarté » du dessous seulement pour les zones claires et conserver la visibilité du calque « Réduction du bruit » sur les zones foncées où il est le plus utile.

  • Cliquez sur le point de contrôle situé en haut à droite du graphique (celui qui correspond aux blancs) et glissez le vers le bas.
  • Une fois complètement en bas, glissez le également vers la gauche et observez dans l’image comment évolue le bruit pour trouver la bonne configuration.

Le calque réduction du bruit n’affecte désormais plus les hautes lumières.

  • Afin de s’assurer que le calque « réduction du bruit » affecte bien toutes les parties très sombres, déplacez légèrement le point de contrôle situé en haut à gauche de la courbe (ombres) légèrement vers la droite.

Le graphique devrait avoir un aspect similaire à l’illustration ci-dessous.

traitement des images Stellina : option de fusion

Fig 8. Options de fusion à appliquer au calque « Réduction du bruit ».

Cette étape est terminée. La figure ci-dessous compare l’image entre le début et la fin de l’étape 3.

Fig. 9 comparaison avant / après l’étape 3.

Etape 4 : Ajuster les couleurs

Nous arrivons à l’étape la plus créative qui va vous permettre de véritablement personnaliser votre image grâce à Affinity Photo.

Pour le moment, notre nébuleuse d’Orion est bien pâle par rapport aux images que nous avons l’habitude de voir. Nous allons en faire ressortir les couleurs, puis les ajuster pour obtenir un aspect qui nous convient.

  • Sélectionnez le calque supérieur « Réglage courbes« .
  • Cliquez sur l’icône « Réglages » en bas de la palette des calques et choisissez « Vibrance » dans le menu déroulant pour ajouter un calque de réglage « Vibrance« .
  • Glissez les curseurs « Vibrance » et « Saturation » au maximum.
  • Cliquez sur l’icône « Réglages » en bas de la palette des calques et choisissez « Correction sélective » dans le menu déroulant pour ajouter un calque de réglage « Correction sélective« .

Le calque de réglage « Correction sélective » permet d’appliquer des modifications de couleur de manière indépendante à certaines teintes. La nébuleuse d’Orion étant essentiellement rouge, nous allons travailler surtout sur cette teinte.

  • Dans le panneau de réglage des options de correction sélective, sélectionnez « Rouge » dans le menu déroulant des couleurs du haut.
  • Placez le curseur « Cyan » à -100% (pour enlever du cyan dans les teintes rouges), le curseur « Magenta » à +50% et le curseur « Jaune » à +100% pour ajouter chacune de ces teintes en proportion dans les tons rouges.
  • Dans le menu couleur, croissez « Magenta » puis placez les curseurs « Magenta » et « Jaune » à + 100%.
  • Enfin dans le menu Couleurs, choisissez le noir et placez le curseur « Noir » à plus 5% afin d’assombrir un peu le fond du ciel et donner plus de contraste à l’image.

A ce stade, la nébuleuse apparaît bien rose et nous voudrions qu’elle tire davantage vers le rouge. Nous pouvons ajouter un deuxième calque de réglage « Correction sélective » dont les effets vont se cumuler avec le premier.

  • Cliquez sur l’icône « Réglages » en bas de la palette des calques et choisissez « Correction sélective » dans le menu déroulant pour ajouter un calque de réglage « Correction sélective« .
  • Sélectionnez la couleur rouge dans le menu puis placez les curseurs Cyan à -15%, Magenta à +35% et Jaune à plus 100%.

Bien entendu, les valeurs données ci-dessus pour la correction des couleurs sont des exemples et il vous appartient de définir l’aspect que vous souhaitez donner à la nébuleuse.

Cette étape est terminée. La figure ci dessous compare l’image entre le début et la fin de l’étape 4

Fig. 10 comparaison avant/après l’étape 4

Etape 5 : Donner la touche finale

Notre nébuleuse a dorénavant un aspect très différent de ce que nous pouvions visualiser sur l’écran du smartphone ou de la tablette pendant l’observation avec STELLINA : beaucoup plus riche en détails.

Il subsiste quelques défauts que nous allons tenter d’éliminer ou d’atténuer.

Pour commencer, les bords de l’image montrent des défauts inesthétiques liés à la capture. Nous allons recadrer l’image pour supprimer les zones concernées.

  • Sélectionnez l’outil « Recadrer » dans la barre d’outils latérale gauche (figure 2), puis ajustez le cadre et cliquez sur appliquer.

Le coin inférieur droit de l’image présente encore une sorte de halo disgracieux. Nous allons l’atténuer en appliquant un dégradé sombre par dessus.

  • Assurez vous que le calque supérieur « Réglage correction sélective » est sélectionné puis dans le bas de la palette des calques, cliquez sur l’icône « Ajouter un calque pixelisé » (voir figure 2).

Un nouveau calque vide est ajouté à la pile. Renommez le « Dégradé ».

  • Sélectionnez le calque « Dégradé« .
  • Dans la barre d’outils de gauche, sélectionnez l’outil « dégradé » (voir figure 2).
  • Sur l’image, tracez un court dégradé partant du coin inférieur droit et allant en direction du coin supérieur gauche sur environ 1/6ème de la diagonale.

Un point de contrôle est disponible à chaque extrémité du dégradé pour choisir la couleur.

  • Sélectionnez le point de contrôle situé au coin inférieur droit de l’image.
  • Activez le panneau « Couleur » dans les panneaux de réglages de droite et définissez la couleur noire pour ce point de contrôle.
  • Sélectionnez ensuite le deuxième point de contrôle puis affectez-lui la couleur noire ainsi qu’une opacité de 0%.
  • Ajustez la position du deuxième point de contrôle afin que le dégradé ne recouvre que la zone qui pose problème, sans masquer les premières volutes de la nébuleuse.
  • Réduisez maintenant l’opacité du calque « Dégradé » en réglant sa valeur sur environ 40%.

Cette étape est terminée. La figure ci-dessous compare l’image entre le début et la fin de l’étape 5

Fig. 11 comparaison avant/après l’étape 5

Peut-on aller plus loin ?

Nous pouvons maintenant considérer que le traitement de l’image de la nébuleuse d’Orion à partir de l’export TIFF 16 bits de STELLINA  sur Affinity Photo est terminé. Nous avons réussi à obtenir une image plus détaillée, aux couleurs assez naturelles, et nous avons également préservé le cœur dans lequel de nombreux détails sont perceptibles.

La tentation est grande d’essayer d’aller encore plus loin, d’accentuer encore davantage les détails et les couleurs. Il est possible de le faire mais la vrai question à se poser est : faut-il le faire ?

En matière de traitement d’image, il n’y a ni lois ni règles. Cependant, on considère souvent qu’un traitement est réussi quand l’image conserve un aspect naturel. En poussant plus avant le traitement, vous allez certes accentuer encore les détails, mais l’image pourrait paraître moins naturelle même aux yeux de personnes non averties. De plus, gardez à l’esprit qu’en poussant le traitement vous allez aussi encore accentuer les défauts de l’image.

C’est avec l’expérience et aussi en comparant ses images à d’autres que l’on apprend à ne pas aller trop loin.

Pour terminer ce tutoriel, voici un moyen d’améliorer encore un peu l’image tout en ayant la possibilité de doser cette amélioration a posteriori, si vous avez des regrets d’être allé trop loin (et sans avoir à reprendre le traitement depuis le début).

  • Désactivez le calque « Dégradé » temporairement.
  • Effectuez un clic droit sur l’un des calques pour faire apparaître le menu contextuel et choisissez « Fusionner les calques visibles« .
  • Placez le nouveau calque ainsi créé entre le calque « Dégradé » et le calque « Réglage correction sélective« .
  • Sélectionnez le nouveau calque et renommez-le « Extra peps« .

Nous allons de nouveau utiliser le mode de mappage des tons pour accentuer les détails sur ce calque.

  • Dans la barre d’outils supérieure, cliquez sur « Tone mapping persona« .
  • Réglez la compression des tons sur 0% et le contraste local sur environ 20%.
  • Cliquez sur « Appliquer« .
  • Activez de nouveau le calque « Dégradé« .

En procédant ainsi, nous venons de créer un calque de l’image avec une netteté renforcée. Mais nous avons également accentué les défauts.

Pour trouver le bon équilibre, nous pouvons régler l’opacité de ce calque afin qu’il se fonde plus ou moins avec les calques sous-jacents, ce qui permet de doser son effet.

Nous pouvons également régler les options de fusion de ce calque pour qu’il ne fasse effet que sur les zones claires de l’image où se trouvent véritablement les détails, et épargne les zones sombres où les défauts sont plus facilement visibles. Pour cela, procédez de la même façon qu’avec le calque « Réduction du bruit » en ajustant les plages de fusion.

Voici à quoi pourrait ressembler la courbe :

traitement des images Stellina : options de fusion

fig.12 : Réglages des options de fusion pour le calque « Extra peps »

 

 

Félicitations, vous êtes arrivés au bout de ce tutoriel ! N’oubliez pas que chaque objet céleste est différent et nécessitera donc des réglages personnalisés. C’est l’expérience qui vous permettra de progresser et également les avis des autres astrophotographes amateurs. 

N’hésitez donc pas à partager le résultat de vos traitements sur les réseaux sociaux et dans le groupe Facebook #myStellina.

  • Pour sauvegarder votre fichier de travail Affinity Photo avec les calques, choisissez « Enregistrer sous » dans le menu fichier.
  • Pour exporter votre image afin de la partager, choisissez « Exporter » dans le menu fichier.

Vous pouvez télécharger le fichier Affinity Photo complet utilisé dans ce tutoriel en cliquant ici.

Carina Nebula - Stellina TIFF export and processing
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Sauvegarder, partager et exploiter les images de STELLINA

Que vous soyez un observateur novice, impatient de partager votre exploration de l’univers avec votre entourage, ou un astronome amateur plus expérimenté, soucieux d’obtenir des images personnalisées et de qualité de ce que vous observez, STELLINA offre des possibilités permettant de satisfaire les attentes de chacun.
Trois méthodes sont disponibles pour enregistrer, partager et exploiter le résultat de vos observations.

SOMMAIRE
1. La méthode simple pour un résultat immédiat : sauvegarder ou partager ce que vous voyez sur votre écran (JPEG)
2. La méthode pour obtenir de meilleures images et les personnaliser en les retouchant manuellement : l’export TIFF.
3. La méthode destinée aux plus exigeants : l’utilisation des fichiers FITS.

 

Nébuleuse de la Carène capturée par Stellina.

La nébuleuse de la Carène capturée par STELLINA. Image traitée à partir du fichier exporté en TIFF 16 bits. Crédit image : Sébastien Aubry

Pour mieux comprendre

STELLINA met en oeuvre une méthode d’empilement des images en temps réel. Pendant que vous observez un astre, STELLINA capture en continu de nouvelles images et les ajoute à « la pile » pour composer l’image finale que vous visualisez. Il s’agit d’un processus couramment utilisé en astrophotographie. Son objectif est d’améliorer la qualité du rendu final en réduisant le bruit (un signal parasite généré par l’électronique de tout capteur qui se répartit de façon aléatoire sur l’image) et en faisant ressortir les zones peu lumineuses. Pour cette raison, plus vous observez longtemps un astre, plus la qualité de l’image s’améliore comme le montre la vidéo ci-dessous.

 

fig.1 : Au fur et mesure de votre observation, STELLINA améliore en temps réel la qualité de l’image.

Dans la suite de cet article, nous nommerons « image unitaire » chaque image individuelle qui compose cette pile.

Mis à part la toute première image qui s’affiche lorsque STELLINA commence la capture, vous ne voyez jamais les images unitaires mais seulement l’image composée à partir de toutes celles qui on été ajoutées à la pile. Il est cependant possible de récupérer ces images unitaires pour une utilisation spécifique comme vous le verrez plus loin.

Chaque image unitaire correspond à une pose de 10 secondes. Lorsque STELLINA vous conseille un temps d’observation de 30 minutes (soit 1800 secondes), cela signifie qu’il faudra accumuler 180 poses de 10 secondes (1800 divisé par 10).

Note : La lune, les planètes ainsi que les étoiles accessibles via le catalogue de Stellinapp sont visualisées en live. Il n’y a pas d’empilement réalisé sur ces objets.

1. La méthode simple pour un résultat immédiat : sauvegarder ou partager ce que vous voyez sur votre écran (JPEG)

Présentation

L’image qui s’affiche sur votre smartphone ou votre tablette est donc le résultat de l’empilement réalisé par STELLINA en temps réel. Un traitement automatique est également réalisé pour améliorer la qualité de l’image et faire ressortir les détails.

Comment sauvegarder le fichier ?

En cliquant sur l’icône de partage en haut à droite de la fenêtre de capture vous disposez de plusieurs options (figure 2).

Option d'exportation des images capturées par Stellina

fig. 2 : Le menu de partage et ses options d’export

Vous pouvez :

  • partager directement l’image actuellement affichée sur les réseaux sociaux,
  • enregistrer l’image dans l’application Stellinapp,
  • enregistrer l’image dans l’album photo de votre appareil mobile.

Si vous envisagez ultérieurement de retoucher l’image, de la transférer vers votre ordinateur ou un autre appareil mobile ou simplement de la partager plus tard, il est préférable de l’enregistrer dans l’album photo de votre appareil.

Vous pouvez enregistrer l’image plusieurs fois au fur et à mesure que la qualité s’améliore. Vous avez également la possibilité de sauvegarder automatiquement l’ensemble des images générées en branchant, avant le début de votre observation, une clef USB dans le compartiment batterie. STELLINA va détecter votre clef USB et vous demandera de choisir le format d’image que vous souhaitez enregistrer (figure 3). Choisissez le format « JPEG ».

Stellina autosave options

fig. 3 : Option d’enregistrement des images de STELLINA sur la clef USB

Comment exploiter le fichier ?

Vous pourrez être tenté, après votre observation, de retoucher votre image ainsi obtenue pour améliorer les couleurs ou essayer de faire davantage ressortir les détails. En fait, dès l’enregistrement, l’application Stellinapp vous propose quelques commandes de base pour ajuster l’image à votre préférence.

Si vous souhaitez retravailler l’image dans un logiciel de retouche photo, sachez que les actions que vous pouvez effectuer sont limitées et peuvent vite dégrader la qualité de l’image. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Les images de STELLINA (qui correspondent à celles que vous visualisez à l’écran) ont déjà subi un traitement.
  • L’image est enregistrée au format JPEG. Ce format couramment utilisé applique une compression numérique à l’image afin d’en réduire le poids. Cette compression a pour effet d’appliquer des transformations à peine perceptibles aux pixels de l’image. En faisant un traitement trop poussé sur une image JPEG vous allez faire ressortir ces imperfections qui se sont glissées dans l’image (parfois appelés « artefact de compression ») et au final en dégrader la qualité (figure 4).

Il est malgré tout possible d’obtenir une meilleure image que ce que vous observez à l’écran en réalisant vous-même le traitement. Vous devez pour cela utiliser la méthode qui suit.

Artifacts caused by JPEG compression

fig. 4 : Zoom sur le détail d’une image. A gauche l’image brute, à droite la compression JPEG où des artefacts apparaissent par exemple autour des étoiles.

2. La méthode pour obtenir de meilleures images et les personnaliser en les retouchant manuellement : l’export TIFF.

Présentation

Pendant votre observation, STELLINA effectue un traitement automatique des images capturées pour vous proposer un rendu lumineux, contrasté, et riche en détails.

Les objets célestes que vous observez, amas, galaxies ou nébuleuses, présentent tous des caractéristiques différentes : ils sont plus ou moins lumineux, plus ou moins contrastés, avec des couleurs variables et des champs d’étoiles plus ou moins denses.

Etant donné le caractère automatique du traitement appliqué par STELLINA, il n’est pas possible de tenir compte des spécificités propres à chaque objet. Pour cette raison, il est souvent possible d’obtenir des images de meilleure qualité en réalisant soi-même le traitement de l’image. Cela requiert un peu d’apprentissage et de temps mais l’expérience est amusante et le résultat peut apporter une grande satisfaction.

figure 5 – comparaison entre l’image affichée à l’écran et le résultat du traitement de l’export TIFF.

Nous avons vu que les images enregistrées selon la méthode précédente ne permettaient que des retouches légères. Stellinapp vous propose cependant d’exporter l’image de votre observation dans un format parfaitement adapté au traitement d’image : le format TIFF 16 bit.

Note : Ce format n’est pas disponible pour les observations de la lune, des planètes et des étoiles accessibles via le catalogue de Stellinapp.

Comment sauvegarder le fichier ?

Pour voir cette option apparaître dans le menu de partage, vous devez au préalable l’activer dans l’application. Pour cela rendez-vous dans Profil > icône Roue dentée > Réglages > Activer l’export TIFF (figure 6).

Dorénavant, le menu de partage affichera l’élément supplémentaire « Export TIFF »

Si vous avez connecté une clef USB à STELLINA, l’image au format TIFF sera enregistrée sur la clef USB, mais vous pouvez aussi l’enregistrer dans l’album photo ou un dossier de votre appareil mobile ou même la transférer directement sur votre ordinateur, l’envoyer par mail, etc.

Stellina setting options

fig. 6 : Option d’export TIFF dans les réglages de STELLINA.

Comment exploiter le fichier ?

L’export TIFF vous permet de récupérer une image qui est l’équivalent d’un fichier RAW pour un appareil photo. Mis à part l’indispensable processus d’empilement automatique réalisé par STELLINA, l’image n’a pas subi de traitement. Ce sont les données brutes. L’image n’est pas compressée et son poids est donc plus important. Elle possède également une plus grande dynamique (nombre de nuances différentes qu’il est possible de représenter) : 16 bits contre seulement 8 bits pour le JPEG.

Le format TIFF est reconnu par la très grande majorité des logiciels de retouche photo dont Photoshop, Gimp, Affinity Photo, Luminar … et aussi par les logiciels de traitement dédiés à l’astrophotographie tel que PixInsight.

3. La méthode destinée aux plus exigeants : l’utilisation des fichiers FITS.

Présentation

Les fichiers d’image récupérés selon les méthodes précédentes sont le résultat du processus d’empilement réalisé automatiquement et en temps réel par STELLINA pendant votre observation.

Il est possible de sauvegarder automatiquement chacune des images unitaires qui compose la pile. Le but de cette méthode est de réaliser soi-même manuellement l’empilement des images unitaires afin d’avoir un meilleur contrôle du processus. Cette opération peut être réalisée avec des logiciels dédiés au traitement d’images astronomiques tels que Deep Sky Stacker.

L’empilement automatique effectué par STELLINA est élaboré. Par exemple, il rejette les images unitaires qui ne sont pas d’une qualité suffisante (problème de suivi, vent, vibrations…). Ce n’est pas le cas des fichiers FITS qui compteront également parmi eux les images déficientes sur la clef USB. Cette manœuvre est donc réservée à des utilisateurs expérimentés. Si l’empilement manuel n’est pas réalisé correctement, le résultat final peut aboutir à une image de moins bonne qualité que l’export TIFF réalisé par STELLINA, en plus d’avoir demandé un temps de manipulation plus important.

Comment sauvegarder le fichier ?

Pour récupérer les images unitaires au format FITS vous devez connecter une clef USB dans l’un des ports situés dans le compartiment de la batterie au début de votre observation. STELLINA va détecter votre clef USB et vous demander de choisir le format d’image que vous souhaitez enregistrer. Choisissez le format « FITS ».

L’enregistrement automatique des images unitaires FITS peut engendrer un volume de données important. Si vous prévoyez de capturer plusieurs objets célestes ou de réaliser des captures très longues, prévoyez une clef USB disposant d’une capacité appropriée (32 Go minimum)

Note : Ce format n’est pas disponible pour les observations de la lune, des planètes et des étoiles accessibles via le catalogue de Stellinapp.

Comment exploiter le fichier ?

Le format FITS est très utilisé en astronomie, ainsi que dans le domaine scientifique de manière générale. Sa particularité est notamment de pouvoir stocker d’autres informations en plus des informations « visuelles ». Cependant, ce format de fichier n’est pas pris en charge nativement par les logiciels standard de traitement photo et nécessite donc l’utilisation de logiciels spécifiques à l’astrophotographie.

À propos des « darks »

Lors du processus d’empilement manuel, les astrophotographes utilisent des images appelées « darks » en plus des images de l’astre proprement dit. Il s’agit de captures effectuées alors que l’ouverture du télescope est obstruée de façon qu’aucune lumière n’arrive sur le capteur. On pourrait alors s’attendre à obtenir une image totalement noire (d’où le nom « dark »). En réalité on retrouve sur ce type d’image un faible signal qui est généré par les défauts du capteur. Il peut s’agir par exemple de pixels chauds. Le signal des « darks » est soustrait à celui des images de l’objet céleste de façon à enlever les défauts liés au capteur sur l’image finale.

Lors de votre observation, STELLINA ne génère pas de « darks » et vous ne trouverez donc pas ce type de fichier sur la clef USB. Dans son processus d’empilement automatique, STELLINA utilise un modèle prédéfini de « dark » qui caractérise le signal parasite du capteur. D’autres défauts sont corrigés par divers traitements.

Si vous souhaitez utiliser des images « darks » dans votre processus d’empilement manuel, vous devrez les capturer vous-même. Pour cela, lancez une capture avec STELLINA puis placez un cache opaque devant l’objectif (aucune lumière ne doit pouvoir pénétrer par l’objectif). L’affichage sur l’écran de votre smartphone ou votre tablette ne montrera pas d’évolution de l’image , mais des fichiers FITS correspondants seront bien enregistrés sur la clef USB.

Pour résumer:

JPEG TIFF FITS
Public Tous Intermédiaire Expert
Traitement Automatique par STELLINA Manuel, à réaliser Manuel, à réaliser
Empilement Automatique par STELLINA Automatique par STELLINA Manuel, à réaliser
Compression Oui (destructive) Non Non
Poids du fichier Environ 1 Mo Environ 10 Mo Environ 13 Mo / image unitaire
Définition de l’image 1500 x 990 1500 x 990 3096 x 2080 (6,4 Mp)
Sauvegarde Smartphone, tablette, clef USB Smartphone, tablette, ordinateur, clef USB Clef USB
Logiciels recommandés Tout logiciel photo Photoshop, Affinity Photo, Luminar … DeepSkyStacker, Registax, PixInsight, SIRIL, IRIS …
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Bételgeuse : l’histoire d’une étoile mystérieuse

Bételgeuse aurait pu rester une étoile comme les autres. Mais le 8 décembre 2019, une diminution anormale de sa luminosité a surpris les astronomes du monde entier. Une telle baisse n’avait pas été mesurée depuis 25 ans. Ordinairement classée comme la dixième étoile la plus brillante du ciel, l’étoile alpha située sur l’épaule gauche de la constellation d’Orion est à ce jour redescendue à la 19ème position ! Ce comportement mystérieux de Bételgeuse serait-il annonciateur d’une explosion en supernova ?  Revenons en détails sur l’histoire d’une étoile qui n’est pas inconnue des astronomes.

Constellation Orion Betelgeuse
Carte du ciel de la Constellation d’Orion. Source: Stellarium

La Star des étoiles ?

Bételgeuse est considérée comme l’une des étoiles les plus étudiées du ciel, et ce, bien avant que sa popularité déferlante ne s’active en décembre 2019. Depuis plus d’un siècle, elle fascine les astrophysiciens !

L’astronome John Herschel a par exemple été le premier à observer le caractère variable de l’étoile en 1836. Ces alternances de luminosité furent par la suite vérifiées au cours du XXième siècle et Bételgeuse fut classée dans la catégorie des étoiles variables semi-régulières : un type d’étoile présentant des variations de luminosités périodiques mais dont le cycle et l’amplitude peuvent varier. Une propriété que nous évoquerons plus tard dans cet article.

La particularité de cette supergéante rouge ne résidait pas initialement dans son caractère variable, très commun en astronomie, mais dans son diamètre apparent. En effet, bien qu’elle soit distante de plus de 400 années-lumières de la Terre, son rayon environ 1000 fois plus grand que celui du Soleil fait d’elle la plus grande étoile connue de notre ciel ! Un titre qu’elle ne conserva que jusqu’en 1997, lorsqu’un plus grand diamètre apparent fut mesuré sur l’étoile R Doradus. 

Taille Betelgeuse
Image de Bételgeuse obtenue par ALMA. Les annotations montrent la taille réelle de l’étoile comparée au Système Solaire. Crédit:
ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)/E. O’Gorman/P. Kervella

Une grande valeur de diamètre apparent est un argument de taille lorsque l’on veut observer en détails la surface d’une étoile : alors que la majorité des étoiles de la voûte céleste peuvent être considérées comme des points lumineux dont le disque est impossible à résoudre par nos télescopes, Betelgeuse dispose d’un diamètre apparent suffisamment grand pour être détectable !

Bételgeuse fut d’ailleurs la première étoile (autre que le Soleil) à obtenir une mesure expérimentale de son diamètre à l’aide d’une méthode d’interférométrie réalisée à l’observatoire du Mont Wilson en 1921 par les physiciens Albert Abraham Michelson et Francis Gladheim Pease. L’objectif de l’interférométrie est d’accroître la résolution angulaire sur le ciel en combinant la lumière venant de plusieurs télescopes éloignés de plusieurs mètres. Depuis, ce mode de mesure est utilisé par les observatoires astronomiques les plus performants du monde :  VLTI (Chili), CHARA (Etats-Unis)…

Interféromètre de Michelson installé sur le télescope Hooker de l’observatoire du Mont Wilson en 1920.

La gloire de Alpha Orionis se s’arrête pas là ! Bételgeuse revint sous la lumière des projecteurs en 1995, lorsque le télescope spatial Hubble réalisa la toute première image directe de la surface d’une étoile autre que le Soleil.

Ces dernières années, plusieurs images faisant appel à des télescopes et à des techniques d’observations encore plus modernes ont été reproduites. En 2017, le grand réseau d’antennes millimétriques et submillimétriques de l’Atacama (ALMA) publia l’image qui est considérée à ce jour comme la plus détaillée de la surface de Bételgeuse.

Image de la surface de Bételgeuse par le Télescope Spatial Hubble (1995). Crédit : A. Dupree (CfA), R. Gilliland (STScI), FOC, HST, NASA

Une étrange baisse de luminosité

La diminution de l’éclat de Bételgeuse ne satisfait plus les observations réalisées depuis plus de 25 ans et met en défaut les modèles théoriques récemment établis. Jusqu’à ce jour, les astronomes avaient constaté que les variations de luminosité entre les magnitudes 0.0 et +1.3 pouvaient s’expliquer par deux phénomènes couplés mais d’origines totalement distinctes : 

  • le premier aurait un cycle de ~400 jours et serait causé par les pulsations émises par cette supergéante rouge. 
  • Le second, d’une période beaucoup plus longue, de plus de 5 ans, serait la conséquence de mouvements convectifs sur de larges cellules à la surface de l’étoile. Cette dernière théorie sera très certainement mise à l’épreuve durant les prochains mois, suite au grand intérêt porté par les observatoires du monde envers le récent changement d’état de Bételgeuse.
Évolution de la luminosité de Bételgeuse au 10 février 2020. Source : @Betelbot

Bételgeuse va t-elle devenir une supernova ?

Le phénomène cataclysmique des supernovæ reste incontestablement une fascination pour l’humanité toute entière, en raison de sa rareté d’occurrence et du spectacle qu’il octroie. En effet, les étoiles en fin de vie les plus massives de notre galaxie comme Bételgeuse sont vouées à libérer une partie de la matière présente dans leur atmosphère sous forme d’énergie lumineuse. Une lumière intensément brillante, à tel point qu’elle rendrait l’étoile visible en plein jour pendant plusieurs semaines. Un exemple historique d’une supernova dont les Hommes ont été témoins est celle de 1054 qui donna naissance à la nébuleuse du Crabe, premier objet du catalogue de l’astronome Français Charles Messier (M1).

Image infrarouge de Bételgeuse réalisée avec le VLT (2009). L’image met en évidence la présence d’une enveloppe de gaz autour de la photosphère. Crédit:
ESO and P. Kervella

Néanmoins, les astronomes ne sont à ce jour pas convaincu qu’une simple baisse progressive de luminosité annoncerait l’explosion immédiate de Bételgeuse. Observer des variations de lumière provenant de la surface ne donne pas toutes les informations sur les changements se produisant à l’intérieur du noyau de l’étoile. Bételgeuse finira sa vie sans aucune doute en supernova mais aujourd’hui il est toujours aussi difficile de prédire avec précision l’instant critique où l’explosion se produira.

Une chose est sûre, aucune hypothèse n’est définitivement exclue, et les astronomes professionnels tout comme les amateurs doivent rester sur leur garde. Bételgeuse n’a pas encore livré tous ses secrets et pourrait bien nous surprendre. Observez-la pendant qu’il en est encore temps !

Photographier Bételgeuse avec le smart télescope STELLINA

À l’oeil nu, muni d’une paire de jumelles ou à l’aide d’un télescope, nombreux sont les moyens d’observer l’étoile Bételegeuse tant celle-ci est visible dans le ciel. Afin de donner la possibilité aux utilisateurs de STELLINA de suivre la variation de luminosité de la supergéante rouge, l’équipe de Vaonis a ajouté l’étoile dans sa mise à jour logicielle de février 2020 (MAJ Stellinapp 1.17) à son catalogue d’objets. Les utilisateurs sont ainsi invités à suivre l’évolution de l’étoile au fil des semaines ou des mois, dans l’espoir d’être témoin d’une supernova exceptionnelle.

L’étoile Bételgeuse capturée en février 2020 par le télescope intelligent STELLINA.
Paris Voie Lactée
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Salon de la Photo 2019

Prochaine escale : Paris.

Cet automne, cap sur la Ville lumière ! Retrouvez Vaonis au Salon de la Photo 2019 qui se tiendra du 7 au 11 novembre au Parc des Expositions Porte de Versailles.

Venez à la rencontre de l’équipe Vaonis et découvrez la station d’observation STELLINA, premier hybride entre le télescope connecté et l’appareil photo. Conçu pour faciliter la photographie du ciel profond (installation, prise de vue, traitement d’images…), il sera le premier appareil de ce type à être présenté à ce rendez-vous incontournable des amateurs de photographie. Une sélection d’accessoires pour améliorer l’expérience de STELLINA sera également exposée (trépied haut, caisse de transport…) sur le stand Vaonis.

Pour recevoir une invitation gratuite d’accès au salon : info@vaonis.com.

Où nous trouver :
Parc des expositions de la Porte de Versailles
Pavillon 5.1 (niveau supérieur)
Stand E 030

Dates & horaires :
Du jeudi 7 au dimanche 10 novembre : 10h – 19h
Le lundi 11 novembre  : 10h – 18h

 

Salon de la Photo 2019

 

À propos du Salon de la Photo

Devenu au fil des ans le lieu de rencontre privilégié de tous les photographes, le Salon de la Photo est le rendez-vous d’amateurs passionnés et de professionnels. Pendant 5 jours, il réunit les plus grandes marques du monde de l’image, fabricants, importateurs, mais aussi écoles et groupements professionnels, qui viennent dévoiler leurs nouveautés et originalités ! À la fois espace d’exposition et d’échanges, le salon invite ses visiteurs (70 000 en 2018) à découvrir les dernières innovations technologiques, de la prise de vue à l’impression en passant par le stockage, la retouche numérique, des démonstrations et offre également des ateliers pratiques,  stages et projections-débats…

Plus d’infos : www.lesalondelaphoto.com

Stargazing Paris event BG
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Nuits des Étoiles

Prochaine destination : Paris.

Cet été, cap sur la Ville lumière ! À l’occasion des Nuits des Étoiles, Vaonis se joint à l’AFA (Association Française d’Astronomie) pour proposer des démonstrations de STELLINA aux futurs explorateurs des nuits étoilées.

Vendredi 2 août – 21h-1h
Lieu : Cité des Sciences & de l’Industrie, côté Géode
Accès libre et gratuit

Samedi 3 août – 20h-00h
Lieu : Beffroi de Montrouge
Accès libre et gratuit

Dimanche 4 août – 20h-00h
Lieu : Tour Montparnasse
Billetterie épuisée

Il est conseillé de télécharger l’application mobile Stellinapp avant de se rendre à la démonstration.

Inscription appréciée sur info@vaonis.com.

Cette démonstration est soumise à des conditions météo favorables (consulter Météociel). L’annulation sera notifiée par email 1 jour avant l’évènement ainsi que sur cette page le jour même.


À propos des Nuits des Étoiles

Comme chaque année depuis 1991, les Nuits des étoiles, grand rendez-vous estival des amoureux de l’astronomie, reviennent les 2, 3 et 4 août prochains sur le thème « De la pierre à l’étoile »
Cette année encore, l’Association Française d’Astronomie, à l’initiative de l’évènement, et les différents clubs d’astronomie à travers la France, organisent le plus grand festival astronomique de l’été sur le thème cette année des roches extraterrestres.
Des centaines d’organisateurs se tiendront prêts à accueillir, au cours des nombreuses manifestations en France, Belgique, Suisse et Afrique du Nord, un public toujours plus large, féru d’observations du ciel nocturne et de découvertes scientifiques.

Partez à la découverte des trésors cachés du ciel nocturne en famille ou entre amis, sur l’un des quelques 410 manifestations où astronomes amateurs et animateurs bénévoles se tiendront à votre disposition pour vous faire découvrir la voute étoilée à l’aide de lunettes astronomiques et des télescopes déployés à l’occasion !

Plus d’infos : www.afastronomie.fr

Conseils & Actu

On the Moon Again

Prochaine destination : Saint Guilhem le Désert.

Cap sur la lune pour l’évènement #OnTheMoonAgain. Jour d’arrivée : 12 juillet 2019. Embarquez avec nous et parcourez 400 000km du bout des doigts avec STELLINA

Vaonis s’installe le temps d’une soirée à Saint-Guilhem-le-Désert (34), à l’occasion de l’évènement On the Moon Again. Initié par un collectif de scientifiques français mais d’envergure internationale, On the Moon again célèbre les 50 ans du premier pas de l’Homme sur la Lune. Les organisateurs invitent passionnés et grand public à sortir leur matériel (télescopes, jumelles…) et à observer ensemble, de la rue à la campagne, la Lune qui sera alors âgée de 10 jours (gibbeuse croissante). On compte aujourd’hui plus de 500 manifestations prévue à travers dans 65 pays.

Vaonis participera à l’évènement en proposant une démonstration de STELLINA spéciale Lune, l’occasion de venir découvrir son mode multi-utilisateur, la fonction capture et le partage sur réseaux sociaux.

Arrêt : , Parking du Pont du Diable, à 5km de Saint Guilhem le Désert
Date d’arrivée : vendredi 12 juillet, à partir de 22h

Cette démonstration est soumise à des conditions météo favorables (consulter Météociel). Son maintien ou son annulation seront notifiés par email 1 jour avant l’évènement.

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STELLINA x Gitzo : le choix de l’excellence

Après plusieurs années à rechercher le pied parfait pour notre compagnon de voyage à travers l’espace, nous sommes heureux de vous annoncer notre nouveau partenariat ! Quelle société dans le monde était la mieux placée pour créer un trépied qui reflète l’esthétique et la qualité de STELLINA et les valeurs éthiques de Vaonis ? C’est avec ce besoin que nous nous sommes dirigés vers le plus respecté des fabricants de trépieds dans le monde : Gitzo. Un savoir faire hors du commun qui a pu se révéler entièrement avec Vaonis.

En septembre 2019, Vaonis s’est associé à la marque Gitzo pour équiper l’ensemble de ses stations d’observation STELLINA. Réputé pour son excellence et considéré comme le meilleur fabricant de trépieds au monde, il s’avérait être un choix naturel tant l’exigence sur la qualité des produits convergeaient.
Tous les produits Gitzo sont fabriqués avec des matériaux de haute qualité et assemblés à la main et avec précision en Italie, plus précisément au nord de Venise. En associant ses origines françaises aux bureaux de design aujourd’hui italiens, Gitzo offre des supports pour appareils photo à la pointe de la technologie en utilisant des matériaux récents comme des alliages d’aluminium léger et très résistant pour garantir stabilité et efficacité.

Quand STELLINA rencontre Gitzo : le choix de l’excellence

Un trépied inspiré de la gamme Systematic

Malgré leur très vaste gamme, les besoins spécifiques aux instruments astronomiques ont nécessité de travailler ensemble à la conception d’un modèle unique au monde et entièrement dédié à STELLINA. Après de nombreuses réunions de conception et une rencontre avec l’équipe R&D, le modèle GT3520S-VS, inspiré de la gamme Systematic, est né.

La ligne Systematic de Gitzo est la collection haut-de-gamme de trépieds de la marque, parfaite pour les photographes professionnels utilisant des objectifs longs et des équipements lourds. Les trépieds Systematic sont les trépieds les plus robustes et les plus stables. Fabriqués avec des tubes eXact 100 % en fibre de carbone et un design innovant, ils représentent la qualité et les performances élevées que s’impose Gitzo. De nombreux accessoires Systematic peuvent être utilisés en combinaison avec différents kits pour des styles photographiques uniques.

Conception d’un trépied sur-mesure

D’une stabilité extraordinaire et d’une esthétique parfaite, ce trépied symbolise parfaitement la collaboration entre 2 marques résolument orientées vers la perfection.

Le premier besoin fût de réduire la longueur des jambes du trépied afin d’augmenter sa stabilité.

Ensuite, le travail s’est concentré sur la finition sur mesure des pièces en aluminium injectées à basse pression. Cette technique d’injection permet d’augmenter significativement la qualité mécanique de la pièce en évitant, notamment, l’apparition de bulles d’air qui fragilisent celle-ci. Cette pièce est ensuite traitée spécifiquement pour s’approcher au plus près de l’identité visuelle de STELLINA.

La réflexion a ensuite portée sur l’usage du niveau à bulle. Si celui-ci est situé trop proche de STELLINA, la visibilité risque d’être mauvaise. Nous avons donc créé une platine sur mesure pour que le niveau à bulle soit facilement visible lors de l’installation.Pour finir, les couples de serrage des vis ont été minutieusement étudiés pour que l’usage soit le plus simple et agréable possible tout en garantissant la rigidité d’ensemble du trépied.

Après de nombreux prototypes et échanges entre les équipes d’ingénieurs et designers, le partenaire idéal de STELLINA est né.

Excellence et exigence : zoom sur le trépied STELLINA

Le trépied Systematic Série 3 de Gitzo est un trépied de qualité professionnelle à 2 sections en fibre de carbone, conçu pour les appareils photos lourds et les optiques longues. Il est l’association parfaite entre poids léger, durabilité et stabilité sans faille. Le trépied pèse seulement 1,29 kg et propose une charge admissible remarquable de 25 kg. Il offre une hauteur de travail entre 7.5 et 38.5 cm et mesure à peine 27 cm replié. Solution de support fiable et polyvalente, ce modèle est équipé de tubes en Carbone eXact, une fibre de carbone conçues par Gitzo, et de bagues de serrage G-Lock Ultra qui maintiennent fermement les sections tout en les protégeant des poussières et autres impuretés. Les nouveaux pieds amovibles à haute stabilité permettent de rendre ce trépied encore plus sécurisé. Avec des premières sections de diamètre 32,9 mm, ce trépied Série 3 est idéal pour les utilisateurs exigeants qui cherchent à voyager léger sans compromettre la stabilité de leur équipement.

Carbone eXact
Les nouveaux tubes en Carbone eXact sont révolutionnaires et encore plus solides pour maximiser la rigidité et la stabilité de l’image. Le Carbone eXact optimise la composition de chaque tube en fonction de sa taille grâce à des fibres plus étroites afin d’accroître la rigidité.

Embouts interchangeables
Cette caractéristique vous permet de remplacer facilement les embouts usés ou de mettre d’autres types d’embouts à la place, tels que des pointes.

Système de serrage G-Lock des sections
Gitzo a entièrement repensé et redésigné son système G-lock. G-lock ultra permet de nouvelles performances en terme d’ergonomie et de résistance, avec une utilisation plus souple et fluide tout en protégeant plus efficacement le trépied de la poussière.

Conseils & Actu

Printemps-Été 2019 : les rendez-vous astronomiques à ne pas manquer !

Pour les passionné(e)s d’astronomie, la fin de l’hiver annonce l’arrivée de la Voie Lactée dans le ciel nocturne. Il faudra cependant attendre le milieu du printemps pour retrouver des conditions optimales d’observation de la Voie Lactée. Voici notre sélection des événements astronomiques, toutes catégories confondues, à ne surtout pas manquer entre le printemps et l’été 2019.

 

Un trio de galaxies – Mars 2019

Triplet du Lion

Triplet du Lion. Crédit: Philippe Durville

Observer plusieurs galaxies dans un même champ n’est pas habituel. Vous connaissez certainement le fameux couple M81 et M82, visible en période hivernale ? Mais connaissez-vous cet amas galactique constitué de 3 galaxies spirales (M65, M66 et NGC 3628) ? Il s’agit du Triplet du Lion, situé dans la constellation qui porte le même nom ; une cible 3-en-1 qui fascine autant les astronomes semi-professionnels qu’amateurs. Bien qu’éloignées de 35 millions d’années-lumière de la Terre, ces galaxies révèlent beaucoup de leurs détails en photographie. Une cible à ne pas laisser filer !

 

La Galaxie du Sombrero – Avril 2019

Galaxie du Sombrero

Galaxie du Sombrero. Crédit: NASA, ESO , NAOJ, Giovanni Paglioli – Processing: R. Colombari

Entre la constellation de la Vierge et du Corbeau se cache un objet étonnant : à la différence des autres galaxies connues qui nous font face, la galaxie M104 se présente sur la tranche. Cette orientation particulière permet de distinguer avec un télescope de petit diamètre la ligne sombre de poussières qui forme son plan galactique. Distante de 29 Millions d’années lumière, cette galaxie diffuse d’une magnitude 8 rappelle la forme d’un chapeau mexicain. Voyez-vous également ce sombrero ?

 

L’Amas stellaire de la Crèche – Avril 2019

Objet M44

M44. Crédit: Bob Franke

L’amas de la Crèche (M44), également nommé Amas de la Ruche est un regroupement de jeunes étoiles dans la constellation du Cancer, dont l’âge est estimé à 600 millions d’années. A titre de comparaison, notre Soleil est beaucoup plus vieux, et affiche 4,5 milliards d’années au compteur. Cet amas ouvert a la particularité d’être à la fois large et lumineux. Il recouvre ainsi une portion du ciel équivalente à 3 pleines lunes, tout en brillant à une magnitude de 3.7. Repérable à l’œil nu comme une tâche diffuse,  c’est avec un télescope qu’il révèle toute sa splendeur. A noter qu’une image permettra de distinguer les nuances bleues et oranges entre les étoiles qui le composent.

 

La Galaxie du Moulinet – Mai 2019

Galaxie M101

Galaxie M101

Localisée dans la constellation la plus populaire, la Grande Ourse, la Galaxie du Moulinet (ou M101) est une galaxie spirale vue de face. Éloignée de plus d’une vingtaine d’années lumière, cet agrégat regroupant un milliard de milliards d’étoiles est environ deux fois plus grand que notre Voie Lactée. D’une luminosité assez pauvre, il est recommandé de la photographier avec un télescope afin d’identifier clairement ses bras spiraux et structures internes.

 

Le grand Amas d’Hercule – Juin 2019

Objet M13

M13. Crédit: Adam Block, Mt. Lemmon SkyCenter, U. Arizona

On ne présente plus cet amas globulaire ! Chaque été, il fait le bonheur des astronomes débutants comme amateurs. M13 est l’amas globulaire le plus brillant visible depuis l’hémisphère nord. Une lunette astronomique ou un télescope saura vous émerveiller ! Contenant plus de 100 000 soleils, il présente une densité tellement forte qu’il devient même difficile de résoudre individuellement ses étoiles à l’œil nu. L’amas d’Hercule fait partie des cibles incontournables à observer et photographier, sans modération.

 

L’anneau de la Lyre – Juillet 2019

Objet M57

M57. Crédit: H. Bond et al., Hubble Heritage Team (STScI /AURA), NASA

Bien que de petite taille et de faible luminosité (magnitude 8.8), cette nébuleuse planétaire (M57) située dans la constellation de la Lyre surprend par ses contours nets et contrastés, à la fois en observation visuelle et en astrophotographie. Résultat de l’explosion d’une étoile mourante, les nébuleuses planétaires émettent de la lumière sous forme de raies colorées. La raie la plus intense est située dans le vert, et correspond à un élément chimique particulier : l’Oxygène III. Cette raie de l’oxygène correspond pratiquement au pic de sensibilité de l’œil humain, c’est pourquoi les nébuleuses planétaires sont toujours aussi magiques à observer dans un télescope, par rapport aux galaxies.

 

Eclipse totale de Soleil – 2 Juillet 2019 (Amérique du Sud)

Eclipse totale de soleil

Crédit: ESO/P. Horálek/Solar Wind Sherpas project

Les éclipses solaires totales resteront pour toujours le phénomène astronomique par excellence. Le 2 juillet prochain, seuls les observateurs basés au-dessus de l’océan Pacifique, au Chili ou en Argentine pourront en profiter. Pour vivre l’évènement, nous vous invitons à suivre les aventures d’Astroguigeek, rédacteur pour Vaonis, pendant son voyage au Chili en partenariat avec l’ESO.

 

On the Moon Again – 12/19 Juillet 2019

On the Moon Again logo

A l’occasion du cinquantième anniversaire des premiers pas de l’Homme sur la Lune, un mouvement de célébration international a été lancé à l’initiative de scientifiques français. On the Moon Again invite les personnes propriétaires d’un télescope (ou d’une lunette astronomique) à venir installer leur matériel au coin d’une rue, dans un parc public, le long d’un canal… et de faire découvrir les beautés de la lune aux passants.
L’objectif de cette action vise à revivre la période du 12 juillet 1969, lorsque 600 millions de personnes de tout horizon ont suivi le moment le plus extraordinaire de l’exploration spatiale. Et vous ? Serez-vous au rendez-vous ? Plus de détails ici.

 

La Nébuleuse de l’Aigle – Août 2019

Objet M16

M16. Crédit: MPG/ESO (main image); NASA/ESA/STScI (Hubble); VLT/ISAAC/AIP/ESO (near-infrared)

L’été reste la période la plus propice pour profiter de la Voie Lactée, et plus particulièrement de la brillante région du bulbe galactique. Dans cette zone, nombre d’objets du ciel profond peuvent être accessibles avec une simple paire de jumelles. Parmi eux se cache la sublime nébuleuse de l’Aigle (M16), dans la constellation du Serpent. En son centre, on y retrouve une pouponnière d’étoiles nommée « les Piliers de la Création » d’après une très célèbre image du télescope Hubble. Cette accumulation de gaz chauds et denses s’effondre sur elle-même par gravité. L’énergie produite par la concentration de ces molécules est telle qu’elle donne naissance à des étoiles, similaires au Soleil.
Avec un petit télescope, la nébuleuse de l’Aigle révèle déjà une vingtaine d’étoiles. Parfois, il est même possible d’y apercevoir ces piliers de gaz !

Le Triangle d’été – Août 2019

Cette figure géométrique n’est pas une constellation officielle, mais sert d’indicateur  permettant d’identifier notre resplendissante Voie Lactée lors des belles nuits estivales. Une fois que les trois étoiles qui le forme sont reconnues, Deneb (constellation du Cygne), Altair (constellation de l’Aigle) et la géante bleue Véga (de la Lyre), ce triangle vous informe que le bras de la Voie Lactée passe par Deneb et coupe le milieu de la droite imaginaire entre Altair et Véga.

Les Nuits des étoiles – 2, 3 et 4 Août 2019

Comme tous les ans, les nuits des étoiles sont l’un des plus grands rendez-vous d’astronomie pour le grand public : une rencontre privilégiée avec des clubs d’astronomie passionnés de toute la France. Des centaines de manifestations sont prévues. Rendez-vous sur le site officiel de l’Association Française d’Astronomie pour connaître les activités à proximité.

 

Les Perséides – 13 Août 2019

Perséides

Nuit des Perséides. Crédit: Petr Horálek

Cette année, le pic d’activité de la pluie d’étoiles filantes des Perséides aura lieu dans la nuit du 12 au 13 août 2019. Malgré la présence d’une lune éclairée à 94 %, les Perséides brillent tellement fort dans le ciel qu’une grande partie d’entre-elles pourront être vues sans se soucier de la lumière parasite. Quoi de plus beau que de s’allonger sur l’herbe, par une chaude nuit d’été et de contempler ces poussières interstellaires traversant notre ciel ?

Conseils & Actu

ANNULÉ Démo au Champ du Feu (Alsace)

ANNULÉ CAUSE MÉTÉO

Démonstration de Stellina au Champ du Feu le samedi 25 mai 2019

Démonstration Astro Champ du Feu Miguel GONCALVES

Credit photo: Miguel GONCALVES

Venez à la rencontre de l’équipe de Vaonis au Champ du Feu, près de Strasbourg, pour une démonstration du smart télescope Stellina. Dans un lieu privilégié par les astronomes amateurs, nous vous accueillerons en groupe toute la soirée pour répondre à vos questions et tester le télescope en live : observation des astres du ciel profond, amélioration de l’image en direct (stacking), mode multi-utilisateur… Téléchargement de l’application Stellina conseillé avant votre visite.

 : Champ du Feu, Parking des Vieux Prés (48°24’09.4″N 7°16’04.5″E)
Quand : samedi 25 mai, heure à définir

Inscription avec le nombre de personnes attendues à info@vaonis.com.

Cette démonstration est soumise à des conditions météo favorables (consulter Météociel). Son maintien ou son annulation seront notifiés par email 2 jours avant l’évènement.

Nous sommes impatients de vous faire découvrir le télescope « du futur » sur lequel nous travaillons depuis 3 ans ! Au plaisir de vous y voir…

Conseils & Actu

VivaTech (Paris)

Retrouvez l’équipe Vaonis et Stellina au salon VivaTech 2019

 

Vivatech 2019

 

L’entreprise Vaonis a été sélectionnée parmi des centaines de candidatures pour présenter son innovation Stellina, hybride parfait entre le télescope connecté et l’appareil photo, à l’édition 2019 du salon VivaTech. Venez à la rencontre de l’équipe dans la zone Discovery, le coeur battant du Hall of Tech.

Quand : du jeudi 16 au 18 mai 2019
: Parc des Expositions Porte de Versailles (Paris)
Stand : zone Discovery

Le salon VivaTech, le rendez-vous tech international de Paris

VivaTech est le rendez-vous mondial des startups et de l’innovation. Cet événement international, dédié à la croissance des startups, à la transformation digitale et à l’innovation, se tiendra du 16 au 18 mai 2019 à la Porte de Versailles à Paris. Ayant attiré plus de 100 000 visiteurs en 2018, le salon réitère l’évènement pour une quatrième édition et réunira startups, chefs d’entreprises et cadres, investisseurs, universitaires, étudiants et médias venus des quatre coins du monde. Pendant 3 jours, Viva Technology bouillonera au rythme de la tech, où de nombreuses conférences présenteront les grandes tendances dans le domaine de la technologie et de l’innovation, de la blockchain à l’AI, en passant par la GreenTech ou les enjeux de la santé connecté et génétique modifiée. Parmi ces sujets, le thème de la Nouvelle course à l’espace (conquête spatiale) sera également mis à l’honneur, une odyssée de l’espace que Vaonis a déjà débuté !

Les thèmatiques mis à l’honneur cette année :

– la Tech For Good
– le Women in Tech : la montée en force des femmes dans la Tech
– le United tech of Europe : L’Europe à l’honneur à Vivatech 2019

VivaTech en chiffres

• 4ème édition annuelle
• 100 000 visiteurs en 2018
• 2 journées professionnelles les 16 et 17 mai et 1 journée Grand Public le samedi 18 mai 2019
• 1 500 startups exposantes
• 1 900 journalistes
• 125 pays représentés
• 180 sessions et conférences, 450 intervenants, 5 scènes

Plus d’infos : www.vivatechnology.fr

Rencontres, interviews ou démos : stephanie@vaonis.com